J'entretiens depuis longtemps une étrange relation d'amour-haine avec les Etats-Unis, un pays que j'admire pour bien des raisons - dont les plus évidentes sont le cinéma, la littérature et la musique - et que je déteste pour d'autres. J'ai par ailleurs une relation personnelle avec ce pays : ma soeur et mes deux nièces y vivent. Tout ceci me pousse à voyager aux Etats-Unis, à écrire sur ce pays et à tenter de le comprendre. Une grande part de mes romans sont le fruit de voyages. Un roman, en soi, est un voyage, aussi bien physique que mental. De ma fascination-répulsion pour Las Vegas est né Babylone Vegas. J'ai voulu revenir au personnage central de ce roman écrit après un séjour dans la ville du jeu et un reportage qui m'avait été commandé par une revue et qui fut illustré par des photos d'Helmut Newton. Je voulais revenir sur ce qui lui était arrivé avant son voyage à Las Vegas. J'avais passé quelques jours à Tijuana, un territoire dangereux, très littéraire mais où il n'est pas recommandé de vivre - et où la situation est bien pire aujourd'hui. C'est ainsi qu'a commencé à surgir La Frontière sud, un roman de la frontière, avec deux trames entrecroisées : celle du vendeur d'assurances Mike Demon, qui mène une double vie et s'amourache d'une magnifique prostituée mexicaine de Tijuana lors de l'une de ses escapades hors de la routine matrimoniale, et celle de Fred Vargas (rien à voir avec la romancière française, son nom vient du personnage incarné par Charlton Heston dans La Soif du mal d'Orson Welles), un policier mexicain violent, également proche de cette prostituée. C'est de la juxtaposition de ces deux mondes frontaliers, aussi proches physiquement qu'éloignés culturellement et économiquement, qu'a surgi La Frontière sud. C'est un roman noir plein d'action, une sorte de western bourré de violence, de sexe aussi, mais j'en retiens surtout cet affrontement nord-sud séculaire qu'incarnent respectivement Mike Demon et Fred Vargas. Il se trouve par ailleurs que ce roman a anticipé sur le plan littéraire, des décisions personnelles cruciales que j'ai été amené à prendre peu de temps après, au moment de sa publication. Sans le savoir, je venais d'écrire un épisode de ma vie qui n'avait pas encore eu lieu mais qui devait déjà sommeiller dans mon subconscient. Un livre prémonitoire, donc. Je ne sais pas s'il y a lieu de s'en satisfaire, mais de fait ma vie est un peu la conséquence de ce roman. La littérature vous joue parfois de drôles de tours..."
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Nombre de pages
314
Date de parution
02/09/2015
Poids
414g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782330053031
Titre
La frontière sud
Auteur
Muñoz José Luis ; Carrasco Alexandra
Editeur
ACTES SUD
Largeur
145
Poids
414
Date de parution
20150902
Nombre de pages
314,00 €
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Résumé : Ca fait dix ans que Mike Demon se coltine les déserts de Californie, du Nevada et de l'Arizona pour vendre des polices d'assurances agricoles. Ce jour-là, il en a encore une à fourguer avant de rentrer chez lui à Los Angeles. C'est l'anniversaire de la mort du King, il fait quarante-cinq degrés, on a retrouvé deux vieux grillés dans leur voiture et le moteur de la vieille Taurus commence à fondre. Demon prend la première sortie. Bienvenue à Las Vegas. Au garage, on lui annonce deux jours de réparation, mais pour Demon ça veut surtout dire deux jours à rester coincé dans le temple de la perdition. Et quand on est le fils d'un puritain qui s'est ruiné au jeu avant de se suicider, ça fait deux jours de trop. Alors quand les pièces de la Taurus tardent à arriver, Demon cède à son tour aux sirènes de la Grande Tentatrice et entre dans une frénésie de jeu, d'alcool et de sexe. Des lumières aveuglantes des salles de jeu climatisées aux chambres d'hôtel où la Bible côtoie le bottin des prostituées, Demon plonge lentement dans un enfer dont Las Vegas n'est peut-être que l'antichambre.
