GlobAL. Luttes et biopouvoir à l'heure de la mondialisation : le cas exemplaire de l'Amérique latine
Negri Antonio ; Cocco Giuseppe ; Revel Jeanne
AMSTERDAM
14,00 €
Sur commande en 4-6 jours
EAN :9782915547382
Selon Antonio Negri et Giuseppe Cocco, comme le montre exemplairement la situation latino-américaine, nous vivons aujourd'hui un interrègne historique caractérisé par la crise du pouvoir souverain, crise comparable à celle qui marqua le passage de l'époque médiévale aux temps modernes. Cette situation exige de nous que nous nous libérions de tous les dogmatismes, y compris de ceux qui se présentent comme "révolutionnaires". A l'opposé des commentateurs qui voient dans les mouvements politiques latino-américains qui ont porté Lula, Kirschner, Chavez et Evo Morales au pouvoir le symbole d'un renouveau triomphal de la perspective "nationaledéveloppementiste" de l'anti-impérialisme classique ou qui leur reprochent au contraire leur supposée pusillanimité, Negri et Cocco avancent l'hypothèse selon laquelle le problème qui s'impose aujourd'hui aux pays latino-américains n'est pas de relancer les politiques de développement économique "nationalistes". Il s'agit plutôt, d'une part, de gouverner l'interdépendance qui constitue la réalité nouvelle de l'Amérique latine à l'heure de la mondialisation et, d'autre part, de maximiser l'autonomie et la puissance d'agir des mouvements populaires et indigènes inédits qui s'y sont épanouis. Prolongeant, illustrant et précisant les analyses développées précédemment par Michael Hardt et Antonio Negri dans Empire et Multitude, les auteurs de GlobAL nous permettent de saisir avec force ce qui aujourd'hui se joue d'essentiel en Amérique latine notre monde.
Nombre de pages
217
Date de parution
08/02/2007
Poids
342g
Largeur
150mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782915547382
Titre
GlobAL. Luttes et biopouvoir à l'heure de la mondialisation : le cas exemplaire de l'Amérique latine
Auteur
Negri Antonio ; Cocco Giuseppe ; Revel Jeanne
Editeur
AMSTERDAM
Largeur
150
Poids
342
Date de parution
20070208
Nombre de pages
217,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Ce livre ressemble à l'histoire qu'il raconte. Écrit après une longue et dure incarcération politique, au tout début de l'expérience de l'exil en France, il s'attache avant tout à décrire le parcours de perte, de doute et de peur dans lequel Job est pris. Un récit de solitude, donc, qui court à travers les lignes du Livre de Job; mais aussi un récit qui renvoie pour Negri, dans cet exil parisien qui est le sien comme il est celui de toute une tranche d'âge, à l'échec du mouvement de contestation et de transformation politique et sociale qui a secoué l'Italie dans les années 70.Mais Job, c'est aussi autre chose. À la faveur d'un commentaire serré du texte biblique, Negri cherche à repérer ce qui, dans cette expérience extrême de doute et de souffrance, se donne pourtant, envers et contre tout, comme une positivité. Job nous raconte l'histoire d'un défi qui est aussi celle d'un rapport privilégié avec Dieu, c'est-à-dire un moment de joie. Ce défi affirme la puissance des hommes, y compris dans le dénuement le plus total. Ou peut-être est-ce précisément le dénuement - ce que Negri appelle aussi l'expérience ontologique de la « pauvreté » - qui, seul, peut nous montrer ce qu'il y a de joie à vouloir non seulement résister mais changer le monde.Le Livre de Job est pour Negri l'histoire de ce double parcours: perte radicale et puissance constituante, solitude et joie, doute et amour.
Critique radicale de l'idéalisme dont les valeurs transcendantales sont encore dominantes aujourd'hui, cet essai pose à nouveau une question essentielle : les pauvres, c'est-à-dire les sans-pouvoir, pourront-ils un jour décider du destin de l'humanité et construire, en tant qu'hommes libres, une vie sous le signe du commun ? Le parcours philosophique d'Antonio Negri, tout en maintenant toujours en toile de fond cette interrogation, interroge l'événement de la connaissance dans sa relation au temps (kairos, le moment juste), mais aussi l'expérience de la nomination (donner un nom aux choses) et une nouvelle forme de rapport entre les êtres. Ainsi, à travers la volonté commune (Alma Venus) et l'expérimentation de la multitude, nous découvrons une autre mesure de la liberté. Avec ce texte écrit en prison, Antonio Negri cherche à trouver au sein du matérialisme une source de résistance et le fondement d'une constitution éthique.
Dans cet ouvrage Antonio Negri rassemble des essais spinoziens écrits depuis 1981, année de publication de la première édition de son livre L'Anomalie sauvage. Dans ces nouveaux essais Negri approfondit son interprétation du concept de " puissance " de Spinoza, et la confronte aux lectures spinoziennes de Gilles Deleuze, Alexandre Matheron, Pierre Macherey, Etienne Balibar et autres interprètes contemporains, surtout en s'attardant sur le concept de démocratie. Les recherches de Negri portent essentiellement sur la question du politique chez Spinoza, en l'intégrant principalement dans une dimension de critique de la modernité - de la modernité dans sa genèse et dans sa crise, de Leopardi à Heidegger. Last not least : pourquoi le retour de Spinoza sur la crise de la pensée politique de la gauche ? Pourquoi Spinoza réussit-il encore à décliner une pensée de la transformation radicale ...
