Cet épisode symbolique de la guerre du Golfe a été totalement occulté en Occident. Nasra Al Sadoon nous conduit à bord du bateau affrété par les femmes arabes pour témoigner de leur solidarité active au peuple irakien soumis au blocus de la coalition des grandes puissances et apporter un message de paix au monde. Nous l'accompagnons tout au long de ce voyage très particulier. Elles étaient près de trois cents femmes (dont une quinzaine d'occidentales) avec des enfants. Le bateau ne transportait que du lait et des médicaments. Il fut pourtant arraisonné, les passagères furent tabassées par des soldats américains, australiens et britanniques en armes, soutenus par une flottille de navires de guerre et d'hélicoptères. Ils ont immobilisé le bateau pendant deux semaines en mer et déchargé de force sa cargaison, au mépris des conventions internationales. Ce fut une épopée qui se situe dans la longue tradition d'une expression féminine de résistance et de paix si puissante qu'elle doit impérativement être réprimée, ici par un déploiement ridicule de force brute. Ce récit qui appartient désormais au patrimoine historique des femmes arabes, ne saurait laisser personne indifférent.
La Bhagavad-gîtâ ou le « chant du Bienheureux » est l'un des écrits fondamentaux de l'hindouisme et des grandes traditions de l'Inde éternelle. Elle met en scène Krishna, 8e avatar de Vishnou, et son ami Arjouna, en proie au doute quant à la bataille qui entraînera inévitablement la mort des membres de sa famille, divisés au sein de deux armées qui s'opposent. Il existe de nombreuses versions de ce texte millénaire, mais le voici aujourd'hui présenté en vers alexandrins, ces vers de 12 syllabes qu'on dit « nobles par excellence ». La Bhagavad-gîtâ ne manque pas de panache et ses propos philosophiques, spirituels et intemporel se prêtent étrangement bien au jeu de cette noble forme poétique.
De plus en plus de baptêmes d'adultes, et de moins de moins de sacrements de réconciliation ! Une fois initié, le chrétien serait-il laissé à lui-même ? La redécouverte de ce sacrement peut pourtant affermir les néophytes au sein de la communauté chrétienne. Dans un style simple et avec pédagogie, l'auteure montre que la réconciliation contribue à la formation de la conscience ; elle intègre le néophyte dans l'Église une, composée de pécheurs-pardonnés ; elle favorise une Église de disciples. L'ouvrage propose des pistes pastorales concrètes, spécialement en vue de célébrations communautaires.