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Le meilleur des Achéens. La fabrique du héros dans la poésie grecque archaïque
Nagy Gregory
SEUIL
31,70 €
Épuisé
EAN :9782020128230
On peut, on doit lire le livre de Gregory Nagy d'abord pour ce qu'il est : un trajet dans le vaste monde de l'épopée, puisqu'une poésie qui se veut analogue à l'univers est diverse, riche et complexe comme un monde. Et Le Meilleur des Achéens est, en effet, à soi seul, un monde : tout à la fois enquête sur une intrigue (celle de l'Iliade), construction d'une tradition épique multiforme, et dérive contrôlée tout au long des chaînes signifiantes qui s'imposent au poète avec la nécessité propre à la diction formulaire. Mais si Le Meilleur des Achéens traite de la colère d'Achille et de la tradition épique, ce sont les mots, ou plutôt les noms (onoma désigne le mot comme nom), qui "assument l'essentiel" . Car les noms appellent le récit - ainsi que l'atteste le nom d'Achille, déchiffré comme désignant celui qui apporte de la souffrance (akhos) à son peuple en armes (le laos des Achéens) - et chaque "nom" en appelle quelques autres, toujours les mêmes, groupés en des formules auxquelles président conjointement la loi de la nécessité et celle de la variation. N. L.
Nombre de pages
448
Date de parution
23/02/1999
Poids
701g
Largeur
1mm
Plus d'informations
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EAN
9782020128230
Titre
Le meilleur des Achéens. La fabrique du héros dans la poésie grecque archaïque
ISBN
2020128233
Auteur
Nagy Gregory
Editeur
SEUIL
Largeur
1
Poids
701
Date de parution
19990223
Nombre de pages
448,00 €
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La poésie grecque antique naquit et grandit dans l'oralité. Elle fut d'abord une succession d'événements particuliers dans lesquels un interprète, réactualisant face à un public l'acte d'où avaient jailli les paroles et le chant, permettait à l'?uvre de rester elle-même en se recréant constamment. A bien lire la poésie de Sappho, d'Archiloque ou de Théognis, on découvre les traces de cette donnée fondamentale. Mais c'est Homère qui en reste le grand témoin. Dans une enquête minutieuse et documentée, Gregory Nagy met en lumière le processus qui a conduit dans l'Antiquité les philologues, mais aussi les politiques, à stabiliser les chants d'Homère et à leur donner, lorsque se fut éteinte la tradition des rhapsodes, cette forme fixe, mais mutilée, sous laquelle nous les connaissons. Des comparaisons recherchées bien au-delà du domaine classique, jusque dans les traditions des troubadours médiévaux et des chants rituels apaches, éclairent les traits essentiels de la poésie en acte dans le monde grec.
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