Comprendre les micro-violences en éducation. Un impensé de l'institution scolaire
Muller Laurent ; Perez Jean-Michel ; Chalmel Loïc
CHAMP SOCIAL
20,00 €
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EAN :9791034608676
Ce livre s'adresse à tous celles et ceux qui, au sein de l'institution scolaire, ressentent une tension entre ce qui se dit dans les textes officiels, ce qui se fait dans les pratiques éducatives et ce qui se vit dans l'ordinaire du quotidien. Des valeurs revendiquées dans les lois d'orientation (« bienveillance », « confiance ») aux pratiques associées, comment en arrive-t-on à un fonctionnement des institutions « susceptible en lui-même d'induire ou d'amplifier les violences faites aux enfants dont elles ont la charge » (Toubon, 2019) ? Les micro-violences, « petits rien » qui ne sont pas « rien », si aisées à minimiser et à banaliser, ne constituent pas des accidents : elles émergent là où une organisation institutionnelle travaille dans l'implicite au service, non pas de l'intérêt supérieur de l'enfant, mais de sa propre pérennité (#pasdevague). Les auteurs montrent que les micro-violences, lesquelles ne sont ni nécessaires ni fatales, relèvent d'une culture marquée par un déni de responsabilité des agents (avec les stratégies de banalisation associées), ainsi que par des normes institutionnelles (uniformité, centralisation et mode de gouvernance « topdown ») qui méritent d'être interrogés de manière critique. Adossé à des analyses interdisciplinaires, l'ouvrage propose de faire un pas de côté non seulement pour penser, mais aussi pour comprendre et lever ces obstacles ordinaires à l'épanouissement des élèves, des éducateurs, afin d'oeuvrer au service du devenir humain.
Nombre de pages
252
Date de parution
07/05/2024
Poids
307g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9791034608676
Titre
Comprendre les micro-violences en éducation. Un impensé de l'institution scolaire
Auteur
Muller Laurent ; Perez Jean-Michel ; Chalmel Loïc
Editeur
CHAMP SOCIAL
Largeur
135
Poids
307
Date de parution
20240507
Nombre de pages
252,00 €
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Plus de trente-cinq ans après la fin de la guerre d'Algérie, la population franco-musulmane rapatriée (F.M.R.) ne peut être considérée comme une communauté. A ce sujet, la première partie çle cet ouvrage présente la biographie d'une vingtaine d'enfants de harkis rencontrés en Alsace et dans le Vaucluse. Après avoir souligné l'extrême hétérogénéité de ses membres, la seconde partie décrit cette même population au regard de son rapport complexe à l'égard du passé. Elle traite de la mémoire paternelle et des silences qui continuent à planer au sein de la plupart de ces familles. La troisième partie s'ouvre sur l'évocation des ouvrages ayant contribué à la longue et difficile réhabilitation de ces anciens supplétifs de l' armée française. Elle évoque ensuite les modalités de l'instrumentalisation d'une mémoire collective ayant contribué au passage de cette population d'une image de coupable à celle de victime. La quatrième et dernière partie interroge l'identité problématique des enfants de F.M.R. Après plusieurs générations, on peut se dire fille ou fils de harki, on peut encore être désigné ou s'autodésigner comme harki. Autant de cas de figures que de stratégies individuelles visant respectivement à mettre en avant un aspect caché de son identité, à stigmatiser, ou à restaurer sa dignité.
La morale s'est presque toujours référée à l'idée d'obligation, de sanction et de modèle. Penseur critique de l'évolution, Guyau propose de repenser la morale à l'aune de l'exigence vitale : bien comprise, la puissance anomique de la vie engendre une diversité heureuse des formes de l'obligation. La philosophie morale y est exposée de manière critique sous la forme d'un antagonisme historique qui traverse les âges : idéalisme versus naturalisme. Le déclin des absolus et la loi de la sélection naturelle qui en résultent semblent nier la possibilité de la morale. Mais Guyau entend surmonter ces difficultés en élargissant l'évolutionnisme, afin d'inclure ce qu'il semblait d'abord nier : la générosité de la vie, inventive jusqu'à la poésie métaphysique. En découle une condamnation sans appel du devoir homogène et de la sanction morale - mais aussi la promotion d'une éducation qui fait de l'expansion de la vie l'idéal immanent d'une éthique résolument plurielle, esquissée et sans modèle.
