Aux carrefours du labyrinthe. Narration et fragmentation chez Assia Djebar, Sabiha Khemir, Rachida M
Muratore Mary Jo
L'HARMATTAN
38,00 €
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EAN :9782343236070
C'est à travers le prisme de la déconstruction et de la reconstruction que prend forme cette étude de trois écrivaines magrébines (Assia Djebar, Sabiha Khemir et Rachida Madani), toutes femmes, toutes contemporaines, toutes déracinées, toutes culturellement à part d'une façon ou d'une autre, et toutes trois en quête d'un triomphe (culturel ou textuel) qui ne peut ni ne va advenir. Dans un effort délibéré et nécessaire de forger un chemin alternatif, il faut résolument, si ce n'est avec soumission, s'affranchir des tropes de ces uvres, de manière à situer et à exhumer les foyers de désespoir et de perte, de distance et d'intimité, du soi et de l'autre, de victoire et de trahison. A travers ce processus narratif, toutes les strates de la lutte discursive en viennent à définir le tissu même de la fragmentation. Nous voilà donc aux carrefours du labyrinthe.
Nombre de pages
142
Date de parution
24/06/2021
Poids
269g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782343236070
Titre
Aux carrefours du labyrinthe. Narration et fragmentation chez Assia Djebar, Sabiha Khemir, Rachida M
Auteur
Muratore Mary Jo
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
140
Poids
269
Date de parution
20210624
Nombre de pages
142,00 €
Disponibilité
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L'oeuvre de Molière regorge de possibilités infinies que nul ne saurait épuiser : une telle pluralité intrinsèque résiste en effet à la clôture, voire à toute analyse définitive. Ainsi cette création somptueusement multidimensionnelle nous exhorte-t-elle à explorer autrement cette sublime entreprise d'origine néoclassique. Dans cette optique, cet ouvrage réunit une trentaine de re-lectures contemporaines, à la fois hétérogènes et cohérentes, qui proposent de nouvelles perspectives, de nouvelles approches textuelles et contextuelles, des découvertes exégétiques et de nouvelles " auscultations " poétiques. Ces textes incarnent un renouveau et un certain renouvellement moliéresques.
Parcourir le vaste panorama hétéroclite d'ouvrages consacrés à la littérature postcoloniale, c'est faire face aux invocations d'un projet largement amorphe, indéfinissable, chargé d'équivoque, résistant à la consonance, au calibrage, à la résolution et, en tant que tel, sous-tendu par d'irrévocables entraves. Le discours narratif qui en provient labyrinthique, instable ne peut qu'engendrer maintes variantes d'une insidieuse défaite. Or "l'expérience postcoloniale" , tellement envisagée, s'engouffre inextricablement dans un état de constante mutation, toujours embryonnaire, toujours à la dérive, privée de repères identitaires, et donc péniblement assujettie aux contorsions de l'indicible. Quelles qu'en soient les justifications herméneutiques, elles ne tracent ni ne représentent qu'une seule dimension d'une entreprise profondément complexe et plurivalente. En effet, le texte postcolonial enraciné dans l'errance, dans la précarité, dans l'informe, et assurément moins complaisant que subversif refuse a priori toutes les tentatives de décodage univoque, minimaliste, si nombreuses soient-elles. Afin de porter remède à ces actes de dégradation, il faudrait ouvrir une voie jusque-là obstruée. Ce qui fut indicible doit être interrogé et transgressé en vue d'ouvrir un nouvel espace où le long silence du passé est supplanté par les voix exhumées, précédemment absentes et inconnues, trop longtemps ancrées dans la soumission . Que cette parole retrouvée, énoncée librement remporte la victoire, véritable conquête rédemptrice. Pour Joseph Zobel, Ferdinand Oyono et Sembène Ousmane, la lutte pour la libération métaphysique et linguistique est éloquemment métaphorisée et emplie de signifiants régénérateurs, bien qu'entachée par le passé. Des vestiges de l'immobilité d'antan émerge un contre-discours : une poétique nouvelle et irrévocable du triomphe postcolonial.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...