Bankovskis Pauls ; Jonevs Janis ; Jundze Arno ; Be
MAGELLAN ET CIE
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EAN :9782350747514
Alors que la mondialisation des échanges progresse, que le monde devient un pour tous, des mondes-miniatures s'imposent, des pays et des régions entières affirment leur identité, revendiquent leur histoire ou leur langue, réinvestissent pleinement leur espace. Quoi de plus parlant qu'une miniature, la nouvelle, pour lever le voile sur ce monde-là, celui d'une diversité infinie et porteuse d'espoir ? La Lettonie, pays de deux millions d'habitants sur la rive orientale de la mer Baltique, frontalier de la Lituanie, de l'Estonie, de la Russie, de la Biélorussie et de la Suède, fait assez peu parler d'elle dans le vaste monde. Gageons que dans le domaine de la littérature en tout cas, cela évoluera vite. Qu'on l'entende comme un paradoxe ou comme une évidence, l'histoire des lettres lettones dans leur acception occidentale habituelle, où l'écrit prime, ne date que du XIXe siècle. La perte d'indépendance politique du pays dès le XIIIe siècle a entravé son épanouissement naturel à partir de son folklore poétique. Mais depuis le début du XXe siècle, une certaine effervescence ne cesse de croître, singulièrement depuis la chute de l'Union soviétique. Et la nouvelle y a conquis une place de choix. Dans les six textes de ce volume, l'histoire contemporaine est passée au tamis de l'humour et de la dérision, la problématique de la frontière est traitée avec délicatesse, et la relation toujours vive à la nature et à l'environnement ne cède à aucune sensiblerie. Les auteurs rassemblés ici offrent un éloquent aperçu de la sensibilité propre à ce pays à la fois proche et lointain, au destin singulier.
Nombre de pages
139
Date de parution
23/11/2023
Poids
164g
Plus d'informations
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EAN
9782350747514
Titre
Nouvelles de Lettonie
Auteur
Bankovskis Pauls ; Jonevs Janis ; Jundze Arno ; Be
Editeur
MAGELLAN ET CIE
Largeur
0
Poids
164
Date de parution
20231123
Nombre de pages
139,00 €
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La théorie de la reconnaissance a récemment fait l'objet d'un regain d'intérêt de la part de la théorie critique, qu'il s'agisse d'élaborer une grille d'analyse de la grammaire des conflits sociaux au prisme de la reconnaissance ou d'interroger les modes d'articulation entre reconnaissance et redistribution au sein des débats sur la justice sociale. La théorie de la reconnaissance a ainsi contribué à une revitalisation de la théorie critique, en se nourrissant, entre autres, de l'apport de la philosophie et de la sociologie françaises. L'enjeu de ce volume est d'examiner les usages de la philosophie et de la sociologie françaises par la théorie de la reconnaissance. Mais il vise également à mettre l'accent sur la façon dont la philosophie et la sociologie françaises attirent notre attention sur des dimensions souvent occultées des processus de reconnaissance - caractère agonistique des processus de construction identitaire, rôle de l'inconscient dans l'acceptation des normes, vulnérabilité des corps... L'exploration du dialogue entre sociologie et philosophie françaises et théorie critique peut ainsi contribuer au développement d'une approche plus riche de la reconnaissance car plus consciente de ses aspects à la fois positifs et négatifs dans la vie intersubjective et sociale.
Présentation de l'éditeur Paul Janot (1863-1939), peintre, critique d'art et collectionneur des plus grands artistes de son temps, directeur du musée de Reims de 1917 à sa mort, prend ici la défense de Jean-Baptiste Carpeaux, injustement attaqué selon lui pour son peu de talent de peintre... Dans cette " science " étrange de l'appréciation du beau, les avis ont toujours été partagés, mais pour cc qui concerne Carpeaux, le doute n'était guère permis. C'est la sculpture ! En cour chez Napoléon III, bénéficiaire de plusieurs commandes publiques prestigieuses, il laisse des oeuvres admirables, où le mouvement paraît toujours animer et transcender le bronze, le plâtre ou le marbre, avec l'indéfinissable sourire que lui a offert Anna, la fille aînée de son ami Foucart...
