Modelé par les exploits de Mermoz et Guillaumet, Pierre Nolens est un jeune pilote de vingt et un ans qui fait ses armes pendant la guerre d'Algérie, secondé par J-C, son fidèle navigateur. Accompagnant ses propres aventures de lectures d'Albert Camus et d'Isabelle Eberhardt, le guerrier qui n'en est pas vraiment un cherche à construire son identité dans les périodes calmes du cœur du Sahara, sous la profusion des nuits étoilées, ou à Tipasa, sur les bords accueillants de la Méditerranée. Ce roman enlevé alterne commentaires sur la guerre, sur le pilotage des avions de chasse (T6, Vampire, Météore, Night-Fighter) et méditations existentielles - pour ne pas dire existentialistes. Entre Terre des hommes de Saint-Exupéry, L'Espoir (Sierra de Teruel) de Malraux et La Rançon de Paul Nothomb, François Nicol dessine en creux le visage d'un homme " porteur de guerre " qui s'interroge sur la légitimité de la guerre et se livre à la rude exploration de sa conscience.
Date de parution
06/02/2002
Poids
490g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782748800012
Titre
LES AILES NOIRES DU PORTEUR DE GUERRE
ISBN
274880001X
Auteur
NICOL F
Editeur
NICOLAS PHILIPP
Largeur
135
Poids
490
Date de parution
20020206
Disponibilité
Epuisé
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L'oeuvre critique de Georges Limbour constituait un continent méconnu jusqu'à leur publication récente par les éditions du Bruit du temps. Entre 1924 et 1970, date de sa mort, ce " spectateur des arts " a publié près de quatre cents écrits dont l'essentiel est consacré à la peinture, " cet art d'une intense aimantation ". Chroniqueur pour la grande presse ou des revues spécialisées, Limbour entraîne son lecteur dans l'aventure allègre qui le mène sans relâche des galeries aux Salons et aux ateliers. Au-delà du plaisir suscité par la " coulée " de son écriture, l'étude de ces écrits révèle leur cohérence, au service de la défense de l'art moderne. Mais c'est en poète que Limbour " pénètre " dans la peinture, tout en dessinant un horizon esthétique dont le maître-mot pourrait être la " re-création ". A sa suite, le lecteur apprend à circuler entre les espaces, entre les signes, entre les fables puisque les contes et les récits de l'écrivain se révèlent indissociables de ses écrits sur l'art. Une bibliographie chronologique, pour ne pas dissocier les écrits critiques des poèmes et de l'oeuvre de fiction, est présentée en fin de volume.
Fondé sur les recherches récentes concernant la notion de dispositif, cet ouvrage se propose d?étudier un corpus de "scènes érotiques" empruntées à diverses époques et issues de plusieurs disciplines : les arts du spectacle, les arts plastiques, le cinéma, la photographie et la littérature. Les premières contributions de cet ouvrage envisagent le dispositif de manière concrète : elles montrent que mettre en scène un dispositif de représentation suppose d?articuler un espace destiné au regard du lecteur/spectateur au moment de la consommation esthétique. Un autre regard anticipe fréquemment la vision du spectateur : celui d?un personnage placé en position de voyeur. Sa présence renforce la configuration du dispositif en signalant l?existence d?un écran derrière lequel se cacher et vient également attester de l?efficacité physique de la scène érotique. Mais l?intérêt du dispositif tient finalement moins dans sa capacité à organiser le monde qu?à le défaire : en effet, la très forte dimension subversive de nombre de représentations étudiées dans cet ouvrage révèle la puissance politique de scène érotique.
Disons que c'est l'histoire de la journée d'un homme dont la principale occupation est de se suicider avec entrain. Du lever au coucher, dans son immeuble, dans la rue, à son travail, à l'enterrement de ses amis... En fait tout irait à peu près bien si son médecin ne venait de lui annoncer qu'un requin nage dans son corps. Heureusement, pour lui changer les idées, un quatuor de Mexicains apparaît régulièrement pour lui interpréter une chanson. L'auteur sait parfaitement mettre en scène les manies et les mesquineries de ses semblables. Maniant habilement l'humour noir, il réalise une sorte de conte cruel drolatique qui rappelle L'Ecume des jours.
La dictature brésilienne, les orphelins de São Paulo, l'exil et la guerre qui l'a opposée à la " Reine de Pigalle ", autant de Circonstances atténuantes qui ont conduit Claudia Tavares à la prison de la Santé, dans le quartier des hommes. Ce récit est le témoignage d'une battante qui a toujours cru en la vie, en sa bonne étoile et en ses rêves. Il a les accents d'une saudade brésilienne, la spontanéité d'un récit populaire et l'humour d'un film d'Almodovar.
Dans les pays du Maghreb, la " nuit afghane " désigne un moment de terreur absolue. Un homme hésite entre rester dans son HLM sordide de la banlieue d'Alger en proie aux exactions des extrémistes ou partir pour sa chambre de bonne à Paris. Cauchemars et crises de lucidité face à la violence intégriste, à l'amour et aux désirs inassouvis, ce récit est avant-tout l'histoire d'un chaos, d'un exil intérieur. Le portrait implacable, entre rêve et réalité, d'un pays qui souffre à travers un intellectuel résistant.
Le meilleur commentateur de Rimbaud, c'est Rimbaud " lance en provocateur Coustaury. Essai qui souligne l'insoumission toujours actuelle de Rimbaud face aux diktats de la société, Aphinar relit les termes-clefs de l'œuvre rimbaldienne sans jamais s'appesantir. De la première à la dernière page, Coustaury explique les ultimes propos, sibyllins, du Rimbe au seuil de son trépas marseillais tandis que le poète fait appel à l'énigmatique " service d'Aphinar ". Et l'auteur de chercher Rimbaud partout, de le mêler à toutes les formes d'art qui sont le prolongement de sa révolte, convoquant aussi bien le cinéma (Godard, Pasolini, Bresson, Antonioni) que la musique.