Le Songe de Gerontius. Edition bilingue français-anglais
Newman John Henry ; Lemaire Jean-Pierre ; Marchadi
AD SOLEM
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EAN :9782940402748
En 1865, quelques mois après la parution de l'Apologia pro vita sua, qui retourna en sa faveur l'opinion religieuse de l'Angleterre, Newman eut soudain le sentiment de la proximité de la mort. L'épuisement ressenti à la suite de l'effort que lui avait demandé sa réponse aux attaques répétées contre lui le plongea dans une tristesse profonde, qu'il maîtrisa et utilisa pour écrire un long poème méditatif sur la mort, et le face à Face qui la suit avec le Christ : Le songe de Gérontius. Newman décrit l'agonie d'un prêtre, sa mort dans la prière, puis l'itinéraire de son âme jusqu'au moment de sa rencontre avec son Créateur. Tout au long de ce chemin, l'âme est soutenue par la prière de l'Eglise de la terre, et accompagnée d'une présence angélique. La beauté du poème conduisit le compositeur Elgar à le mettre en musique en 1908. Le Songe de Gérontius tranpose sous forme poétique l'essentiel de la pensée et de la spiritualité de Newman, en particulier le face à Face final de l'âme avec son Créateur, qui renvoie à sa conversion de 1816, durant laquelle il prit conscience qu'il n'y a que "deux êtres absolument, lumineusement réels : l'âme et son Créateur". Mais pourquoi le "songe" de Gérontius ? L'au delà de la vie est-il un songe ? Pour Newman, c'est au contraire notre existence ici bas qui manque de réalité par rapport à la densité de vie qui nous attend près de Dieu. La mort est le moment de la sortie "hors des ombres et des images, dans la vérité", préparé par un dépouillement progressif du "vieil homme", répété tout au long de notre vie. Pour Newman, l'existence nous est donnée pour nous préparer au face à Face ultime, qui sera aussi une mort à ce qui reste de vanité et de manque d'amour en nous.
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Nombre de pages
156
Date de parution
25/02/2016
Poids
220g
Largeur
135mm
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EAN
9782940402748
Titre
Le Songe de Gerontius. Edition bilingue français-anglais
Auteur
Newman John Henry ; Lemaire Jean-Pierre ; Marchadi
Editeur
AD SOLEM
Largeur
135
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220
Date de parution
20160225
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156,00 €
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Résumé : Ce deuxième volume des " Sermons paroissiaux " de John Henry Newman, publié la première fois en 1835, est une profonde méditation sur les mystères chrétiens, rythmée par le cycle liturgique : Noël, Pâques, Pentecôte, les fêtes des saints. Elle porte sur la doctrine chrétienne elle-même et sur ses aspects distinctifs : Trinité, Incarnation du Verbe divin, Résurrection, Communion des Saints. L'ouvrage forme ainsi un exposé simple, didactique et complet de ces questions. A ce titre, on peut le considérer comme un vrai catéchisme de la doctrine chrétienne. Cet enseignement poursuit celui qui est donné dans le premier volume dont, rappelons-le, les thèmes principaux sont l'action de la Providence, l'obéissance à la conscience et la pratique des commandements. Du premier au deuxième volume, le chrétien passe d'abord des fondements nécessaires au contenu propre de la doctrine qu'il professe lorsqu'il prend part au culte public de l'Eglise ou bien lorsqu'il récite en son for intérieur les symboles de la foi. Incluse dans la célébration des mystères chrétiens, la prédication en explicitait l'intelligence et la portée pour les fidèles qui venaient l'écouter à l'église Saint Mary's : le lecteur d'aujourd'hui pourra tirer le même profit des sermons réunis par leur auteur dans ce volume.
Entre 1839 et 1843, Newman prononça une série de sermons thématiques sur les grandes questions "d'actualité" qui étaient au coeur du Mouvement d'Oxford et de sa volonté de vivifier les éléments catholiques de l'Anglicanisme. Réparties tout au long de l'année liturgique, ces prédications sont d'ordre spirituel, mais concernent aussi la nature de l'Eglise, celle du christianisme par rapport au judaïsme et à son attente eschatologique, ou encore le caractère propre du chrétien, que le baptême conforme au Christ en tant que Prophète, Prêtre et Roi. Ils présentent aussi le très grand intérêt de montrer année après année l'évolution de Newman, à un moment où sa confiance dans l'enracinement apostolique de l'Eglise d'Angleterre est entamée par les réactions toujours plus hostiles de la Hiérarchie anglicane face aux idées du Mouvement d'Oxford. Ils donnent aussi la figure achevée de sa pensée théologique sur l'Eglise en tant que présence mystérieuse du Royaume dans le temps - une conception qui ne variera pas lorsqu'il deviendra catholique. En ce sens, les sermons réunis dans ce livre ont une dimension oecuménique qui dépasse leur cadre d'origine. Ils plongent à la racine de ce qui constitue l'Eglise du Christ dans sa plénitude, mais que l'Eglise anglicane ne conservait que de manière fragmentaire et équivoque. Le cycle de ces sermons s'achève sur l'un des plus émouvants sermons de Newman, "L'adieu aux amis", le dernier qu'il prononça dans son Eglise d'origine, en juillet 1843.
Il n'y a que deux êtres absolus dont l'existence s'atteste et s'éclaire mutuellement : moi-même et mon Créateur" affirme Newman dans l'Apologia pro vita sua. Comment partager cette adhésion vitale non à une doctrine mais à celui dont l'existence lui est "plus certaine que celle d'avoir des mains et des pieds" ? Quel argument avancer en faveur de son existence ? La réponse qu'apporte Newman, c'est sa propre vie - l'histoire d'une existence s'abandonnant sans réserve à Dieu qui ne cesse de se donner à l'homme. Une histoire dont le secret repose sur la conviction que l'assentiment de foi repose sur l'amour - "nous croyons parce que nous aimons" - et qui se propose comme une invite à tenter, à notre tour, l'aventure de la foi. Sans la charité, il n'y aurait pas de quête de l'intelligence de la foi. Ni de fidélité à la promesse dont témoigne une vie ajustée à temps et à contretemps à l'engagement baptismal. C'est cela l'argument de la sainteté de Newman. Grégory Solari est chargé d'enseignement et éditeur. Il a soutenu une thèse de doctorat en philosophie sur Newman (Le Cogito newmanien. Essai sur la Preuve du théisme de John Henry Newman).
Biographie de l'auteur Nathalie Nabert, née en 1955, est poète et universitaire, Doyen honoraire de la Faculté des lettres de l'institut catholique de Paris. En 1973, René Char lui écrit : " La poésie bat dans votre cur. Gardez-là car elle vous chérit. "Elles sont l'auteur de trois recueils aux éditions de La Barbacane : Paroles de vivant (1987), Finitude (1992), L'hiver ne sera plus dans mon amour (2003), et d'essais : Liturgie intérieure (Ad Solem, 2007 - Prix des écrivains croyants 2005) et Le Maître intérieur (Ad Solem, 2006). Fleur Nabert, née en 1980, est sculpteur et peintre. Parallèlement à des études supérieures de Lettres en classes préparatoires et à la Sorbonne, elle a réalisé plusieurs expositions personnelles d'art et d'art sacré dans des galeries, entreprises, églises et cathédrales. Aujourd'hui éditrice, elle mène une carrière d'artiste répondant à de nombreuses commandes privées et publiques de créations, d'aménagements liturgiques et de vitraux.