La désinformation et ses applications aux conflits internationaux via les médias. Comment une Afriqu
Muisanza Katewu François ; Lopresti Alberto
L'HARMATTAN
20,50 €
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EAN :9782343127361
Comment une Afrique en quête de démocratie peut s'en protéger ? La question des "fakes news" ou de la désinformation - on ne peut plus actuelle - se pose avec d'autant plus de légitimité et d'acuité que les mass media et les réseaux sociaux sont devenus incontournables. Le champ d'action de cette théorie de la désinformation ne relève plus seulement de l'académie militaire comme alors. On la voit à l'oeuvre dans le domaine socio-politico-économique où elle peut accompagner et entretenir des conflits, surtout à travers les médias, aussi bien entre les individus qu'entre les sociétés, peuples et nations, pour des visées non seulement politiques, mais également économiques. Cet essai se veut une analyse critico-politologique de cette "arme de guerre" ou de conflits, et offre quelques techniques pour s'en préserver, surtout en Afrique où le pourcentage d'analphabètes est très élevé et le sens critique ou l'esprit de tamisage des informations peut s'épanouir.
Nombre de pages
184
Date de parution
24/08/2017
Poids
228g
Largeur
135mm
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EAN
9782343127361
Titre
La désinformation et ses applications aux conflits internationaux via les médias. Comment une Afriqu
Auteur
Muisanza Katewu François ; Lopresti Alberto
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
228
Date de parution
20170824
Nombre de pages
184,00 €
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Dans un monde globalisé, caractérisé par l'interdépendance entre les Etats et l'influence mutuelle des aspects socio-culturels et politico-économiques, l'Afrique peine à réaliser une transition démocratique véritable. Les différentes formes déformées ou négatives de démocratie observées en Afrique subsaharienne contemporaine, telles que la " démocrature ", la " voyoucratie ", la " donocratie ", la " démocratie dynastique " et le " despotisme du nombre ", en sont des exemples. On assiste à un retour discret de la dictature sous des formes masquées, ce qui désoriente la population subsaharienne. Cet essai s'engage dans une réflexion visant à repenser la démocratie telle qu'elle est actuellement vécue en Afrique. Son objectif principal est de proposer une démocratie ancrée dans la culture africaine, en s'inspirant de l'organisation et du fonctionnement des institutions politiques de l'Afrique traditionnelle, tout en préservant les valeurs universelles de la démocratie. Ces éléments peuvent faciliter la réalisation des objectifs politiques, leur mise en oeuvre effective et leur exécution, sachant que les politiques doivent définir les modalités de faisabilité et s'assurer de leur mise en oeuvre.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...