Muller Laurent ; Tapia Stéphane de ; Schnapper Dom
Ce qui nous intéresse, ici, ce sont les phénomènes de transition : transitions sociales, culturelles, politiques au sens grec du terme (polis), acculturation ou - pour reprendre une célèbre mais souvent controversée trilogie française - Insertion, intégration, assimilation. Une transition, lente ou rapide, menant à un nouvel " état physico-chimique ", qui fait d'un étrange étranger un citoyen à part entière, accepté, reconnu, dans son nouvel état. Or, pour continuer dans cette " voie physico-chimique ", force est de constater la non-linéarité des processus selon les lieux, les moments, les individus, les sociétés ainsi que les possibilités de retour, de retournement comme de régression... Ces situations intermédiaires de métamorphisme sont alors un peu comme lorsque une roche intrusive, étrangère parce que d'origine magmatique, vient bousculer les terrains et modifier, cristalliser, les roches en place. Ainsi, d'un modeste calcaire sédimentaire, la nature peut-elle faire du marbre et du carbone un diamant ! Cet ouvrage, consacré aux populations situées entre deux cultures, résulte d'une journée d'étude pluridisciplinaire ayant eu lieu à l'Université de Strasbourg. Il associe des enseignants-chercheurs et membres du CNRS tel que D. Schnappper G. Varro A. Tabouret-Keller, P. Cirroco F. Raphaël, A. Tarrius, E. Ma Mung, M. Hau, S. Jonas, S. de Tapia et L. Muller à une proposition de réponse collective aux questions suivantes : que se passe-t-il lorsqu'un individu, ayant élaboré sa personnalité dans un pays et une culture donnés, est amené à quitter ceux-ci pour aller vivre au sein d'un pays associé à une autre culture ? Ou, pour le dire encore autrement, qu'arrive-t-il à des personnes de la première comme de la seconde génération issues de l'immigration et qui se trouvent soudain, ou demeurent depuis de longues années, entre ici et là-bas, entre sphère privée et sphère publique, entre deux langues et deux cultures ...
Monchatre Sylvie ; Muller Laurent ; Watier Patrick
Ouvrage consacré au philosophe et sociologue Georg Simmel (1858-1918). Il rassemble des écrits originaux, et des études critiques sur sa pensée ; il montre les ressources que Simmel offre pour penser aujourd’hui le travail ou le militantisme. Après une carrière débutée à Berlin, Georg Simmel (1858-1918) a vécu et enseigné à Strasbourg, où il a été nommé en 1914. Souvent réduite à une psychologie sociale aux dimensions étriquées, sa pensée gagne à être revisitée pour en apprécier à leur juste mesure la profondeur, la pertinence, et la fécondité. Le présent ouvrage rend compte de la pluralité des lectures que son ?uvre a suscitées, en France et en Allemagne, et invite à de nouvelles appropriations. Il rassemble des écrits originaux de Georg Simmel ainsi que des contributions restituant sa place dans les théorisations du social, mais également les lignes de clivages théoriques et historiques sur lesquelles il se situe. La position de Simmel pendant le premier conflit mondial, ses textes de guerre ainsi que ses cours de pédagogie sont mis en perspective. L'ouvrage rend également compte des éclairages que peut apporter la pensée de Simmel aux recherches empiriques. Il donne ainsi à voir la diversité de ses usages possibles, au-delà des objets qu'il a classiquement investis et thématisés, notamment pour la sociologie du travail et du militantisme.
Mazereau Philippe ; Leboiteux Dominique ; Rose Pie
Il est intéressant de se décentrer de la phobie comme entité clinique pathologique pour l'aborder sous l'angle des capacités empathiques de l'environnement, c'est-à-dire des réponses à des besoins. La phobie scolaire est un processus plus complexe que les autres phobies (de situation) par la diversité de ses manifestations. La question de la non adhésion de certains enfants aux normes sociales, celle d'une inadaptation à la règle ou à la loi ou encore celle du refus de l'école, lié ou non à des faits de harcèlement, méritent d'être posées, au-delà de la définition psychopathologique classique. C'est pourquoi il est intéressant de se décentrer de la phobie comme entité clinique pathologique pour l'aborder sous l'angle des capacités empathiques de l'environnement, c'est-à-dire des réponses à des besoins singuliers, qui peuvent, par exemple, prendre la forme de l'aménagement des modalités d'accueil à l'école, au collège, au lycée. Si l'enfant ou l'adolescent éprouve des difficultés à construire le lien avec l'autre, la mise en œuvre d'adaptations, dans le cadre scolaire, permettant une meilleure adéquation entre la demande de l'école et lui-même peut contribuer à résoudre le problème et à surmonter la crise.