Scènes de la vie de Bohême. Edition revue et corrigée
Murger Henry
L'HARMATTAN
25,40 €
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EAN :9782730702041
Dans le Paris des années 1840, Rodolphe, Schaunard, Marcel et quelques autres forment une petite société d'artistes marginaux, poursuivis par leurs créanciers et rêvant de gloire. Poètes et musiciens au ventre creux, rapins prompts à embobiner le bourgeois, philosophes fumeux épris de grisettes, ils ont vingt ans, peuplent les mansardes du Quartier latin, mènent une vie volage et aiment se retrouver au café Afointés, où "le premier devoir du vin est d'être rouge". Mais le désespoir guette, lorsqu'un chasse du soir au matin la pièce de cinq francs sans jamais sortir de la misère et de l'anonymat... Avec cette série de scènes fantaisistes inspirées de son expérience, Henri Murger, fils de concierge autodidacte qui fréquenta Nadar, Champfleury et Baudelaire, n'offre pas seulement un formidable document littéraire et social sur la condition de l'artiste : il signe aussi un texte au style tapageur sur la telle de la jeunesse et la perte des illusions. Mêlant romantisme et réalisme, marquant la naissance d'une langue et d'un mythe, les Scènes connurent à leur parution en 1851 un immense succès, et inspirèrent tous ceux qui, de Puccini à Aznavour, ont aimé la bohème.
Nombre de pages
304
Date de parution
01/12/2004
Poids
328g
Largeur
240mm
Plus d'informations
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EAN
9782730702041
Titre
Scènes de la vie de Bohême. Edition revue et corrigée
ISBN
2730702040
Auteur
Murger Henry
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
240
Poids
328
Date de parution
20041201
Nombre de pages
304,00 €
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Tout le monde a pleuré aux amours de Rodolphe et de Mimi. Mais peu de gens ont lu le roman de Murger, dont le buste trône mélancoliquement dans l'un des coins les plus délaissés du Luxembourg et qui a pourtant laissé avec les Scènes de la vie de bohème une sorte de testament du romantisme, à la fois ironique et désespéré. De la bohème, les romantiques ont fait un long usage, depuis Nodier, Nerval et Musset jusqu'à Baudelaire ou même Hugo. Aux maîtres ont succédé les personnages familiers de Murger : grisettes au coeur tendre et aux poumons fragiles, étudiants et rapins qui préféraient aux amphithéâtres les banquettes du café Momus... Bref, ce que nous appelons aujourd'hui des marginaux. Mais la bohème a également contribué à la naissance du réalisme : c'est dans ses rangs que sont apparus, pleins du souvenir de leur jeunesse tumultueuse, ceux qui, de Courbet à Vallès, allaient donner une forme nouvelle à la littérature et aux arts de la seconde moitié du XIXème siècle.
Il exista autrefois sous le nom singulier de "Buveurs d'eau" une petite société de jeunes gens qui, associant leurs espérances et leurs travaux, avaient entrepris de rétablir dans la vie d'artiste les traditions de travail indépendant et sérieux, qui s'oublient si facilement face aux entraînements de la vogue passagère et aux séductuions de l'industrie. Tous en fants de familles pauvres, ils avaient commencé de bonne heure l'apprentissage des privations. Ce sont les luttes douloureuses de l'intelligence avec la nécessité au sein de cette singulière société, que nous peignent les récits qu'on va lire" (Henry Murger).