METROPOLES ET PERIPHERIES SEFARADES D'OCCIDENT. Kairouan, Amsterdam, Bayonne, Bordeaux, Jérusalem
Nahon Gérard
CERF
60,00 €
Epuisé
EAN :9782204045971
À partir d'archives communautaires, ce livre s'attache à l'histoire juive au quotidien dans ses structures internes, ses communications, ses influences réciproques. Abraham Ibn Ezra appelait la Méditerranée la « Mer sefarade » car des liens multiples rattachaient les communautés d'Afrique du Nord et d'Espagne aux centres d'Iraq et de Terre sainte que l'on consultait pour instruire des procès ou régler des conflits. Les consultations révèlent ainsi la vie agricole, commerciale et intellectuelle de Tiaret et de Tlemcen. Face à ces cités provinciales s'impose Kairouan, foyer talmudique d'Occident d'où le savoir traditionnel gagne l'Espagne. Une théorie des centres et des réseaux suppose une paix, une continuité, une stabilité en dépit de ruptures de la persécution des Almohades en 1148, des massacres espagnols en 1391, de l'expulsion d'Espagne en 1492, des conversions forcées du Portugal en 1497. Après 1492 apparurent des métropoles neuves (Constantinople, Amsterdam) et des communautés provinciales (Bordeaux, Bayonne, la Jamaïque, Curaçao et le Surinam). Tout en resserrant ses liens avec Jérusalem, la diaspora sefarade s'ouvrait sur les Amériques. La relation entre métropoles et provinces tissa des réseaux informels fédérant les communautés de vastes aires géographiques, lançant des lignes de circulation, vecteurs de courants intellectuels ou spirituels. Des notables établirent les constitutions internes, tinrent le gouvernail des communautés au jour le jour et se montrèrent autoritaires voire despotiques, très au fait des données politiques et peu tendres envers leurs rabbins. Ils régirent durement les « nations juives » et développèrent des réseaux complexes de communications intercommunautaires au départ d'Amsterdam, de Constantinople, de Jérusalem... Leurs combats, leurs réussites, leurs échecs et leurs mentalités se lisent dans les procès-verbaux des assemblées, les correspondances, les testaments et les « yeshivot » qu'ils établirent sur la terre d'Israël.
Nombre de pages
493
Date de parution
18/03/1993
Poids
710g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782204045971
Titre
METROPOLES ET PERIPHERIES SEFARADES D'OCCIDENT. Kairouan, Amsterdam, Bayonne, Bordeaux, Jérusalem
Auteur
Nahon Gérard
Editeur
CERF
Largeur
145
Poids
710
Date de parution
19930318
Nombre de pages
493,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Au XVIème siècle, la Terre sainte au pouvoir des Turcs fut revivifiée par un afflux de juifs expulsés d'Espagne (1492) et du Portugal (1496). Ses villes et ses campagnes se repeuplèrent et bourdonnèrent d'activités nouvelles. Deux tentatives de restauration politique et économique virent le jour, l'une à Safed avec Jacob Bérab, l'autre à Tibériade avec la seûora et Joseph Nassi. Sous l'impulsion de ses kabbalistes, Safed exerça bientôt une autorité spirituelle sans partage avec la diffusion en Europe des doctrines d'Isaac Luria Ashkenazi, A-K ha-qadosh.
Directeur d'études émérite à l'École pratique des hautes études (Sorbonne), section des sciences religieuses, "Judaïsme médiéval et moderne", Gérard Nahon a dirigé l'équipe de recherche "Nouvelle Gallia Judaica" du CNRS. Il a publié notamment Métropoles et périphéries séfarades d'Occident. Kairouan, Amsterdam, Bayonne, Bordeaux, Jérusalem. Chevalier de l'Ordre des arts et des lettres, il est lauréat du prix Jérusalem 1995.
