Marx au-delà de Marx. Cahiers de travail sur les "Grundrisse"
Negri Antonio ; Silberman Roxane ; Moulier Yann
L'HARMATTAN
33,50 €
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EAN :9782738440013
Nous nous trouvons dans une phase où le mouvement révolutionnaire cherche de nouveaux fondements et sous une forme qui ne soit pas minoritaire. Nous n'avons que faire de l'orthodoxie. Et nous serions même ravis de nous passer de Marx. Une césure s'est produite, on ne peut le nier. La théorie de la valeur est usée jusqu'à la corde pour ce qui est de nos luttes. Or la découverte des Grundrisse nous restitue Marx. Du fait de sa force, non de notre fidélité". C'est à cette découverte qu'invite Antonio Negri dans la présentation de ces neuf leçons sur les Grundrisse, tenues à l'Ecole Normale Supérieure durant l'année 1977-1978. Les questions de la transition, de la subjectivité révolutionnaire, de la théorie de la plus-value par rapport à la loi de la valeur, de la constitution du travail salarié et de la crise resurgissent de l'étude de ce texte lu trop souvent hâtivement comme une simple ébauche confuse du Capital. Mais les Grundrisse sont l'ébauche et la présentation du dessein global de Marx dont le Capital n'est au fond qu'une partie. D'où les limites de ces "lectures du Capital" qui contournent ce qui constitue pour Negri "le sommet de la pensée révolutionnaire marxienne" et donc la possibilité d'entrevoir au-delà. Nous présentons la deuxième édition de ce livre qui a ouvert beaucoup de discussions tout en considérant que son actualité est de plus en plus confirmée.
Nombre de pages
326
Date de parution
03/05/2000
Poids
418g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782738440013
Titre
Marx au-delà de Marx. Cahiers de travail sur les "Grundrisse"
ISBN
2738440010
Auteur
Negri Antonio ; Silberman Roxane ; Moulier Yann
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
418
Date de parution
20000503
Nombre de pages
326,00 €
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Ce livre ressemble à l'histoire qu'il raconte. Écrit après une longue et dure incarcération politique, au tout début de l'expérience de l'exil en France, il s'attache avant tout à décrire le parcours de perte, de doute et de peur dans lequel Job est pris. Un récit de solitude, donc, qui court à travers les lignes du Livre de Job; mais aussi un récit qui renvoie pour Negri, dans cet exil parisien qui est le sien comme il est celui de toute une tranche d?âge, à l?échec du mouvement de contestation et de transformation politique et sociale qui a secoué l'Italie dans les années 70.Mais Job, c'est aussi autre chose. À la faveur d'un commentaire serré du texte biblique, Negri cherche à repérer ce qui, dans cette expérience extrême de doute et de souffrance, se donne pourtant, envers et contre tout, comme une positivité. Job nous raconte l'histoire d'un défi qui est aussi celle d'un rapport privilégié avec Dieu, c'est-à-dire un moment de joie. Ce défi affirme la puissance des hommes, y compris dans le dénuement le plus total. Ou peut-être est-ce précisément le dénuement - ce que Negri appelle aussi l'expérience ontologique de la « pauvreté » - qui, seul, peut nous montrer ce qu'il y a de joie à vouloir non seulement résister mais changer le monde.Le Livre de Job est pour Negri l'histoire de ce double parcours: perte radicale et puissance constituante, solitude et joie, doute et amour.
Ce livre ressemble à l'histoire qu'il raconte. Écrit après une longue et dure incarcération politique, au tout début de l'expérience de l'exil en France, il s'attache avant tout à décrire le parcours de perte, de doute et de peur dans lequel Job est pris. Un récit de solitude, donc, qui court à travers les lignes du Livre de Job; mais aussi un récit qui renvoie pour Negri, dans cet exil parisien qui est le sien comme il est celui de toute une tranche d?âge, à l?échec du mouvement de contestation et de transformation politique et sociale qui a secoué l'Italie dans les années 70. Mais Job, c'est aussi autre chose. À la faveur d'un commentaire serré du texte biblique, Negri cherche à repérer ce qui, dans cette expérience extrême de doute et de souffrance, se donne pourtant, envers et contre tout, comme une positivité. Job nous raconte l'histoire d'un défi qui est aussi celle d'un rapport privilégié avec Dieu, c'est-à-dire un moment de joie. Ce défi affirme la puissance des hommes, y compris dans le dénuement le plus total. Ou peut-être est-ce précisément le dénuement - ce que Negri appelle aussi l'expérience ontologique de la « pauvreté » - qui, seul, peut nous montrer ce qu'il y a de joie à vouloir non seulement résister mais changer le monde. Le Livre de Job est pour Negri l'histoire de ce double parcours: perte radicale et puissance constituante, solitude et joie, doute et amour.
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