Nadar (Félix Tournachon pour l'état-civil : 1820-1910) est sans doute pour le grand public l'homme d'une seule activité : la photographie. Voilà qui s'appelle bien méconnaître l'énergie de l'énergumène. Nadar est en effet l'être aux multiples passions : médecine, journalisme, caricature, photographie, navigation aérienne et littérature. Autrement dit, Nadar est l'homme de son siècle qui se veut celui du progrès entendu du point de vue de la technique et de l'invention. C'est pour quoi Nadar sera au moins (est-on tenté de dire) journaliste, caricaturiste photographe, aérostier, et homme de lettres. Un véritable goût pour la littérature lui venant de très loin certainement, si l'on n'oublie pas que son père tenait commerce de librairie. Et comment oublier également cette cohorte d'écrivains dont les portraits photographiques parsèment la colossale collection de clichés que Nadar a réalisée ? Oui, Nadar est au coeur de la littérature de son siècle, comme il est au coeur de ses plus grands moments de création. Non, Nadar n'aura jamais cessé d'écrire, fictions comme essais. Et ces textes rédigés au fil des années et livrés aux revues et gazettes se verront régulièrement rassemblés poux devenir la matière de volumes, comme ces admirables Histoires buissonnières, publiées en 1877, un ensemble étonnant de proses vives, intenses et délicates, que Mallarmé considérait comme faisant partie des plus beaux poèmes en prose depuis Baudelaire.
Nombre de pages
56
Date de parution
18/10/2019
Poids
100g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9791094565513
Titre
Histoires buissonnières
Auteur
Nadar Félix
Editeur
WAKNINE
Largeur
155
Poids
100
Date de parution
20191018
Nombre de pages
56,00 €
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Inventeur en 1861 d'un procédé de photographie à la lumière artificielle, Nadar entreprend de lui faire de la publicité en photographiant des lieux souterrains et fantasmatiques de Paris. Ce sont d'abord les Catacombes, ces "lieux où, tout le monde veut être allé et où personne ne retournera", puis, peu après, les Egouts de Paris, le "noir rendez-vous de l'immense néant". Pendant plusieurs mois, dans des conditions techniques difficiles, il va prendre des dizaines de photographies de ces lieux. Il publiera par la suite le récit de ses visites et de ses expérimentations photographiques.
Je suis né aux approches de ces temps d'innocence où un ministre ne volait pas plus de cent mille francs : encore s'y mettaient-ils à deux, comme pour se faire mieux prendre, et, plus étrange encore condamner. Les moeurs étaient douces, les coeurs simples."
Résumé : Nadar est l'un des plus grands photographes de l'histoire. On connaît le portraitiste génial mais on ne doit pas oublier qu'il a été le premier à réaliser des photographies aériennes et souterraines. Il est l'une des figures majeures de son temps dont il a été l'un des principaux caricaturistes. Journaliste et mémorialiste, ses écrits restent essentiels pour connaître et comprendre la vie intellectuelle, artistique et culturelle de la France entre le règne de Louis Philippe et la présidence de Fallières. Il a été proche de George Sand et de Victor Hugo, ami de Baudelaire, de Gautier, de Daudet mais aussi de Daumier, Doré et Manet... Généreux, aventureux; exigeant, infatigable, travailleur, il est un bel exemplaire d'humanité. Mémoire d'un Géant contient plus de cent cinquante photographies dont beaucoup sont inconnues et un très grand nombre de textes oubliés.
Cette oeuvre fait partie de la série TREDITION CLASSICS. La maison d'édition tredition, basée à Hambourg, a publié dans la série TREDITION CLASSICS des ouvrages anciens de plus de deux millénaires. Ils étaient pour la plupart épuisés ou unique-ment disponible chez les bouquinistes. La série est destinée à préserver la littérature et à promouvoir la culture. Avec sa série TREDITION CLASSICS, tredition à comme but de mettre à disposition des milliers de classiques de la littérature mondiale dans différentes langues et de les diffuser dans le monde entier.
