Ces nouvelles, inspirées d'histoires fantastiques que les Sénégalais entendent depuis leur plus tendre enfance, brossent aussi un portrait des réalités actuelles. " Quelqu'un qui a l'œil long ", voilà une appellation imagée que les Wolofs confèrent au deume. Il est dit que les deumes sont des gens à l'apparence normale, mais qui sont dotés de pouvoirs surnaturels. Ils sont un peu comme les vampires qu'on voit dans les films. Seulement, ils ne vivent pas dans des châteaux et ne sont pas incommodés par la lumière diurne. Ils peuvent être nos voisins, nos collègues de bureau ou que sais-je encore. Aucun signe extérieur ne les distingue des autres membres de la société, ce qui les rend si redoutables. Quand un deume vous regarde, il voit l'intérieur de votre corps, vos organes et tout, d'où cet " oeil long ". Mais, il ne fait pas que regarder. Il vous dévore à votre insu. Comment ? Là, on a l'embarras du choix. D'aucuns disent qu'il dévore votre âme, d'autres soutiennent qu'il grignote vos viscères, et d'autres encore affirment qu'il mange votre chair et vous remplit d'air, au fur et à mesure.
Nombre de pages
175
Date de parution
02/07/2005
Poids
185g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747586641
Titre
Nouvelles fantastiques sénégalaises
ISBN
2747586642
Auteur
Ngoye Thiam Bathie
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
185
Date de parution
20050702
Nombre de pages
175,00 €
Disponibilité
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Ce roman ressuscite avec humour et sensibilité quelques réalités africaines emportées par le vent de la modernité. Incontestablement, les jeunes d'aujourd'hui y trouveront des choses inconnues d'eux et les autres des souvenirs qui les feront sourire ou rire aux éclats.
Un bref instant, Kalogun fut teinté de recourir à sa corde. Pour une proie aussi facile, n'importe quel noeud, et pas forcément celui du pendu, remettrait les marquoirs à égalité. Il suffisait de dérouler le lasso jusqu'à la tête inclinée, glisser le noeud autour du colbac, tirer, attendre. En sifflotant, selon l'humeur du moment, soit un bikutsi corrosif de Cyril Effala, soit un tube gnan-gnan de Koffi Olomidé... Mais le dégénéré ne méritait pas de traitement de faveur. D'ailleurs, il souillerait la corde.
Comment Danga faisait-il pour entretenir sa poule et mettre de l'huile de palme dans ses feuilles de manioc ? Et pourquoi s'est-il fait descendre dans son appartement de la banlieue parisienne ? On s'interroge aux Peupliers. Bien sûr, le guignol n'était pas tout rose : opposant notoire de Pupu Muntu, dictateur indéboulonnable du Kalina, il avait quelques ennemis. Suspect number one : Jim Bafoussa, compatriote et ami du défunt. Il n'avait pourtant pas la tête d'un sorcier pour zigouiller un vieux frère... Mais les faits sont là et l'inspecteur Mayotte a beau se procurer le guide L'Afrique à Paris, il n'est pas très avancé.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...