Fichiers de police et de justice et libertés fondamentales
Nabat Yoann ; Peltier Virginie
MARE MARTIN
62,00 €
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EAN :9782386001741
Déployés massivement tout autant pour les enquêtes judiciaires, les activités des services de renseignement ou même à l'occasion d'événements particuliers, les fichiers de police et de justice échappent à un encadrement juridique clair, menaçant les libertés fondamentales. Ils peuvent atteindre la vie privée de chacun, mais aussi la liberté de manifester ou celle de choisir son travail, tout en participant d'une forme de société de contrôle ou de surveillance. Cette étude met en évidence l'inefficacité des garanties classiques et la disproportion des atteintes concédées par tous les citoyens bien au-delà des seules personnes condamnées. A travers une analyse rigoureuse du droit pénal et de la procédure, des décisions de justice rendues, mais aussi des enjeux philosophiques, criminologiques et théoriques, ce travail de thèse révèle les carences du droit actuel et propose des réformes concrètes pour mieux encadrer ces outils.
Nombre de pages
802
Date de parution
04/09/2025
Poids
300g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782386001741
Titre
Fichiers de police et de justice et libertés fondamentales
Auteur
Nabat Yoann ; Peltier Virginie
Editeur
MARE MARTIN
Largeur
160
Poids
300
Date de parution
20250904
Nombre de pages
802,00 €
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Les fichiers de police et de justice tissent une trame qui se resserre sur la société. Nés de pratiques anciennes d'identification, ils forment désormais une architecture tentaculaire où s'agrègent traces judiciaires, données biométriques, renseignements et soupçons policiers. Leur prolifération et leur usage extensif, des procédures pénales aux enquêtes administratives, renforcés par les interconnexions croissantes et les nouvelles technologies, transforment ces bases en matrice de surveillance continue. L'ouvrage retrace cette montée en puissance en dévoilant la manière dont ces fichiers façonnent la perception étatique des individus et redéfinissent brutalement le périmètre des libertés fondamentales.
La collection "Des situations pour apprendre", accompagnée d'un"DVD, offre des outils pratiques et structurés qui facilitent la mise en oeuvre de situations spécifiques à la maternelle, transférables aux besoins de la classe. Cet ouvrage propose 9 séquences concrètes qui reposent sur une exploitation structurée et approfondie du coin cuisine de la classe en maternelle, considéré à la fois comme un lieu de jeu et d'apprentissage. Ces séquences permettent l'appropriation du langage (formuler, comprendre, nommer) et la découverte de concepts mathématiques (classer, mémoriser, dénombrer). Les activités incitent en effet les élèves à se déplacer, à communiquer, à manipuler, à échanger, à compter... Programmées sur les niveaux PS et MS, elles suivent par ailleurs une progression qui tient compte de la maturité des élèves et des compétences relatives à chaque section de maternelle. Dans le livret sont présentés, pour chacune des séquences, les objectifs d'apprentissage, la mise en oeuvre enrichie d'observables relevés dans le film, les modalités d'évaluation avec des pistes éventuelles de remédiation et des prolongements."
La distinction de l'imperium et de la jurisdictio est une des plus anciennes distinctions de la science juridique européenne. Entre les mains du souverain, la jurisdictio est le pouvoir de rendre la justice et l'imperium celui d'user de la force. Cette souplesse notionnelle permet à la distinction de structurer l'intégralité du droit judiciaire privé. Dans ce cadre, la jurisdictio se présente alors comme le pouvoir de réalisation formelle du Droit - le Droit est dit - alors que l'imperium vise sa réalisation matérielle - le Droit est fait -. Cette perspective fonctionnelle permet de recouvrir les différents pouvoirs des organes judiciaires, le juge, bien sûr, mais aussi l'arbitre, l'huissier de justice, le greffier, le notaire ou le commissaire-priseur judiciaire. L'intérêt de la distinction ne s'arrête pas là. A l'échelle du jugement, d'abord, la jurisdictio se présente comme la source de l'autorité de la chose jugée ou de l'authenticité alors que l'imperium est à l'origine de sa force, obligatoire ou exécutoire. A l'échelle de l'office du juge, ensuite, le succès de la procédure de référé ou les transformations des contentieux familiaux et économiques se traduisent par un renforcement de l'imperium au détriment de la jurisdictio et par le glissement de la judicature vers la magistrature. A l'échelle de l'exécution forcée, enfin, le juge de l'exécution ou la procédure d'exequatur illustrent la nécessité d'un encadrement de l'imperium par la jurisdictio. Et c'est ainsi, par un jeu dialectique permanent entre intelligence et volonté, entre autorité et contrainte, bref, entre jurisdictio et imperium, que le droit processuel garantit au droit substantiel sa sanction et son triomphe.
Depuis les années 1990, le droit d'établissement des sociétés a connu une évolution sans précédent au sein du marché intérieur. En tant qu'opérateurs économiques, les sociétés devaient être les premières bénéficiaires de ce marché. Force est de constater qu'il n'existe toujours pas de véritable droit européen des sociétés. Cette carence a été comblée par l'action normative de la Cour de justice afin d'offrir aux sociétés les instruments juridiques nécessaires à leur mobilité. C'est ce qui ressort de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne qui est allée bien au-delà d'une simple coordination des droits nationaux. En effet, il ressort de sa jurisprudence que la Cour a profondément influencé la condition juridique des sociétés en bouleversant la notion même d'établissement. Partant, le droit d'établissement, le droit européen d'établissement des sociétés, apparaît alors comme un droit subjectif à la mobilité. Si le rattachement des sociétés au territoire d'un Etat constitue une condition inhérente à leur existence, l'exercice du droit d'établissement permet de faciliter la mobilité de celles-ci sans pour autant remettre en cause les compétences des Etats qui restent les seuls à déterminer les conditions de création et de fonctionnement des sociétés. Dès lors, le droit d'établissement apparaît comme un droit subjectif procédural.
En quelques années, depuis l'avènement du contrôle de la constitutionnalité des lois, le droit constitutionnel français a fait sa révolution, le constitutionnalisme gagné ses lettres de noblesse. Mais par quels tours et détours, une discipline et un mouvement, relativement confidentiels au début des années 70, sont-ils devenus à ce point incontournables aujourd'hui ? L'élucidation de ce phénomène passe par l'examen d'une évidence. Selon la doctrine majoritaire, ce processus était inéluctable, dès lors que l'on souhaite établir une démocratie constitutionnelle et un Etat de droit dignes de ce nom propres à "saisir la politique par le droit". Or, cette évidence est en vérité le produit d'une rhétorique savante élaborée par la doctrine afin de gagner à sa cause un auditoire de plus en plus large. C'est à l'examen de la recomposition du champ doctrinal français comme de ses prétentions à la scientificité qu'invite l'ouvrage de David Fonseca.
La connaissance est en soi un trésor" est une phrase de Jean Dausset (1916-2009) (prix Nobel de physiologie ou médecine) contenue dans son ouvrage consacré à l'aventure HLA. Le grand scientifique parle de la passion de la recherche. Il parle des trésors de la réflexion ayant permis la greffe d'organes. La médecine et le droit en sont les éléments nourriciers. Il importe aux deux disciplines d'apprendre pour mieux se comprendre. Une compréhension qui s'accompagne d'autres transplants juridiques dans l'espace et dans le temps. l'ouvrage constitue le tome 2 d'une histoire de la tolérance et de la transplantation entreprise avec le livre "L'homme s'affranchit du mystère" (tome 1).