Résumé : Pour ses positions radicalement pacifistes, Rosa Luxemburg fut arrêtée et emprisonnée à plusieurs reprises entre 1915 et 1919, pour être bientôt assassinée, à coups de crosse de fusils et d'une balle dans la tête, avant que son corps soit jeté dans un canal. Le même jour, Karl Liebknecht, avec lequel elle a fondé la Ligue spartakiste, connaîtra le même sort. C'est à la femme de ce dernier, Sonia, que sont adressées ces Lettres de prison. A son plus grand étonnement, certainement, le lecteur y découvrira un véritable hymne, sans nul autre pareil, à la vie comme à la nature. D'un stoïcisme incomparable, en effet, Rosa Luxemburg s'attache, au fil des jours, aux mouvements du ciel et de ses couleurs, aux animaux, aux plantes qui peuvent l'entourer et qu'elle observe avec tendresse et félicité. Rien ne lui est indifférent, un moindre bourdonnement, la forme d'une pierre, les signes infimes du passage des saisons... Ce sont là des pages violemment émouvantes, d'une douceur sans équivalence. On pourrait presque dire : d'un grand bonheur. En ce sens, Marcel Conche a-t-il sans doute pleinement raison de noter que la sympathie de Rosa pour toutes les formes de la vie est si forte qu'elle trouve un réconfort dans la pensée que, quoi qu'il en soit de l'avenir de l'homme, des échecs humains, y compris de l'échec possible de la révolution, il y aura toujours la vie.
Résumé : Né à Samosate (vers 120 après J. C.) Lucien est tout à la fois rhéteur, philosophe, satiriste et grand voyageur. Son oeuvre imprégnée d'éloquence tout aussi brillante que mordante, se déploie comme un combat féroce, mené contre les superstitions, les impostures, les fanatismes et les charlatanismes. Parmi la richesse des thèmes traités se trouve ce dialogue consacré à la danse. Un dialogue digne de la culture grecque héritée de Platon et qui se fait défense et illustration de la danse comme pratique totale : comme science de tous les mouvements du corps et comme expression des passions de l'âme. Un petit chef-d'oeuvre de virtuosité et d'esprit, élevant la danse au rang d'art, et que l'on doit considérer, à n'en pas douter, comme l'une de ses plus belles apologies.
A tout le moins pourra-t-on dire qu'Emile-Allain Séguy (1877-1951) sait jouer de cette ambiguïté qui voudrait qu'il existe une différence de nature entre les Beaux-Arts et les Arts appliqués. Peintre et décorateur de formation, Séguy réalisera des illustrations de plantes, d'insectes, de papillons, qui s'inscrivent dans les styles Art nouveau et Art déco ; illustrations d'une richesse époustouflante, qui se trouveront être les modèles de motifs ornementaux et de compositions graphiques, destinés à l'industrie du textile et du papier peint. C'est très précisément ce mouvement même d'un art vers son application que désire mettre en valeur le présent ouvrage, afin de révéler combien les créations d'Emile-Allain Séguy, loin de se réduire à une simple application pratique, doivent être regardées comme des oeuvres d'art à part entière, au point de pouvoir y déceler, révélés, des compositions, des rythmes et des tonalités qui ne seraient pas sans nous rappeler des univers de musicalités nous conduisant à supposer que ces réalisations sont en leur fond comme en leur forme un art total.
Résumé : Afin d'assouvir son amour pour la botanique et plus spécifiquement encore pour les agrumes, Johan Christoph Volkhamer (1644-1720) ne se sera pas contenté de la culture, savante, de ses jardins. De cette passion dévorante, en effet, il fera un autre objet, de culture encore. Il s'agira cette fois d'un livre, comprenant deux volumes composés entre 1708 et 1714, et dans lesquels se trouvent collectés, comme semés aux cieux, citrons, oranges, cédrats. Deux cent cinquante-six planches, en tout, commandées à divers artistes et graveurs. Une obsession de premier ordre à n'en pas douter, mais qui sut accorder à ces fruits toute la primauté qu'ils méritent, au point de les voir occuper toute la place au-dessus de villes ou de scènes champêtres. Passion qui aura su fièrement élever ces fruits venus d'ailleurs au rang d'astres éminents et gorgés de couleurs, comme des sortes de soleils à flotter librement, et qui aura donné, sans doute, à ces natures mortes l'exceptionnel statut de natures vivantes.