Conservation forestière en Afrique Centrale et politique internationale. Le processus de Brazzaville
Ndinga Assitou
L'HARMATTAN
14,00 €
Sur commande en 6-8 jours
EAN :9782747504720
Unir les politiques et les talents de 9 pays (dont le Cameroun et les Congo) pour concevoir ensemble et réaliser des projets d'intégration forestière sous-régionale en Afrique Centrale "... Tel était le but du Processus dit " de Brazzaville " soutenu par l'U.I.C.N. (l'Union mondiale pour la Nature). et dont l'auteur a été le secrétaire général lors de sa création en 1996 et ce jusqu'à 2000. " Conservation & gestion durable des forêts tropicales " ! Cette belle idée a vite dérapé sur la " real-politik " - intérêts privés ou nationaux. L'affaire s'est même envenimée jusqu'à devenir dangereuse pour ses responsables, à travers des coups fourrés, la corruption, les slogans creux sur la " souveraineté nationale ", etc., tous arguments qui vont être opposés à la noblesse des objectifs du départ. Aux côtés des politiciens locaux, certaines ONG sont impliquées dans cette faillite tout autant que des agences onusiennes de développement. La mise en échec du Processus a été sciemment menée. L'auteur a dû finalement " rendre son tablier " : "Brazzaville " aura accouché d'une souris comme le Sommet international de Rio ! Cet ouvrage relate le fiasco et souligne le double langage des Grands du développement mondial qui perpétuent la suprématie du Nord sur le Sud.
Nombre de pages
92
Date de parution
01/11/2003
Poids
172g
Largeur
150mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782747504720
Titre
Conservation forestière en Afrique Centrale et politique internationale. Le processus de Brazzaville
ISBN
2747504727
Auteur
Ndinga Assitou
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
150
Poids
172
Date de parution
20031101
Nombre de pages
92,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-8 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Les singes à gueule de chien ! Ils détalent, s'arrêtent, repartent et regardent, attentifs, la chose qui se déplace. Ils ricanent. L'homme court dans la matinée. Le long des limba et des okoumé, il va à Coto-village, sa besace pleine de projets, va dans le silence de la forêt, en tenue kaki, va, promène son regard furtif sur les mille merveilles qui l'entourent, exulte et rit, conservateur des forêts et vendeur de développement durable, sûr de sa mission. Hier et avant-hier, il a vendu le développement au Sahel, celui-ci ria pas germé. Il a été lâche et il n'a pas osé. Aujourd'hui, en ce début du vingt et unième siècle, il oserait dans les forêts du Bassin du Congo. Et les pygmées se développeraient, durablement... Ainsi, Donadieu, bourlingueur expérimenté, va en République fédérale de Coto pour y promouvoir un développement durable. Ambition noble mais qui se noie dans les menteries, la couardise, la manipulation, les intérêts privés des acteurs ainsi que les faveurs des coteries. Dans ce roman, Assitou Ndinga offre des pages scandaleuses, drôles, troublantes des projets de développement durable en Afrique.
Après l'esclavage et la colonisation, la domination séculaire de l'Afrique Centrale par l'Occident s'est perpétuée dans la post/néocolonisation. L'exploitation brutale des matières premières ainsi que la Mondialisation ont dangereusement réduit l'avancée des populations concernées. Mais des leaders patriotes ont émergé et mobilisé les peuples sur la voie des revendications, militant en faveur de l'évolution de leur région en un nouvel ensemble géo-stratégique capable d'affronter les défis majeurs : l'écologie, la grande pauvreté, l'intégration politique et économique, les pandémies, etc.
L'auteur met à profit son expérience professionnelle pour faire la revue critique des différents projets forestiers nationaux et internationaux en vigueur en Afrique centrale (Gabon, les deux Congo, Cameroun, Tchad, Centrafrique, Rwanda...). Il plaide pour une cogestion réelle entre Etats et populations directement concernées en matière de préservation de l'écosystème.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...