Croisade contre djihad, Occident chrétien contre Orient musulman... À la fin du XIe siècle, pauvres et riches, piétons et chevaliers prennent la route de la Terre Sainte pour conquérir Jérusalem, la Ville trois fois éternelle de David, Jésus et Mahomet. De cette épopée qui fonde le Moyen Âge, collision de mondes avant même d'être choc de civilisations, vont naître, royaumes aussi nouveaux qu'éphémères, tels des songes sortis du désert, les grands fiefs francs d'Antioche, de Tripoli, d'Edesse, et plus tard d'Acre... C'est la chronique de cette guerre sacrée et de ce pèlerinage aux sources, sur fond d'incendie méditerranéen, que mène ici Joshua Prawer. En montrant, à travers l'affrontement des armes, la rencontre des hommes, et les échanges de culture comment tout rêve théocratique se condamne à l'échec. Mais aussi en racontant, dans tous ses états, le premier essai d'instauration d'une société européenne en terre étrangère. Un grand récit historique, servi par une élégance d'écriture et une richesse d'information inégalées. Un monument, aux consonances contemporaines, qui se lit comme un roman. Biographie de l'auteur Professeur à l'université hébraïque de Jérusalem, Joshua Prawer (1917-1990) a profondément marqué, par son oeuvre magistrale, l'historiographie médiévale.
Le "Megillat sefer" est l'autobiographie d'un érudit rabbinique du XVIIIe siècle. Elle relate les grandes tensions du judaïsme européen de cette époque confronté à l'émancipation ou à l'assimilation. Emden s'y oppose à Jonathan Eybeschütz et y développe une analyse critique du Zohar qui alimentera la recherche ultérieure dans ce domaine.
La Bible de Jérusalem est le fruit de la traduction collective des textes hébreux et grecs par l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem qui lui a donné son nom. La première version est parue en 1956. La version actuellement imprimée date de 2000. La qualité des introductions, des traductions et des notes reflète le meilleur de la recherche exégétique contemporaine. La mise en pages réjouit l'oeil tout en facilitant l'intelligence du texte - l'usage de strophes signalant par exemple les passages poétiques. Cette disposition est devenue un modèle pour toutes les bibles modernes ultérieures. Des références dans les marges renvoient à d'autres passages. La Bible de Jérusalem est actuellement la traduction biblique la plus répandue en France, et fait figure de classique. La fidélité aux textes originaux en fait une bible d'étude. La qualité littéraire de sa traduction, la grande attention portée à son vocabulaire et à son style en font une bible pour la lecture, adaptée à tous les publics. Les livres présentés sont ceux du canon catholique.
Depuis la vague d'attentats de janvier 2015 jusque dans des tragédies plus récentes, une incompréhension mine notre société : comment des jeunes, français ou installés en France de longue date, peuvent-ils adopter des positions haineuses à l'égard de ceux qu'ils décrivent comme leurs ennemis ? Comment des campagnes de harcèlement peuvent-elles se développer sur les réseaux sociaux pour dénoncer les contenus de certains cours ? Les questions sont complexes, et n'appellent pas des réponses simplistes. Cet ouvrage - élaboré dans une perspective interdisciplinaire (droit, philosophie, psychologie, sciences de l'éducation, sociologie, théologie) - aborde concrètement les difficultés et les actions possibles, associant chercheurs et acteurs du terrain éducatif. Le monde éducatif est, en effet, confronté à la problématique du décalage entre discours se voulant scientifiques et dogmes religieux, menant dans certains cas au dysfonctionnement de l'institution scolaire (avec notamment le refus de participer à certains cours). La réflexion et l'action sur ce thème supposent donc de ne pas prendre de position surplombante, mais de pallier la méconnaissance du phénomène religieux chez une partie de ceux qui se confrontent à ses manifestations contemporaines, et de prendre la mesure des failles psychiques, intellectuelles, voire spirituelles de nos dispositifs collectifs d'éducation et de transmission du savoir. Les expressions religieuses contemporaines les plus extrêmes seraient alors à penser dans ce cadre du déficit des valeurs symboliques partagées qui feraient lien...