Les pays africains ont repris, quasi intégralement pour certains comme la Côte d'Ivoire, l'ancien schéma administratif de leur métropole. Sous prétexte de "préserver l'unité nationale" et d'éviter les forces centripètes, le pouvoir politique a renforcé la gestion centralisée du pays. Parallèlement, depuis 30 ans, l'évolution de tout un peuple -a été pervertie : les disparités régionales se sont accrues ; les zones qui ont produit le "miracle économique ivoirien" tant vanté, n'on guère reçu le bénéfice social de leur travail ; les "personnalités", pour faire jouer le clientélisme, ont (parfois) "investi" dans leurs régions d'origine meme si celles-ci n'avaient que peu d'intérêt économique et démographique. Les "vitrines du développement" ont ainsi fleuri à coups de millions et milliards de CFA publics ; mais, encore aujourd'hui, le Grand Abidjan doit absorber coûte que coûte les migrations continues issues de l'ensemble du territoire, et pourtant, il n'a plus d'emplois ni d'espaces à offrir. D'où toutes les frustrations actuelles, explosives... Les "régionalistes", dont l'auteur, pensent qu'il est urgent maintenant de donner à chacun des 8 Ensembles "naturels" - qu'il détermine en fonction de leur homogénéité géographique et historique - les moyens de s'administrer et de sécréter eux-mentes des ressources susceptibles d'assurer leur réelle mise en valeur socio-conomique. Il en sera ainsi des riches Forets centrales comme du Nord-Ouest et du Nord-Est défavorisés, du Baoulé comme du Cavally, des pays Sénoufo et Agni comme de la région Atlantique. Leurs climat, population, potentialités, voies de communications internes et avec le reste du pays. etc. seront passées au crible afin de dégager t'esquisse d'un développement global ET local, intégré et autocentré. A l'heure où il semble que les droits de réflexion. de parole. d'association soient enfin rétablis pour tous en Côte d'Ivoire, voilà une évidente contribution au grand débat national sur le devenir du pays.
Nombre de pages
182
Date de parution
01/01/1990
Poids
264g
Largeur
135mm
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EAN
9782738405692
Titre
Régions et régionalisation en Côte-d'Ivoire
ISBN
273840569X
Auteur
N'guessan Zoukou laurent
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
264
Date de parution
19900101
Nombre de pages
182,00 €
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Il n'y aurait pas selon Aragon de différence fondamentale entre la prose et le vers pas plus qu'entre le roman et le poème. En 1956, Le Roman inachevé, l'autobiographie en vers d'Aragon, joue sur cette indifférenciation, mêlant récit de vie et lyrisme, récit factuel et fictionnel, franchissant la ligne de partage entre vers et prose. Dans sa diversité et sa démesure même, elle annonce, en ce milieu du vingtième siècle, le renouvellement des formes à venir comme elle anticipe étrangement certaines interrogations de notre modernité littéraire.
En vue de contribuer au débat sur l'interculturalité, les germanistes ivoiriens ont jugé bon de jeter un regard sur les relations interculturelles entre l'Afrique et l'Allemagne à travers le thème "L'Afrique subsaharienne dans ses relations avec les autres univers culturels. L'exemple du dialogue interculturel germano-africain" dans le cadre d'un colloque international qui s'est tenu en mai 2010 au centre culturel allemand (Goethe-Institut) d'Abidjan. Le présent livre rassemble certaines contributions de ce colloque international dédié au professeur Michel Kokora Gnéba. Cette rencontre scientifique a donné lieu à des réflexions dans les domaines de la littérature, de la philosophie, des relations diplomatiques entre l'Allemagne et les États africains ainsi que de l'histoire de l'Allemagne en Afrique. Les contributions en littérature et en philosophie se sont penchées sur l'oeuvre de Michel Kokora Gnéba qui traite en grande partie du dialogue culturel entre Allemagne et Afrique à travers ses réflexions sur les similitudes culturelles existant entre la vision du monde chez Hegel, Goethe et les romantiques allemands d'une part et les peuples négro-africains d'autre part.
Les textes réunis ici partent du postulat de l'écrivain français d'origine tchèque, Milan Kundera, à propos de ce qu'il désigne : " roman européen ". Ce dernier abolit les frontières entre littérature des grandes nations, autrement dit, littérature du Centre ou littérature occidentale et littérature des petites nations relevant de la périphérie. Le regard s'attache à ce roman qui n'est plus circonscrit au seul hémisphère Nord mais à un espace plus large. Expansion due à l'apport des écritures d'autres contrées que Kundera situe autour du trente-cinquième parallèle accoucheur de ce qu'il qualifie de " roman du Sud ". Autour dutrente-cinquième parallèle invite donc au décloisonnement des disciplines littéraires, tout comme à celui des hommes de lettres (francophones/français) pour ne retenir que la notion d'écrivain dépouillée de tout qualificatif, de l'écrivain concevant différemment la matière du roman, ses structures, n'hésitant pas à l'enrichir d'une fantaisie et d'un jeu produits par des imaginaires de tous bords. On examine indifféremment Zola, Aragon, Césaire, Kourouma, Annie Ernaux, Patrick Chamoiseau, Maryse Condé, Le Clézio ... bref ceux qu'on différenciait sous les qualificatifs " français/francophones ". Ainsi doit s'entendre Autour du trente-cinquième parallèle composé de deux parties : Parallèle Nord pour la première, Parallèle Sud pour la seconde. Nullement antithétiques, elles invitent au regard, non du comparatiste attitré mais à celui, interrogateur, du lecteur aujourd'hui déterritorialisé jusque dans sa pratique littéraire.
Il n'y aurait pas, selon Aragon, de différence fondamentale entre la prose et le vers pas plus qu'entre le roman et le poème. En 1956, "Le Roman inachevé", l'autobiographie en vers d'Aragon, joue sur cette indifférenciation, mêlant récit de vie et lyrisme, récit factuel et fictionnel, franchissant la ligne de partage entre vers et prose. Dans sa diversité et sa démesure même, elle annonce, en ce milieu du vingtième siècle, le renouvellement des formes à venir comme elle anticipe étrangement certaines interrogations de notre modernité littéraire.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...