Sermons universitaires. Quinze sermons prêchés devant l'université d'Oxford de 1826 à 1843
Newman John Henry ; Renaudin Paul ; Nédoncelle Mau
AD SOLEM
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EAN :9782970055914
Entre 1826 et 1843, John Henry Newman développa dans une série de sermons universitaires les grands thèmes de sa pensée : le lien entre la foi et la raison, la tradition et l'Église, la Révélation et sa transmission dans le temps, la conscience de l'homme et la vérité, le dogme et son développement. En arrière-fond de ses sermons apparaît le Mouvement d'Oxford et la réflexion que ses acteurs menaient alors sur la Révélation chrétienne face à la science et sa prétention de donner l'explication ultime de la réalité. Tout au long des quinze sermons qui forment ce recueil, c'est l'itinéraire intellectuel et spirituel de Newman qui se dessine, une quête de la vérité dont le pape Paul VI a pu dire qu'il ne s'en est trouvé aucune comparable sinon celle de saint Augustin. D'abord imprégnée par un calvinisme méfiant envers la raison, la pensée de Newman aboutira progressivement à un chef-d'?uvre d'équilibre, où la Révélation divine, telle que la transmet et l'interprète l'Église, vient parfaire de l'intérieur les exigences d'une authentique rationalité. Une pensée dont l'actualité apparaît dans toute sa lumière sous le pontificat de Benoît XVI.
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Nombre de pages
428
Date de parution
11/04/2007
Poids
430g
Largeur
136mm
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EAN
9782970055914
Titre
Sermons universitaires. Quinze sermons prêchés devant l'université d'Oxford de 1826 à 1843
Auteur
Newman John Henry ; Renaudin Paul ; Nédoncelle Mau
Editeur
AD SOLEM
Largeur
136
Poids
430
Date de parution
20070411
Nombre de pages
428,00 €
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Résumé : Ce deuxième volume des " Sermons paroissiaux " de John Henry Newman, publié la première fois en 1835, est une profonde méditation sur les mystères chrétiens, rythmée par le cycle liturgique : Noël, Pâques, Pentecôte, les fêtes des saints. Elle porte sur la doctrine chrétienne elle-même et sur ses aspects distinctifs : Trinité, Incarnation du Verbe divin, Résurrection, Communion des Saints. L'ouvrage forme ainsi un exposé simple, didactique et complet de ces questions. A ce titre, on peut le considérer comme un vrai catéchisme de la doctrine chrétienne. Cet enseignement poursuit celui qui est donné dans le premier volume dont, rappelons-le, les thèmes principaux sont l'action de la Providence, l'obéissance à la conscience et la pratique des commandements. Du premier au deuxième volume, le chrétien passe d'abord des fondements nécessaires au contenu propre de la doctrine qu'il professe lorsqu'il prend part au culte public de l'Eglise ou bien lorsqu'il récite en son for intérieur les symboles de la foi. Incluse dans la célébration des mystères chrétiens, la prédication en explicitait l'intelligence et la portée pour les fidèles qui venaient l'écouter à l'église Saint Mary's : le lecteur d'aujourd'hui pourra tirer le même profit des sermons réunis par leur auteur dans ce volume.
Entre 1839 et 1843, Newman prononça une série de sermons thématiques sur les grandes questions "d'actualité" qui étaient au coeur du Mouvement d'Oxford et de sa volonté de vivifier les éléments catholiques de l'Anglicanisme. Réparties tout au long de l'année liturgique, ces prédications sont d'ordre spirituel, mais concernent aussi la nature de l'Eglise, celle du christianisme par rapport au judaïsme et à son attente eschatologique, ou encore le caractère propre du chrétien, que le baptême conforme au Christ en tant que Prophète, Prêtre et Roi. Ils présentent aussi le très grand intérêt de montrer année après année l'évolution de Newman, à un moment où sa confiance dans l'enracinement apostolique de l'Eglise d'Angleterre est entamée par les réactions toujours plus hostiles de la Hiérarchie anglicane face aux idées du Mouvement d'Oxford. Ils donnent aussi la figure achevée de sa pensée théologique sur l'Eglise en tant que présence mystérieuse du Royaume dans le temps - une conception qui ne variera pas lorsqu'il deviendra catholique. En ce sens, les sermons réunis dans ce livre ont une dimension oecuménique qui dépasse leur cadre d'origine. Ils plongent à la racine de ce qui constitue l'Eglise du Christ dans sa plénitude, mais que l'Eglise anglicane ne conservait que de manière fragmentaire et équivoque. Le cycle de ces sermons s'achève sur l'un des plus émouvants sermons de Newman, "L'adieu aux amis", le dernier qu'il prononça dans son Eglise d'origine, en juillet 1843.
