La souffrance : une clef de lecture pour l'oeuvre romanesque de Mariama Bâ
Ndiaye Bassirou ; Diallo Lamarana
L'HARMATTAN
22,50 €
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EAN :9782343175300
La souffrance, notre éternelle compagne, est omniprésente dans l'oeuvre romanesque de Mariama Bâ. Cette thématique n'est pas une fin en soi mais un moyen, un prétexte pour la romancière d'une grande envergure de marquer un cachet particulier dans ses oeuvres respectivement, Une si longue lettre et Un chant écarlate. En effet, la place de la femme africaine en général, et en particulier sénégalaise, a toujours suscité des débats et des controverses. Ses conditions d'existence n'ont jamais été les meilleures, sa dignité et son épanouissement souvent bafoués pour la plupart du temps par les hommes. En réalité, constatant, aujourd'hui qu'on assiste à une période sombre, à une zone de turbulence, à un moment de forte déperdition, Mariama Bâ propose aux jeunes générations des modèles d'éthique et d'éducation. C'est pourquoi la romancière avertie anticipe de façon saisissante sur les dérives de la jeune génération en dressant un tableau sombre à travers ses écrits qui mettent toutes ses héroïnes au bord du gouffre.
Nombre de pages
200
Date de parution
18/07/2019
Poids
256g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343175300
Titre
La souffrance : une clef de lecture pour l'oeuvre romanesque de Mariama Bâ
Auteur
Ndiaye Bassirou ; Diallo Lamarana
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
256
Date de parution
20190718
Nombre de pages
200,00 €
Disponibilité
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Gormack, instituteur à la retraite, croyait connaître les silences d'une maison. Pourtant, depuis quelque temps, un mur invisible se dresse entre lui et le benjamin : un adolescent sûr de lui, ailleurs, comme guidé par des voix venues d'un écran. Quand l'échec à l'examen tombe, la famille retient son souffle. Les reproches fusent, les adultes sont accusés de ne rien comprendre, et Gormack comprend que l'heure n'est plus à se taire. Une nuit, il décide de parler autrement. A travers un récit qui avance par touches, il entraîne son fils sur des chemins qu'il n'a jamais pris le temps d'ouvrir : origines, territoires, mémoires, gestes et codes d'une culture menacée d'oubli. Mais ce discours est-il une main tendue... ou l'aveu qu'il est déjà trop tard ? Et si le plus grand danger n'était pas l'influence des réseaux sociaux, mais ce que chacun cache à l'autre ? Roman de transmission et de fracture, ce texte explore la difficulté d'aimer quand le dialogue se délite, et la force d'une parole qui peut encore sauver.
Sous la pression muette de Ngoydo et de Celley Maak, les gardiens de temple aux codes inviolables, de l'inusable loyauté de Jalloweli, des mutations physiques et sentimentales de Diéwo et de l'envahissante révolution muette de Bélèl, Lapha s'évade. Sa mort sans objet, victime du conflit mou qui oppose le pragmatique Ngalkoky-Le-Prince et le fier Yagamar, ne nous invite-t-elle pas à un effort de mémoire sur les légendes et les mythes fondateurs mal mémorisés, qu'un clic de profane suffirait à envoyer pour toujours dans la corbeille de l'histoire?? Certes, la disparition inexpliquée de Céline pour en interpréter les signes laisse orpheline une planète en mouvement, sur laquelle chaque portion de terre est promise, et chaque entité est un héros. Mais sa science suffirait-elle à expliquer l'énigmatique Naa Faly, la mort de Toumani ou le suicide de Ngary, étouffé sous le poids du témoin?? Nous sommes-nous réellement posé des questions sur ce symbole de pouvoir et de savoir entre les générations, souvent prisonnier de cercles d'initiés?? Les réponses aideraient certainement à remodeler les pages cornées d'un livre d'histoire et en dévoiler la face cachée.
Par le métarécit, la présence de récits enchâssés et l'évocation du mythe de Prométhée, les romans de Brian Aldiss et d'Hilary Bailey sont des pastiches. Au niveau structural, narratif et thématique, ils imitent le roman de Mary Shelley. Ils empruntent son style formel, ils entretiennent avec lui des rapports d'ordre énonciatif et enfin, ils reprennent la plupart de ses thèmes. Les transformations dont ces romans, entre autres, attestent, ont partie liée avec les adaptations filmiques, notamment celles de James Whale, Frankenstein et Bride of Frankenstein.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
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