Afin d'assouvir son amour pour la botanique et plus spécifiquement encore pour les agrumes, Johan Christoph Volkhamer (1644-1720) ne se sera pas contenté de la culture, savante, de ses jardins. De cette passion dévorante, en effet, il fera un autre objet, de culture encore. Il s'agira cette fois d'un livre, comprenant deux volumes composés entre 1708 et 1714, et dans lesquels se trouvent collectés, comme semés aux cieux, citrons, oranges, cédrats. Deux cent cinquante-six planches, en tout, commandées à divers artistes et graveurs. Une obsession de premier ordre à n'en pas douter, mais qui sut accorder à ces fruits toute la primauté qu'ils méritent, au point de les voir occuper toute la place au-dessus de villes ou de scènes champêtres. Passion qui aura su fièrement élever ces fruits venus d'ailleurs au rang d'astres éminents et gorgés de couleurs, comme des sortes de soleils à flotter librement, et qui aura donné, sans doute, à ces natures mortes l'exceptionnel statut de natures vivantes.
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Nombre de pages
60
Date de parution
21/10/2022
Poids
112g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782493282149
Titre
Astres
Auteur
Volkhamer Johann ; Guyon Franck
Editeur
WAKNINE
Largeur
155
Poids
112
Date de parution
20221021
Nombre de pages
60,00 €
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Sans doute existe-t-il deux catégories de littérateurs : les hommes de lettres et les êtres de lettres. A cette seconde appartient incontestablement Charles Nodier (1780-1844), poète, critique, romancier, grammairien, conteur, philologue, bibliophile, essayiste et bibliothécaire. Sans oublier qu'il fut également un passeur, lorsqu'il ouvrit vers 1820, à la bibliothèque de l'Arsenal, un salon recevant un cénacle d'écrivains certainement pleins d'avenir : Hugo, Dumas, Balzac, Nerval, Musset, Gautier... Etre de lettres, donc, surtout si l'on songe, parmi la multitude de textes de toute nature qui constituent son oeuvre, à celui qui recèle certainement l'attachement viscéral que portait Charles Nodier à l'idée même de littérature : Histoire du roi de Bohême et de ses sept châteaux, où s'élabore une véritable conception de l'écriture qui se met elle-même en scène et devient dès lors pour elle-même et son propre objet et son propre sujet. Texte d'une modernité totalement déroutante et chef-d'oeuvre qui se joue délicieusement et promptement des catégories de la fiction.
Même s'il considérait ses croquis sur nature comme de simples notes, le peintre Maurice Denis (1870-1943) a fait du dessin l'un de ses principaux outils de travail et a rempli de très nombreux carnets, dont presque cent cinquante sont conservés. Amoureux de l'Italie, il a parcouru la péninsule du nord au sud, sans oublier quelques autres pays du pourtour méditerranéen : Algérie, Espagne, Terre sainte, Grèce, Turquie... Autant d'escales où la lumière est une raison d'exercer son oeil et son outil. Ainsi les dessins aquarellés de Maurice Denis regorgent-ils d'arbres, de scènes et de paysages en tout genre, offrant un extraordinaire feu d'artifice de couleurs raffinées.
Résumé : La fortune a voulu que Robert Louis Stevenson et Marcel Schwob ne se soient jamais rencontrés. Ces deux contemporains ont toutefois, longuement, partagé bien des choses : des santés fragiles et des corps soumis à des maladies qui les emporteront ; une correspondance par-delà les mers, entre l'Amérique, l'Océanie et l'Europe ; et, surtout, François Villon, le poète et le malandrin, qui demeurera jusqu'au bout, pour eux deux, l'objet d'une véritable passion commune. C'est donc sous les auspices de cette haute figure poétique que le présent volume a décidé de faire se croiser, enfin, ces deux-là, en proposant, pour Stevenson, le conte dont il fait de Villon le personnage central ; et, pour Schwob, l'essai qu'il lui consacre en ouverture de Spicilège. Et l'occasion sera celle aussi, s'il en est besoin, de faire la découverte de deux grands écrivains dont l'admiration réciproque est à mettre au compte des plus justes et plus nobles amitiés.