Le dialogue culturel entre Afrique subsaharienne et Allemagne. Hommage au Professeur Michel Kokora G
N'Guessan Béchié Paul ; Niefind Petra
L'HARMATTAN
18,50 €
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EAN :9782296969308
En vue de contribuer au débat sur l'interculturalité, les germanistes ivoiriens ont jugé bon de jeter un regard sur les relations interculturelles entre l'Afrique et l'Allemagne à travers le thème "L'Afrique subsaharienne dans ses relations avec les autres univers culturels. L'exemple du dialogue interculturel germano-africain" dans le cadre d'un colloque international qui s'est tenu en mai 2010 au centre culturel allemand (Goethe-Institut) d'Abidjan. Le présent livre rassemble certaines contributions de ce colloque international dédié au professeur Michel Kokora Gnéba. Cette rencontre scientifique a donné lieu à des réflexions dans les domaines de la littérature, de la philosophie, des relations diplomatiques entre l'Allemagne et les États africains ainsi que de l'histoire de l'Allemagne en Afrique. Les contributions en littérature et en philosophie se sont penchées sur l'oeuvre de Michel Kokora Gnéba qui traite en grande partie du dialogue culturel entre Allemagne et Afrique à travers ses réflexions sur les similitudes culturelles existant entre la vision du monde chez Hegel, Goethe et les romantiques allemands d'une part et les peuples négro-africains d'autre part.
Nombre de pages
170
Date de parution
24/02/2012
Poids
220g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296969308
Titre
Le dialogue culturel entre Afrique subsaharienne et Allemagne. Hommage au Professeur Michel Kokora G
Auteur
N'Guessan Béchié Paul ; Niefind Petra
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
220
Date de parution
20120224
Nombre de pages
170,00 €
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Il n'y aurait pas selon Aragon de différence fondamentale entre la prose et le vers pas plus qu'entre le roman et le poème. En 1956, Le Roman inachevé, l'autobiographie en vers d'Aragon, joue sur cette indifférenciation, mêlant récit de vie et lyrisme, récit factuel et fictionnel, franchissant la ligne de partage entre vers et prose. Dans sa diversité et sa démesure même, elle annonce, en ce milieu du vingtième siècle, le renouvellement des formes à venir comme elle anticipe étrangement certaines interrogations de notre modernité littéraire.
Les textes réunis ici partent du postulat de l'écrivain français d'origine tchèque, Milan Kundera, à propos de ce qu'il désigne : " roman européen ". Ce dernier abolit les frontières entre littérature des grandes nations, autrement dit, littérature du Centre ou littérature occidentale et littérature des petites nations relevant de la périphérie. Le regard s'attache à ce roman qui n'est plus circonscrit au seul hémisphère Nord mais à un espace plus large. Expansion due à l'apport des écritures d'autres contrées que Kundera situe autour du trente-cinquième parallèle accoucheur de ce qu'il qualifie de " roman du Sud ". Autour dutrente-cinquième parallèle invite donc au décloisonnement des disciplines littéraires, tout comme à celui des hommes de lettres (francophones/français) pour ne retenir que la notion d'écrivain dépouillée de tout qualificatif, de l'écrivain concevant différemment la matière du roman, ses structures, n'hésitant pas à l'enrichir d'une fantaisie et d'un jeu produits par des imaginaires de tous bords. On examine indifféremment Zola, Aragon, Césaire, Kourouma, Annie Ernaux, Patrick Chamoiseau, Maryse Condé, Le Clézio ... bref ceux qu'on différenciait sous les qualificatifs " français/francophones ". Ainsi doit s'entendre Autour du trente-cinquième parallèle composé de deux parties : Parallèle Nord pour la première, Parallèle Sud pour la seconde. Nullement antithétiques, elles invitent au regard, non du comparatiste attitré mais à celui, interrogateur, du lecteur aujourd'hui déterritorialisé jusque dans sa pratique littéraire.
Il n'y aurait pas, selon Aragon, de différence fondamentale entre la prose et le vers pas plus qu'entre le roman et le poème. En 1956, "Le Roman inachevé", l'autobiographie en vers d'Aragon, joue sur cette indifférenciation, mêlant récit de vie et lyrisme, récit factuel et fictionnel, franchissant la ligne de partage entre vers et prose. Dans sa diversité et sa démesure même, elle annonce, en ce milieu du vingtième siècle, le renouvellement des formes à venir comme elle anticipe étrangement certaines interrogations de notre modernité littéraire.