Le thème à la fois riche et complexe du contemporain - qui figure parmi les préoccupations de beaucoup et ne laisse pas de générer des mythologies, des pièges, des équivoques -, se trouve au coeur d'une vaste réflexion transdisciplinaire engagée dans le domaine des arts et des médias par les chercheurs de la Sorbonne Nouvelle, en collaboration avec leurs partenaires européens. Nouveaux objets de la recherche et nouvelles définitions de ces objets, relation du contemporain tant à l'histoire qu'au moderne, au postmoderne, ou encore à l'hypermoderne, le contemporain est envisagé sous tous ses aspects, du point de vue de la recherche comme de la création artistique. Deux volumes lui sont aujourd'hui consacrés, qui ouvrent la collection " Arts & Médias " aux éditions l'Harmattan. Faisant suite au premier ouvrage, plus particulièrement consacré aux questions de définitions et de problématique du contemporain, à ses rapports avec l'histoire ainsi qu'à ses objets et à ses images, ce second volume se rapporte quant à lui au contemporain " en scène ", tel qu'il est représenté sur le plateau d'un théâtre, projeté sur l'écran d'un cinéma ou d'une télévision, tel qu'il est enfin partout exhibé dans le monde moderne, par les mots ou par l'image.
Depuis l'Antiquité, l'esthétique théâtrale apparaît comme une pensée interrogeant sans relâche l'art du théâtre et ses pratiques. L'objectif de ce livre est de faire découvrir les principales théories du théâtre tout en offrant une réflexion sur les grandes questions concernant la création et la réception de l'oeuvre théâtrale. Les positions esthétiques des principaux théoriciens du théâtre, de Platon à Brecht, sont abordées, tandis que sont mises en lumière les filiations qui nous permettent encore aujourd'hui de penser le théâtre, du texte à la mise en scène.
Ce deuxième volume de la trilogie interroge les mondes de l'art et leurs frontières - comme celle de plus en plus ténue entre amateurs et professionnels - et leur accès à des publics de plus en plus variés. Enfin sera examinée la question souvent problématique de la préservation des identités culturelles dans la mondialisation.
Ce troisième volume s'intéresse à la fois à l'histoire et à l'évolution des pratiques culturelles, ainsi qu'aux dimensions esthétiques du coût et de la gratuité. À travers des études de cas relavant de domaines variés (peinture, mode, cinéma, parfum, théâtre, fandom, photographie, musique), l'ouvrage revient sur les pratiques du passé et étudie les innovations contemporaines comme le livre numérique. Coût et gratuité sont alors mobilisés comme outils d'analyse esthétique.
Le premier volume de la trilogie Le coût et la gratuité est particulièrement consacré aux enjeux économiques de la production et de la circulation de l'information et de la culture, selon leur mode de diffusion. Les contraintes matérielles recoupent aussi des interrogations plus vastes : comment les conditions concrètes de création influent-elles sur une esthétique, qu'il s'agisse de création théâtrale, télévisuelle, cinématographique, ou encore numérique avec l'exemple du Net art ...
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...