Lorsqu'il fut publié pour la première fois aux Etats-Unis en 1990, Epistémologie du placard devint immédiatement un classique qui, aux côtés des travaux de Judith Butler et de Teresa de Lauretis, posa les termes de la " théorie queer ". À mi-chemin entre les études féministes et les gay and lesbian studies, Eve Kosofsky Sedgwick déconstruit la sexualité comme Butler le genre. Dans cet ouvrage de référence, elle affirme que l'ensemble de la culture occidentale moderne s'articule autour de l'opposition homo/hétérosexuel et que celle-ci affecte les binarismes qui structurent l'épistémologie contemporaine, de savoir/ignorance à privé/public en passant par santé/maladie. S'appuyant sur de nombreux textes datant de la fin du XIXe et du début du XXe siècles (Wilde, Proust, Nietzsche, Melville et James), l'auteur traque l'émergence des nouveaux discours institutionnels médicaux, juridiques, littéraires et psychologiques, qui produiront en miroir les figures de " l'homosexuel " et de " l'hétérosexuel ", au détriment des multiples différences au c?ur des sexualités.
Pourquoi étudier aujourd'hui des textes littéraires rédigés il y a plusieurs siècles ? Pour quoi faire ? On répondra à ces questions en proposant un plaidoyer pour les lectures actualisantes, qui cherchent dans les textes d'hier de quoi réfléchir sur les problèmes d'aujourd'hui et de demain. Ce plaidoyer proposera en fait cinq livres reliés en un seul : une théorisation rigoureuse des méthodes, des enjeux et des limites du geste actualisateur ; un essai d'ontologie herméneutique, qui fait de l'activité de lecture le modèle de constitution de notre réalité humaine et sociale ; une tentative de cartographie des principaux changements sociétaux en cours, destinée à situer le rôle nouveau que sont appelées à jouer les activités d'interprétation ; une prise de position politique dénonçant les angles morts et les perspectives étriquées du néo-conservatisme dominant ; un ouvrage de vulgarisation, visant à faciliter l'accès aux problématiques actuelles de la théorie littéraire, de la réflexion herméneutique et des multiples noeuds qui unissent biopolitique, capitalisme cognitif et économie des affects. Cette démonstration articulée en 14 chapitres et scandée par 58 thèses succinctes invite son lecteur à conclure que, loin d'être condamnées à rester une discipline poussiéreuse, les études littéraires peuvent devenir le lieu d'une indiscipline exaltante, en plein centre des débats les plus brûlants de notre actualité.Yves Citton est professeur de littérature française du XVIIIe siècle à l'université de Grenoble-3 et membre de l'UMR LIRE (CNRS 5611). Outre une soixantaine d'articles sur la littérature et la pensée des Lumières, l'histoire de l'économie politique et le jazz, il a publié Impuissances (Aubier, 1994), Portrait de l'économiste en physiocrate (L'Harmattan, 2000), L'Envers de la liberté. L'invention d'un imaginaire spinoziste dans la France des Lumières (Editions Amsterdam, 2006) (Prix Rhône-Alpes du Livre 2007) et Spinoza et les sciences sociales (Editions Amsterdam, 2008, avec Frédéric Lardon). Il est membre du comité de rédaction des revues Multitudes et Dix-huitième siècle.
Dans la très riche histoire des études sur l'âge classique, c'est la première fois qu'un ouvrage se donne pour projet l'analyse comparative des philosophies de Pascal et de Spinoza. Les univers de pensée des deux auteurs ont longtemps été tenus pour si hétérogènes qu'il apparaissait inutile de réfléchir même à leur incompatibilité. Que pourraient bien avoir à se dire, en effet, le solitaire de Port-Royal, apologiste de la religion chrétienne, et le Juif athée de Voorburg ? C'est oublier que tous deux avaient sur leur table de travail la Bible et le Discours de la méthode, et que la même année, 1670, paraissent les Pensées et le Tractatus theologicopoliticus. Pascal et Spinoza partagent des intérêts communs, développent des problématisations parallèles, engagent des connivences souterraines et des divergences irréductibles. Sans se connaître, ils se sont en quelque sorte répondu. Les lectures croisées que propose cet ouvrage permettent d'apporter un éclairage suggestif sur leurs ?uvres respectives. L'investigation de ces points de rencontres et de désaccords s'avère aussi être, pour nous, une source d'idées nouvelles sur la conception de l'Écriture et de la religion, de l'anthropologie et de l'éthique, des sciences et de la politique, de la sagesse ou du salut. Au-delà de l'histoire des idées, mais aussi grâce à elle, cette première étude systématique et comparative du contraste Pascal-Spinoza offre au lecteur contemporain des frayages philosophiques éminemment prospectifs.