Il n'y a que deux êtres absolus dont l'existence s'atteste et s'éclaire mutuellement : moi-même et mon Créateur" affirme Newman dans l'Apologia pro vita sua. Comment partager cette adhésion vitale non à une doctrine mais à celui dont l'existence lui est "plus certaine que celle d'avoir des mains et des pieds" ? Quel argument avancer en faveur de son existence ? La réponse qu'apporte Newman, c'est sa propre vie - l'histoire d'une existence s'abandonnant sans réserve à Dieu qui ne cesse de se donner à l'homme. Une histoire dont le secret repose sur la conviction que l'assentiment de foi repose sur l'amour - "nous croyons parce que nous aimons" - et qui se propose comme une invite à tenter, à notre tour, l'aventure de la foi. Sans la charité, il n'y aurait pas de quête de l'intelligence de la foi. Ni de fidélité à la promesse dont témoigne une vie ajustée à temps et à contretemps à l'engagement baptismal. C'est cela l'argument de la sainteté de Newman. Grégory Solari est chargé d'enseignement et éditeur. Il a soutenu une thèse de doctorat en philosophie sur Newman (Le Cogito newmanien. Essai sur la Preuve du théisme de John Henry Newman).
Nous sommes des êtres liturgiques, parce que nous marchons dans le temps et que Dieu habite ce temps. Nous sommes dans l'égrainement des jours et des saisons. Nous sommes la traversée de la vie et de la mort, l'affleurement de l'aube et le dépôt du crépuscule, le retour des heures et des événements dans le sanctuaire de l'âme où Dieu murmure : " ouvre la bouche et moi je l'emplirai ". Le temps de Dieu nous fait ainsi passer de la nudité de l'Avent au dépouillement du Carême avant les grandes heures de la croix et de la gloire qui nous feront redescendre des lumières pascales au temps ordinaire des humbles, au temps de Marie et des saints qui sont les luminaires ordinaires de notre chemin. Nathalie Nabert
Résumé : Préface de Nathalie Nabert - "Voici longtemps que j'aime vos écrits, à cause de l'amour de la vérité que j'y sens, et de cette sagesse surnaturelle dont vous parlez si bien, où il y a plus de vrai thomisme que dans bien des volumes, et qui m'ont été comme une grâce de lumière surnaturelle". Tout est là d'un échange c?ur à c?ur qui durera cinquante-trois ans: amour de la vérité, défense du thomisme et goût de Dieu qui préside à la vie contemplative. il y a entre Charles Journet et Jacques Maritain une affinité naturelle et une vocation commune: Dieu et la vérité. Attachés à la beauté de Dieu et au déploiement de la vérité, l'un voué à la consécration de son ministère pastoral, l'autre à l'intelligence de la parole philosophique au milieu de sa petite communauté familiale éprise de vie contemplative, le cardinal Journet et le philosophe Maritain ne se laisseront pas atteindre par les années, la distance et la morgue du monde. De cette amitié discrète éprise du silence de Dieu, du jardin fécond des échanges épistolaires, des rencontres spirituelles et théologiques et du rien de la vie qui élève l'homme à sa dimension divine, il reste des mots forts et lumineux, des fruits qui demeurent et des sentiers de vie à travers lesquels nous conduit ce livre, pas à pas dans la rumeur des années.