ECRITURE, DIFFERENCE ET RECALIBRAGE - POUR UNE NOUVELLE PATHOLOGIE DU DISCOURS POSTCOLONIAL
MURATORE M. J.
L'HARMATTAN
40,00 €
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EAN :9782140487354
Parcourir le vaste panorama hétéroclite d'ouvrages consacrés à la littérature postcoloniale, c'est faire face aux invocations d'un projet largement amorphe, indéfinissable, chargé d'équivoque, résistant à la consonance, au calibrage, à la résolution et, en tant que tel, sous-tendu par d'irrévocables entraves. Le discours narratif qui en provient labyrinthique, instable ne peut qu'engendrer maintes variantes d'une insidieuse défaite. Or "l'expérience postcoloniale" , tellement envisagée, s'engouffre inextricablement dans un état de constante mutation, toujours embryonnaire, toujours à la dérive, privée de repères identitaires, et donc péniblement assujettie aux contorsions de l'indicible. Quelles qu'en soient les justifications herméneutiques, elles ne tracent ni ne représentent qu'une seule dimension d'une entreprise profondément complexe et plurivalente. En effet, le texte postcolonial enraciné dans l'errance, dans la précarité, dans l'informe, et assurément moins complaisant que subversif refuse a priori toutes les tentatives de décodage univoque, minimaliste, si nombreuses soient-elles. Afin de porter remède à ces actes de dégradation, il faudrait ouvrir une voie jusque-là obstruée. Ce qui fut indicible doit être interrogé et transgressé en vue d'ouvrir un nouvel espace où le long silence du passé est supplanté par les voix exhumées, précédemment absentes et inconnues, trop longtemps ancrées dans la soumission . Que cette parole retrouvée, énoncée librement remporte la victoire, véritable conquête rédemptrice. Pour Joseph Zobel, Ferdinand Oyono et Sembène Ousmane, la lutte pour la libération métaphysique et linguistique est éloquemment métaphorisée et emplie de signifiants régénérateurs, bien qu'entachée par le passé. Des vestiges de l'immobilité d'antan émerge un contre-discours : une poétique nouvelle et irrévocable du triomphe postcolonial.
Date de parution
05/06/2023
Poids
284g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782140487354
Titre
ECRITURE, DIFFERENCE ET RECALIBRAGE - POUR UNE NOUVELLE PATHOLOGIE DU DISCOURS POSTCOLONIAL
Auteur
MURATORE M. J.
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
140
Poids
284
Date de parution
20230605
Nombre de pages
0,00 €
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It is from the vantage point of deconstruction and reconstruction that this analysis of three novels written by three French Maghrebian writers (Assia Djebar, Sabiha Khemir and Rachida Madani) takes shape. The three women writers are contemporary, all dislocated, all culturally apart, in one sense or another, and are all in quest of a triumph (cultural or textual) that will not and cannot come to be.
Molière Métatextualiste s'efforce de mettre à jour les préoccupations esthétiques qui se cachent sous la surface des comédies les plus autoréflexives et les plus problématiques de Molière : L'Ecole des femmes, La Critique de L'Ecole des femmes, L'Impromptu de Versailles, Tartuffe, Dom Juan, Le Misanthrope, et Le Bourgeois gentilhomme. Un décodage métadramatique fournit alors des clés essentielles à la complexité de la poésie de Molière, tout en soulignant à quel point cette oeuvre opère tel un projecteur hyper-réflexif sur elle-même. Une fois décryptées, non plus comme un dialogue entre le dramaturge et le critique, mais plutôt comme un échange entre le dramaturge et lui-même, les clés de l'oeuvre d'art - autopropulsée et prise dans un processus d'involution - sont mises en scène et portent une lumière différente sur (voire corrigent) pléthore de lectures conventionnelles et bien connues. Il ne s'agit plus d'une question d'auto-référence, parsemée çà et là tels des morceaux éloquents d'illumination théâtrale, mais bien des structures mêmes du projet artistique qui se tapissent de manière palpable en-dessous et au-delà de toutes les surfaces et qui, à l'unisson, dévoilent un monde de manoeuvres métatextuelles.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...