Ça fait dix ans que Mike Demon se coltine les déserts de Californie, du Nevada et de l'Arizona pour vendre des polices d'assurances agricoles. Ce jour-là, il en a encore une à fourguer avant de rentrer chez lui à Los Angeles. C'est l'anniversaire de la mort du King, il fait quarante-cinq degrés, on a retrouvé deux vieux grillés dans leur voiture et le moteur de la vieille Taurus commence à fondre. Demon prend la première sortie. Bienvenue à Las Vegas. Au garage, on lui annonce deux jours de réparation, mais pour Demon ça veut surtout dire deux jours à rester coincé dans le temple de la perdition. Et quand on est le fils d'un puritain qui s'est ruiné au jeu avant de se suicider, ça fait deux jours de trop. Alors quand les pièces de la Taurus tardent à arriver, Demon cède à son tour aux sirènes de la Grande Tentatrice et entre dans une frénésie de jeu, d'alcool et de sexe. Des lumières aveuglantes des salles de jeu climatisées aux chambres d'hôtel où la Bible côtoie le bottin des prostituées, Demon plonge lentement dans un enfer dont Las Vegas n'est peut-être que l'antichambre.
Alors qu'il prépare avec son complice de toujours, Carlos Sampayo, un récit en noir et blanc sur Carlos Gardel, à paraître en janvier 2007 chez Futuropolis, José Muñoz nous a fait l'honneur de nous confier une oeuvre toute illuminée de couleurs parfumées, de noirs assassins, de traits saccadés, de balafres de craie, de joie et de douleur, une oeuvre éclaboussée par son enfance, par les clameurs de Buenos Aires, par les lumières sans concession de son Argentine. Il nous offre cet extraordinaire voyage à la frontière entre le monde sauvage et les faubourgs de Buenos Aires, entre la pampa tourmentée et le coeur même de la ville, il nous entraîne dans une danse étourdissante où le monde d'hier et d'aujourd'hui s'enlacent infiniment. Pour son premier ouvrage de cette ampleur en tant qu'auteur complet, José Muñoz est plus libre que jamais : peintures, pastels, encres, noir, couleur. C'est toute sa palette qu'il utilise pour parler de son pays et démontrer qu'il n'est pas seulement l'un des grands maîtres du noir et blanc et du récit de bande dessinée mais qu'il est simplement un immense artiste qui a consacré sa vie au dessin.
Dvorák a cinquante et un ans lorsqu'il débarque sur le sol américain. Il est ébloui par le port de New York, sa rumeur, le brouhaha et les émanations musicales qui s'en élèvent çà et là. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie intégrant partiellement ces éléments. Aussi son oeuvre se colore-t-elle de thèmes inspirés de la musique noire ou indienne, mais également du folklore porté par les immigrants venant des quatre coins de l'Europe, le tout mêlé aux réminiscences de sa vieille Bohème. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine mais, par sa symphonie aux accents pluriculturels, il en cristalise l'esprit, lequel fera école chez Gershwin, Copland, Cage ou Bernstein... La Symphonie n°9 s'imposera vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur et deviendra l'un des monuments de la littérature pour orchestre. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare Sérénade en ré mineur complète l'enregistrement.
