Traite négrière et expérience du temps dans le roman afro-américain
Mvé Bekale Marc
L'HARMATTAN
22,00 €
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EAN :9782296018747
Certes, l'histoire de la traite négrière a fait l'objet d'une abondante littérature, il en reste néanmoins des " zones de silence " que tente d'explorer cet ouvrage : comment s'articula l'expérience temporelle des captifs africains lors du voyage tragique vers les Amériques qu'on a appelé " Middle Passage " ? Le temps calendaire ou historiographique, à travers lequel le " Middle Passage " a toujours été perçu, ne se révèle-t-il pas lacunaire dès l'instant que l'univers subjectif des esclaves est pris comme point focal pour saisir la temporalité de la traite atlantique ? La présente étude montre que le genre littéraire dit " transatlantic slave narrative ", faisant un retour symbolique vers le temps des voyages négriers, cherche à élucider les non-dits de l'Histoire officielle. Il se déploie en un lieu aporétique où l'historien ne peut intervenir parce que le factuel y est hypothétique. La particularité de ce travail réside alors dans une approche qui opère selon les modalités de la contre-histoire en vue de faire émerger l'histoire tue. Elle soulève des interrogations d'ordre philosophique quant aux stratégies de préservation et d'évacuation de la mémoire, examine les constructions théoriques sur l'écriture métisse ou diasporique. L'ouvrage va bien au-delà du traumatisme de la Traite pour renouveler le questionnement sur l'identité noire contemporaine. Une identité mosaïque et rhizomorphe, soumise à la législation des métamorphoses, qui noue et dénoue son essence dans le mouvement et l'aléatoire.
Nombre de pages
233
Date de parution
02/01/2007
Poids
252g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296018747
Titre
Traite négrière et expérience du temps dans le roman afro-américain
ISBN
2296018742
Auteur
Mvé Bekale Marc
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
252
Date de parution
20070102
Nombre de pages
233,00 €
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Cet ouvrage est constitué de chroniques qui analysent sans fard l'instauration au Gabon d'un régime politique assimilable au nihilisme d'Etat, lequel utilise trois principaux leviers : la menace militaire contre la population, l'annihilation du suffrrage universel à travers des simulacres électoraux et la sujétion des institutions. Ces chroniques participent également de la stratégie de consolidation d'une culture intellectuelle de résistance dont l'enjeu est de combattre, avec des mots justes, les maux qui obstruent les chemins de l'avenir du continent africain.
Au moment où les pays arabo-musulmans opèrent une mue grâce à des révolutions démocratiques, l'Afrique centrale, quant à elle, s'enlise dans des successions dynastiques. Les autocrates d'hier ne se sentent pas menacés. Les fils d'anciens despotes, délégitimés par les populations, sont légitimés par la communauté internationale qui refuse de voir dans ces nouveaux régimes politiques l'expression insidieuse du "pouvoir voyou". Le Gabon en est un exemple flagrant. Depuis 1990, ce pays est le théâtre de coups d'Etat électoraux. Arrivé au pouvoir grâce à une parodie électorale, Ali Ben Bongo a mis en place la stratégie politique de l'anaconda, qui avait déjà bien réussi à son père. Elle consiste à étouffer les voix discordantes, à se servir des forces armées pour consolider sa mainmise sur le pays, à verrouiller l'appareil de l'Etat ainsi que les institutions dites républicaines, à refuser au peuple gabonais le libre choix de ses dirigeants politiques, mécanisme de contrôle du pouvoir pourtant nécessaire à la bonne gouvernance et au développement économique. L'émergence reste pour l'instant un mantra creux. Comment y croire au sein d'un Etat régi par l'arbitraire, contrôlé à tous les étages par un seul parti politique (le PDG) et un Ali Ben Bongo issu d'une tradition politique profondément corrompue ? Résister à un tel régime n'est pas l'affaire d'un jour. D'une échéance électorale. De quelques manifestations ponctuelles et sporadiques souvent réprimées. Le refus de tout ordre politique illégitime procède d'une position morale et philosophique. Il s'agit d'un Etat d'esprit. Il est affirmation de son être-au-monde. Jusqu'au triomphe de l'ordre juste. Légitime. Mais ce nouvel ordre ne viendra pas de lui-même. Il devra être arraché par la lutte. L'émergence véritable du Gabon apparaît alors consubstantielle à la violence.
Dans ses efforts pour la renaissance et la reconnaissance de l'Afrique, Léopold Sédar Senghor a élaboré une philosophie de l'art fondée sur l'identification des paradigmes inhérents au style afro-diasporique : le génie du rythme et l'hégémonie du mouvement, source d'un négro-orphisme où l'émotion apparaît consubstantielle de la commotion. S'inscrivant dans la continuité de la pensée senghorienne, le présent ouvrage met en place la théorie d'une esthétique kinésique et tente de l'appliquer à l'étude des pratiques oratoires, musicales, sportives, chorégraphiques afro-diasporiques. Il montre comment l'idiosyncrasie africaine a servi de matrice à de nouveaux langages plastiques et musicaux tant en Europe qu'aux Amériques. Il en est ainsi de la geste jazzistique de Wynton Marsalis, examinée ici en lien avec la statuaire oraculaire nkisi nkondi du Congo, les polyphonies des peuples "pygmées", le bwiti et le mvet, culte et art verbal d'Afrique centrale. L'esthétique du jazz, du basket-ball, du hip-hop, des cultes religieux et des musiques diasporiques se rattache essentiellement à l'Afrique noire par la virtuosité expressive, la vitalité kinesthésique et la démocratisation du rythme. Libératrice, jouissive, délice dionysiaque, elle traduit le goût, la passion d'exister ainsi que la faculté de résistance d'une sensibilité culturelle qui a su surmonter les tragédies de l'Histoire avant de trouver de nouvelles voies de régénération et de dissémination dans le corps et l'âme des sociétés postmodernes.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.