Au XIXee siècle, étudier à l'université revient surtout à "faire son droit", du moins si l'on en croit les romanciers qui montrent des étudiants peu motivés et dont l'existence est cependant lourdement déterminée par ces années de "formation". Hector Malot fut lui-même un de ces étudiants et, s'il abandonna très vite la carrière juridique, il ne délaissa jamais la question du droit, qu'il pose de multiples manières, et sut défendre au mieux ses intérêts, dès lors que son bon droit était assuré. Tout d'abord, ses héros témoignent d'une probité sans faille et d'une honnêteté qui frise quelquefois la déraison : plutôt mourir que dérober une miette de pain, tel est le principe moral de Rémi, dans Sans famille. Ensuite, et surtout, le romancier ne cesse de développer des situations où la justice entre en scène, pour le meilleur comme pour le pire. Ce volume s'attache à décrire la façon dont l'auteur campe le monde de la justice, pose des problèmes de société, mais tente de repérer comment il fait jouer ensemble droit et littérature, comment fiction et procès peuvent parfois se confondre. On y prend donc au sérieux le caractère d'utilité qu'Hector Malot a voulu donner à la littérature, loin d'un art qui ne s'intéresserait qu'à lui-même. C'est ainsi l'occasion de réfléchir à ce modèle de roman, devenu presque impossible, voire exotique. Cette publication est portée par l'Association des Amis d'Hector Malot.
Immense trésor artistique classé au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO en 1995, l'ancienne capitale du Laos est parfaitement conservée et n'a pas encore été touchée par notre modernisme. Elle a gardé sa douceur de vivre. Vincent Besançon est venu ici à plusieurs reprises pour dessiner dans ces lieux paisibles, enveloppés d'une profonde sérénité, et espère y revenir encore. Le site n'a rien de grandiose ou d'impressionnant, mais une harmonie profonde et spirituelle s'en dégage, qui saisit chacun. Francis Engelmann, qui a travaillé avec passion à la conservation de ce patrimoine, vit sur place depuis de nombreuses années.
Quelque part entre ciel et terre, à la frontière entre Inde et Myanmar, le "Pays des Collines" semble n'avoir jamais existé. Longtemps interdit au tourisme, il évoque tout juste pour quelques privilégiés l'insaisissable peuple des Naga, coupeurs de têtes christianisés par des missionnaires américains du XIXe siècle. Le Nagaland est pourtant l'un des vingt-neuf Etats de l'Union indienne, mais ses deux millions d'habitants, sans communauté ethnique, linguistique ou culturelle avec ses puissants voisins, se laissent facilement oublier. Ce pays est un artifice, une invention, un mythe, une réalité hors limite, tardivement identifié et intégré par la Pax Britannica, puis par la Pax India, qui pouvaient difficilement laisser sans contrôle les périphéries de leur empire. Le Nagaland regroupe des groupes ethniques hétérogènes, qui n'ont guère en commun que leur passé de petit agriculteur-chasseur-cueilleur-guerrier, d'être de type physique "mongoloïde", et d'appartenir à la famille linguistique tibéto-birmane. Yvan Travert, par ses splendides photographies en noir et blanc, et Ivana sa fille, par un texte de référence sur leur histoire et leur culture, donnent ensemble un sens aux visages des Lotha, des Konyak ou des Chakhesang croisés ici. Chacun d'eux nous rappelle une vérité qui nous échappe sans cesse : ici un guerrier mohican, des révolutionnaires péruviens ou quelque chamane sibérien, là une vieille Chinoise ou une délicate Javanaise. La peau est brune, blanche, dorée, tatouée ou pas, les yeux sont ronds, fendus ou bridés. Les deux auteurs témoignent superbement de ce peuple oublié. Turbulent, vindicatif, courtois et joyeux, il est en train de s'inventer une modernité, sans vraiment quitter ses montagnes, et sans ignorer le reste du monde.