Cet ouvrage est le fruit d'une rencontre entre orthodoxes, protestants et catholiques africains. Les interrogations qu'il porte sont d'autant plus d'actualité que l'Afrique est submergée par une vague de phénomènes allant des sectes aux groupes de prières, des mouvements charismatiques à la résurgence des cultes ancestraux, compte non tenu des diverses "sagesses" venues d'Occident et d'Orient. Si donc la crise des indépendances est aussi une crise spirituelle, le contact avec Dieu par l'Esprit peut-il avoir lieu en dehors de l'environnement de pauvreté et d'oppression qui marque le chrétien africain ? L'autre axe de la réflexion développée ici concerne le rôle des femmes et la place de l'expérience féminine dans l'Eglise. En marge des vulgates féministes importées, l'ouvrage s'interroge sur la mission de la femme dans l'économie du salut à partir de l'héritage culturel africain. De la tradition africaine pré-chrétienne se dégage en effet une anthropologie de la complémentarité de l'homme et de la femme. C'est à une reprise de cette tradition, dans le contexte actuel, que les Eglises chrétiennes sont aussi invitées. A travers cette étude, la théologie africaine post-conciliaire, qui s'affirme déjà comme l'une des plus prometteuses de cette fin de siècle, s'engage résolument vers la conquête de nouveaux objets. Nul doute que cette vitalité contribuera à renouveler le visage de la théologie tout court.
Nombre de pages
123
Date de parution
03/05/2000
Poids
166g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782858029273
Titre
Spiritualité et libération en Afrique
ISBN
285802927X
Auteur
Mveng Engelbert
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
166
Date de parution
20000503
Nombre de pages
123,00 €
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Depuis plusieurs décennies, la question de savoir s'il est encore possible d'être chrétien sans se renier comme africain hante la conscience nègre. En effet, dans sa prétention à l'universel, la proposition chrétienne transmise au continent noir a souvent omis de vaincre toute la distance nécessaire qui la lie à son expression particulière en Occident. Or, si le Christ par lequel Dieu se fait chair est le langage de Dieu en actes, la tâche d'évangélisation n'a d'universalité que dans le respect qu'elle a des hommes dans leur liberté et dans leurs identités culturelles. Cet ouvrage s'inscrit dans une démarche visant à dévoiler les possibilités de réalisation d'un christianisme africain en communion avec l'Eglise universelle. Engelbert Mveng intègre dans sa réflexion l'ensemble des traditions africaines depuis l'Egypte antique, jusqu'aux problèmes actuels. Pour que l'Evangile trouve sa pertinence en Afrique noire, il défend l'idée d'un Concile Africain. En proposant comme clé d'interprétation de l'historicité des sociétés africaines le concept de "paupérisation anthropologique", il introduit dans le débat théologique universel autour du thème de la libération un instrument original. Nul doute que, ce faisant, il interpelle fortement les théologies sud-américaines de la libération, dont on pensait, à tort, qu'elles disposeraient du monopole de la réflexion sur les formes de pauvreté dans le Tiers-Monde contemporain.
Malgré les impressionnantes richesses dont regorge l'Afrique, la misère et la pauvreté y sévissent et y ont fait leur nid. Désenchantement est un chant lyrique de quarante poèmes, dont la thématique puise son inspiration au coeur même des angoisses quotidienne de l'homme.
Envisager l'unité nationale dans un contexte multiethnique, multilinguistique et proportionnellement multipartiste, voici le champ de réflexion dans lequel s'est engagé l'auteur de ce livre. Comment l'unité nationale camerounaise peut-elle se réaliser dans un contexte qui a tendance à construire les différences plutôt qu'à les dépasser ou à les assumer ? L'auteur fait un diagnostic de la situation sociale camerounaise au bout de laquelle il se rend compte que la corruption brûlante profite de la configuration sociale pour s'étendre et fragiliser les efforts de progrès et de développement. Il pense que la solution passe par une nouvelle perception de l'identité camerounaise. Celle-ci pourrait être fondatrice d'une citoyenneté plus responsable. Il faut réapprendre ce qu'est le Cameroun et, dans la mesure du possible, susciter des actions communes qui pourraient devenir les leviers d'une telle démarche. Ce défi ne peut être relevé que par les Camerounais eux-mêmes, à travers une mobilisation éthique et patriotique conséquente. L'unité nationale ne saurait simplement être une coexistence pacifique des Camerounais d'origines ou de sensibilités socioculturelles différentes. Il s'agit de gagner le pari de la prospérité et du vivre-ensemble chez soi, pas seulement pour soi, mais avec les autres, doublé du désir, quotidiennement renouvelé, de construire un destin commun harmonieux et paisible.
Voici une contribution particulièrement essentielle sur le régime des Khmers rouges. Essentielle par sa dimension tragique puisque les six enfants de l'auteur y ont laissé leur vie. Essentielle par l'exceptionnelle personnalité de l'auteur qui ne survivra qu'à force de volonté et d'intelligence. Essentielle par les conditions de sa réalisation puisque l'ouvrage est le fruit d'une collaboration étroite avec un universitaire qui a voulu passer au crible de la rigueur scientifique la plus exigeante un témoignage a priori incroyable.Par-delà le cri des suppliciés, apparaît pour la première fois en plein jour le caractère planifié, décentralisé, ramifié jusque dans les plus petites agglomérations d'une organisation carcérale parmi les plus terrifiantes de l'histoire.Enfin ce livre projette sur la période actuelle une étonnante lumière qui explique les difficultés que rencontrent ceux qui voudraient aider ce malheureux pays à renaître. Il met en évidence les soutiens dont les Khmers rouges disposent jusque chez les Thaïs qui les utilisent dans leur recherche d'un équilibre face au Viêt-nam.Tout cela serait insoutenable si le ton n'était empreint d'une remarquable sérénité qui transforme l'horreur en leçon d'humanité et d'espérance.Moeung Sonn est arrivé en France en 1979. Il habite aujourd'hui la région lyonnaise avec sa famille.Henri Locard, universitaire, a recueilli son témoignage et habite également Lyon. Il est professeur d'anglais à l'université Lumière-Lyon 2.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...