La figure de l'homme. Hannah Arendt et Emmanuel Lévinas
Mréjen Aurore
DU PALIO
21,00 €
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EAN :9782354490263
Victimes et bourreaux témoignent de la double dégradation, anthropologique et morale, subie par la figure de l homme à Auschwitz.Hannah Arendt et Emmanuel Lévinas, tous deux juifs et nés en 1906, ont tenté de retrouver le sens de la dignité humaine après la Shoah. Partageant la même admiration embarrassée pour la pensée de Martin Heidegger, dont ils ont suivi l enseignement, ils s engagent dans des voies philosophiques très différentes.Alors qu Arendt met en avant l espace politique comme lieu d expression de la pluralité et de reconnaissance publique des différences individuelles, Lévinas fait de l éthique la « philosophie première » et situe le proprement humain dans la responsabilité infinie pour autrui.Là où Arendt insiste sur l importance de la pensée et du jugement dans la recherche des normes morales, Lévinas soutient que la lutte contre le mal est indissociable de la réponse à l appel du Bien.Cet ouvrage présente une comparaison argumentée des pensées arendtienne et lévinassienne sur la question de la figure de l homme après les « sombres temps », en analysant les conséquences d une priorité accordée au politique ou à l éthique dans l organisation d un monde commun garant de la diversité.
Nombre de pages
214
Date de parution
20/04/2012
Poids
294g
Largeur
144mm
Plus d'informations
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EAN
9782354490263
Titre
La figure de l'homme. Hannah Arendt et Emmanuel Lévinas
Auteur
Mréjen Aurore
Editeur
DU PALIO
Largeur
144
Poids
294
Date de parution
20120420
Nombre de pages
214,00 €
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Née en 1906 à Hanovre dans une famille juive, Hannah Arendt fuit l'Allemagne nazie en 1933 pour se réfugier à Paris avant d'émigrer aux États-Unis en 1938. Des Origines du totalitarisme (1951) à Eichmann à Jérusalem (1963), elle tente de comprendre le mal totalitaire et ce qu'elle appelle la fabrication de la superfluité humaine. Sa réflexion, toujours soucieuse de partir de l'événement et d'y rester liée, appréhende la destruction de l'humain tout en interrogeant l'expression de sa singularité, non seulement par l'action et la parole dans l'espace public, mais aussi à travers les activités de penser et de juger, révélatrices de la personne morale. Dans le contexte de rupture du fil de la tradition, Arendt examine les crises caractéristiques de la société moderne et l'évolution des activités humaines ayant conduit notamment à favoriser le travail et la consommation au détriment de l'action, qu'elle décrit comme incarnation de la liberté dans l'espace public. Cet ouvrage propose d'explorer les dimensions politique et morale de la pensée d'Arendt, qui demeure d'une grande actualité pour comprendre nos sociétés contemporaines.
Mon visage, c’est moi. Associer le visage à l’identité est courant dans l’espace public et social, qu’il s’agisse des photos sur nos papiers officiels, des « selfies » postés sur les réseaux sociaux, ou encore de la reconnaissance faciale. Pourtant, ce lien est le fruit d’une longue construction sociale et culturelle.C’est à partir du 16e siècle que le concept d’individu apparaît et que le visage devient représentatif de la singularité. Dès le 17e siècle émergent les premières tentatives de lire les mouvements de l’âme dans les traits du visage grâce à la physiognomonie. Un siècle plus tard, Lombroso va plus loin en dressant le portrait type du criminel à partir des traits du visage. Ce type de tentative visant à décrypter une personne en considérant son apparence faciale, toujours prégnante aujourd’hui, invite à interroger non seulement la notion d’identité, mais aussi la dimension symbolique du visage.Alors est-il si aisé de proclamer « mon visage c’est moi » ? Que font de cette affirmation les personnes défigurées ou transplantées ? En s’appuyant sur des expériences qui sortent de la norme établie, mais aussi en faisant appel à l’histoire sociale et culturelle, à la philosophie, à la photographie et au cinéma, Aurore Mréjen prend du champ et interroge un lieu familier.
Hannah Arendt est l'une des plus importantes philosophes du XXe siècle. Elle a analysé les événements de son époque : les totalitarismes, la crise des droits de l'homme, le phénomène du mal absolu ou encore la société de masse moderne. Ses réflexions politiques ont été déterminantes et contribuent aujourd'hui encore à penser et à structurer le monde dans lequel nous vivons. En se fondant sur sa biographie, cet ouvrage analyse son oeuvre, des Origines du totalitarisme, livre publié en 1951, à Eichmann à Jérusalem (1963). Une excellente façon de comprendre les concepts de la phisolophe et ainsi, de gagner une part de libre arbitre.
Longtemps tenue à l'écart du monde académique, l'oeuvre de Hannah Arendt - désormais largement publiée et traduite - suscite aujourd'hui l'intérêt d'un nombre considérable de travaux, colloques et publications dans le monde entier. En revenant sur les principaux évènements de sa vie, ce Cahier dresse le portrait de cette "théoricienne de la politique" sans pour autant négliger les vives polémiques qui ont marqué sa carrière. Le volume rassemble des contributions qui évoquent notamment son travail majeur sur le totalitarisme, les catégories de sa pensée politique et la centralité de l'action, son insistance sur la responsabilité et le jugement ainsi que son analyse du monde moderne. Il revient sur son expérience historique et personnelle, les moments forts de sa vie et la réflexion qu'ils ont suscités en elle, en particulier sa judéité. Des extraits de correspondance (avec Judah Magnes, David Riesman, Hermann Broch, Hilde Frankel, Kurt et Helen Wolff) dévoilent par ailleurs des facettes moins connues de sa personnalité et de nombreux inédits, extraits de cours ou de conférences issus des archives de la bibliothèque du Congrès à Washington, viennent compléter l'ensemble.
Tout semble avoir été dit sur les malheurs de l'Ecole; mais à quelques mois des élections de 2007, les questions d'éducation restent au c?ur de l'actualité. Pendant ce temps, le mammouth, la machine administrative, prospère et profite de la complicité frileuse des politiques de tous bords: il continue à afficher de pseudo réformes et à construire de coûteuses usines à gaz. C'est cette impuissance tranquille que révèle une inspectrice pédagogique régionale. Elle introduit ainsi dans le débat un point de vue rarement exprimé, celui du veilleur, éveilleur de talents, constamment présent sur le terrain. Dégagée aujourd'hui de son devoir de réserve, Geneviève Winter rappelle des vérités dérangeantes et le leurre des solutions bâclées ou consensuelles: la décentralisation, le mythe de l'établissement de proximité, l'enseignement à la carte, les enseignants "animateurs" sans initiative ni autorité. Ce désordre a largement contribué à effacer les repères, à priver les élèves des savoirs fondamentaux et à constituer les ghettos scolaires. Et surtout le ministère, plombé par des décennies de cogestion paresseuse avec les syndicats, néglige l'essentiel: on ne fera rien pour nos enfants, si l'on ne redonne pas force et professionnalisme à un capital mal géré: les enseignants du second degré. Au lieu de soutenir leur engagement et leur autorité, une administration centrale aveugle et incohérente les noie dans un océan d'instructions contradictoires et les laisse naviguer sans boussole avec leurs chefs d'établissement débordés. Les solutions existent, et l'auteur en propose. Mais elles demandent du courage.