Avec la disparition progressive des anciens, la tradition orale, qui était le seul moyen pour eux de communiquer et de transmettre à la postérité l'histoire ancestrale, est en train de se perdre, emportant avec elle des faits, des événements que l'on ne trouvera jamais dans un livre d'histoire. S'agissant des Fang, notamment des Ntoumou et des Ndomo du Gabon, ce petit ouvrage se veut une transcription des récits enregistrés sur le passé le plus lointain de leurs ancêtres. Il lève le voile sur certaines idées arrêtées concernant ce peuple mal connu. Il permet de sortir de l'oubli quelques noms des Fang qui ont vécu il y a près de six siècles et en particulier l'ancêtre éponyme des Ndomo dont l'existence remonte au XVe siècle. Ce récit plonge le lecteur dans les racines, les us et les coutumes des Fang d'antan et lui donne un aperçu de la vie des villages du Gabon d'aujourd'hui.
Nombre de pages
168
Date de parution
21/11/2012
Poids
210g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782336005751
Titre
Sur la piste des Fang. Racines, us et coutumes
Auteur
Ndhong Mba Casimir Alain
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
210
Date de parution
20121121
Nombre de pages
168,00 €
Disponibilité
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Jadis, on trouvait dans la société traditionnelle des gens enclins à faire ou à raconter des blagues sans arrêt, des farceurs, des facétieux et des bouffons qui amusaient leur entourage. Cet ouvrage permet, à travers une série d'histoires courtes sur la vie des habitants d'un ancien village fang du siècle dernier, d'aller à la rencontre de quelques-uns de ces personnages singuliers.
Dans ce livre, l'auteur rapporte des faits racontés par ses aïeux sur le passé ancestral. Il nous fait partager quelques idées bien arrêtées que les anciens avaient sur la société, leurs rêves, leur manière d'interpréter les cris d'animaux, de considérer la femme, etc. Il porte un regard acerbe sur certains maux de la société, sous le couvert d'une tradition quelque peu dévoyée, à travers les déboires d'un nommé Asticot et la vie d'une grand-mère victime de son dévouement.
Le passé des Béti et des Fang qui peuplent le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale et Sao Tomé et Principe comporte de nombreuses zones d'ombre. Une idée très répandue persiste selon laquelle, avant la colonisation, ils formaient un groupe anarchique, c'est-à-dire sans chefs et sans véritable organisation politique. Ce livre, tiré des récits ancestraux, montre qu'en réalité, les Ekang, leurs ancêtres peu ou pas connus, constituaient une société politique bien structurée et formaient, jadis, une véritable nation avec un territoire, des chefs et des rois. C'est grâce à leur solide organisation sociopolitique qu'ils ont pu déjouer les pièges de l'esclavage et effectuer leur migration chaotique depuis leur terre d'origine en Egypte jusqu'en Afrique centrale.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...