Salomon Thierry ; Jedliczka Marc ; Marignac Yves ;
Depuis toujours l'énergie sous-tend et structure l'histoire des sociétés humaines et celle des individus. Ceci est d'autant plus vrai aujourd'hui, dans nos sociétés mécanisées, industrielles, consommatrices de loisirs et de temps. Se chauffer, s?éclairer, se déplacer, faire fonctionner tous les appareils qui nous entourent: l'énergie est au c?ur de nos vies. Nous vivons encore l?illusion d?un monde aux ressources infinies. Pourtant, la fin prévisible des réserves disponibles, les bouleversements climatiques de jour en jour confirmés et Deep Water Horizon, Tchernobyl ou encore Fukushima, sont autant de signaux d?alerte, qui ne laissent plus la place au doute, quant à la nécessité de changer notre manière d?appréhender l?énergie aujourd?hui. En 2003, vingt-quatre ingénieurs engagés dans la recherche d?un avenir énergétique durable réalisaient le Scénario Négawatt, certainement la proposition la plus aboutie pour repenser la politique énergétique de la France. Ce travail repose sur une méthodologie rigoureuse constituée de trois piliers fondamentaux: la sobriété énergétique, l?efficacité énergétique, et le recours aux énergies renouvelables. Cette grille de lecture simple et efficace permet de repenser intégralement notre rapport à la consommation énergétique et d?envisager un futur positif, constitué d?énergies propres, où la société revoit tout à la fois sa manière de consommer et celle de produire l?énergie dont elle a besoin. A l?horizon 2050 ce scénario, qui a déjà été actualisé une première fois en 2006, prévoit de se passer totalement du nucléaire, de réduire la dépendance aux énergies fossiles, de développer les énergies renouvelables et de réduire considérablement les dépenses. Cet ouvrage présente, dans une approche pédagogique et intelligible par tous, la toute dernière actualisation de ce scénario. Un guide à la fois théorique et pratique destiné à tous ceux qui, par un changement de leur rapport à l?énergie, souhaitent contribuer à la préservation et au partage équitable des ressources naturelles. Ce « manifeste négaWatt » est aussi et surtout un appel à oser résister aux conformismes et aux habitudes, à s?engager, avec volonté et lucidité, vers un autre paysage énergétique.
A bord du Grand Train, puissant, immense, tout de verre et d'acier. En échange de la vie des passagers, un modeste employé accepte de devenir le dépositaire d'un terrible secret : l'emplacement de la clé qui pourrait détruire Dieu. Or, l'Homme craint Dieu et Dieu ne craint que la clé? Terreur, mystère, fantastique, tous les genres se mêlent dans ce voyage hallucinant à travers les zones d'ombre de la foi d'où l'on revient avec une seule certitude : cet écrivain est diabolique. Puissant, immense, tout de verre et d'acier, le Grand Train de 7h45 vient de s'ébranler à destination de Hambourg, quand, à son bord, le modeste employé Daniel Kean distingue une flaque rouge de sang aux pieds d'un passager. Pour déjouer l'attentat imminent, le jeune homme amorce le dialogue avec le kamikaze agonisant qui lui susurre quelques mots à l'oreille. Le voilà dépositaire malgré lui d'un effroyable secret : l'emplacement de la ?Clé? qui pourrait détruire Dieu, détruire surtout la crainte qu'il inspire aux hommes. Flatté, menacé ou manipulé par deux bandes rivales qui se disputent cette boîte de Pandore, Daniel s'immerge dans un univers peuplé d'ombres, traverse des ténèbres et affronte des mythes et des divinités archaïques. Tels Verne, Stevenson ou Lovecraft, José Carlos Somoza conduit ce thriller futuriste vers des terres inexplorées, des continents entourés de marais, des océans contenus dans des cercueils de verre, orchestrant l'éternelle bataille, ici magistralement renouvelée, entre les armées du bien et du mal. De ce voyage hallucinant dans les méandres de la foi, on revient riche d'une seule certitude : ce ?pour ou contre? Dieu qui a forgé notre conscience d'être au monde, cette croyance ou le déni qui règlent nos vies, il faudra admettre qu'ils reposent sur la seule puissance fabulatrice des hommes. Un postulat bâti sur une légende !
Aurélien est nouveau dans son lycée. Il a déménagé. Ce n?est pas la première fois qu?il déménage. Pas facile de se faire des amis dans ces conditions. Mais justement, des amis, Aurélien semble ne pas en vouloir. Il est du genre solitaire; parfois il voudrait juste pouvoir se fondre dans le décor pour qu?on lui fche la paix. Pourtant, un garçon de sa classe, Thibaud, semble s?intéresser particulièrement à lui; il parvient même à convaincre Aurélien de participer à une soirée slam. Dans la pulsation des mots, dans la chaleur de cette amitié naissante, Aurélien arrive enfn à faire craquer la glace qui l?enserre et commence à se libérer du poids du secret, celui du deuil.