Méditations senghoriennes. Vers une ontologie des régimes esthétiques afro-diasporiques
Bekale Marc Mvé
L'HARMATTAN
28,01 €
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EAN :9782343028200
Dans ses efforts pour la renaissance et la reconnaissance de l'Afrique, Léopold Sédar Senghor a élaboré une philosophie de l'art fondée sur l'identification des paradigmes inhérents au style afro-diasporique : le génie du rythme et l'hégémonie du mouvement, source d'un négro-orphisme où l'émotion apparaît consubstantielle de la commotion. S'inscrivant dans la continuité de la pensée senghorienne, le présent ouvrage met en place la théorie d'une esthétique kinésique et tente de l'appliquer à l'étude des pratiques oratoires, musicales, sportives, chorégraphiques afro-diasporiques. Il montre comment l'idiosyncrasie africaine a servi de matrice à de nouveaux langages plastiques et musicaux tant en Europe qu'aux Amériques. Il en est ainsi de la geste jazzistique de Wynton Marsalis, examinée ici en lien avec la statuaire oraculaire nkisi nkondi du Congo, les polyphonies des peuples "pygmées", le bwiti et le mvet, culte et art verbal d'Afrique centrale. L'esthétique du jazz, du basket-ball, du hip-hop, des cultes religieux et des musiques diasporiques se rattache essentiellement à l'Afrique noire par la virtuosité expressive, la vitalité kinesthésique et la démocratisation du rythme. Libératrice, jouissive, délice dionysiaque, elle traduit le goût, la passion d'exister ainsi que la faculté de résistance d'une sensibilité culturelle qui a su surmonter les tragédies de l'Histoire avant de trouver de nouvelles voies de régénération et de dissémination dans le corps et l'âme des sociétés postmodernes.
Nombre de pages
308
Date de parution
10/03/2015
Poids
380g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343028200
Titre
Méditations senghoriennes. Vers une ontologie des régimes esthétiques afro-diasporiques
Auteur
Bekale Marc Mvé
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
380
Date de parution
20150310
Nombre de pages
308,00 €
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Au moment où les pays arabo-musulmans opèrent une mue grâce à des révolutions démocratiques, l'Afrique centrale, quant à elle, s'enlise dans des successions dynastiques. Les autocrates d'hier ne se sentent pas menacés. Les fils d'anciens despotes, délégitimés par les populations, sont légitimés par la communauté internationale qui refuse de voir dans ces nouveaux régimes politiques l'expression insidieuse du "pouvoir voyou". Le Gabon en est un exemple flagrant. Depuis 1990, ce pays est le théâtre de coups d'Etat électoraux. Arrivé au pouvoir grâce à une parodie électorale, Ali Ben Bongo a mis en place la stratégie politique de l'anaconda, qui avait déjà bien réussi à son père. Elle consiste à étouffer les voix discordantes, à se servir des forces armées pour consolider sa mainmise sur le pays, à verrouiller l'appareil de l'Etat ainsi que les institutions dites républicaines, à refuser au peuple gabonais le libre choix de ses dirigeants politiques, mécanisme de contrôle du pouvoir pourtant nécessaire à la bonne gouvernance et au développement économique. L'émergence reste pour l'instant un mantra creux. Comment y croire au sein d'un Etat régi par l'arbitraire, contrôlé à tous les étages par un seul parti politique (le PDG) et un Ali Ben Bongo issu d'une tradition politique profondément corrompue ? Résister à un tel régime n'est pas l'affaire d'un jour. D'une échéance électorale. De quelques manifestations ponctuelles et sporadiques souvent réprimées. Le refus de tout ordre politique illégitime procède d'une position morale et philosophique. Il s'agit d'un Etat d'esprit. Il est affirmation de son être-au-monde. Jusqu'au triomphe de l'ordre juste. Légitime. Mais ce nouvel ordre ne viendra pas de lui-même. Il devra être arraché par la lutte. L'émergence véritable du Gabon apparaît alors consubstantielle à la violence.
Loin de s'apparenter à une simple démarche " folklorique ", seule soucieuse de l'apparence et de la surface, cette étude à la fois historique, sociologique, mythologique et formelle entraîne le lecteur dans une plongée en forme de voyage initiatique à l'intérieur d'une culture fang captée à la fois dans sa complexité et son ambiguïté.
La démocratie gabonaise est-elle en progression ou en régression ? Telle est la principale question à laquelle tente de répondre cet ouvrage en montrant que l'enlisement de la transition démocratique au Gabon est d'abord à rechercher dans des institutions politiques qui ont installé le pays dans le statut hybride de "postcolonie". L'auteur aborde également la question de la pauvreté sous l'angle d'une idéologie nihiliste que donne à voir l'existence des bidonvilles sordides dans "l'émirat pétrolier" d'Afrique centrale.
Le présent ouvrage comprend trois grands axes. Le premier examine le lien entre l'activité magique et l'activité politique en Afrique Noire. Mettant en lumière la " matrice morale " de cette aire culturelle, il montre comment la prédominance du discours magique dans la sphère publique nuit à l'émergence des États démocratiques viables. L'abandon de certains schémas de pensée, nécessaire à la bonne gouvernance, passe alors par le renouvellement du débat autour de la question controversée de l'universalité ou de la relativité des valeurs démocratiques. Le but ici est de saisir l'incidence des archétypes culturels dans le processus de consolidation des jeunes démocraties africaines. La dernière partie est consacrée à la question du rapport entre l'exploitation pétrolière et la renaissance économique africaine. Loin d'une fatalité, le pétrole reste toujours une planche de salut pour nombre de pays, pourvu que sa gestion s'accompagne d'une profonde réforme des institutions politiques.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.