La légende naît du paysage et de l'histoire. Issue de la tradition orale, elle s'attache à un lieu défini et à un souvenir lointain et diffus d'un grand fait ou d'un personnage historique. Son origine et sa transmission sont populaires. Durant des siècles, les légendes furent contées lors des veillées, avant d'être recueillies par écrit, principalement au XIXe siècle. Le mot "légende" vient de "ce qui doit être lu", en référence à la vie et aux faits des saints, que l'on racontait jadis dans les églises. Les premiers récits légendaires remontent à l'époque de l'évangélisation, lorsque des saints tentent de détourner le peuple du paganisme et de le convertir à la nouvelle foi. Ils multiplient les miracles pour prouver la vérité de leur religion, laissent l'empreinte d'un pied ou du sabot de leur monture sur un rocher ou font jaillir une fontaine, réputée alors magique ou sacrée. Au cours des siècles, les prodiges des saints, tels qu'on les retrouve sous la plume des folkloristes, marquent durablement le territoire français. Tout comme ceux du diable, grand constructeur de ponts, de la Vierge et de tous les êtres légendaires : fées, dames blanches, lutins, lavandières nocturnes, animaux surnaturels, qui hantent grottes, cavernes, sources, bois ou mégalithes. Dolmens, menhirs et bloc rocheux sont souvent associés à des géants, au premier rang desquels figure le fameux Gargantua popularisé par Rabelais d'après des traditions populaires. Le livre est présenté par régions, départements et communes françaises (hors outre-mer). Pour chacune des régions, un texte souligne, le cas échéant, les grands thèmes légendaires, et les particularités territoriales ou folkloriques. Les régions montagneuses ou les sombres forêts n'inspirent pas les mêmes récits que les riantes vallées ou les landes asséchées par le soleil. Fruit de plus de dix années de recherches, ce travail sur la "mémoire des anciennes générations" permet de mesurer combien le territoire français est empreint de ces récits merveilleux, y compris dans la toponymie (Pierre qui Vire, Grotte aux Fées, Bois des Dames, Pas de Saint-Martin, Palet de Gargantua...). C'est le premier ouvrage à rassembler les récits légendaires, sombres, mystérieux, mais aussi charmants et poétiques de nos régions, à mettre en relief les thèmes récurrents et les identités traditionnelles d'une contrée. Et à mettre en lumière des lieux légendaires méconnus ou totalement oubliés. Tous les sites évoqués ont fait l'objet d'une vérification sur les cartes de France. Chaque texte est suivi de sources bibliographiques, celles des auteurs ou folkloristes du XIXe siècle, pour leur fidélité à la tradition populaire d'origine, celle d'auteurs contemporains et régionalistes pour leur connaissance des lieux.
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Nombre de pages
1312
Date de parution
19/03/2015
Poids
686g
Largeur
131mm
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EAN
9782221090398
Titre
Légendes et mystères des régions de France
Auteur
Mozzani Eloïse
Editeur
BOUQUINS
Largeur
131
Poids
686
Date de parution
20150319
Nombre de pages
1 312,00 €
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Résumé : Le merveilleux et l'obscur conservent tout leur prestige. Enquêtes d'opinions et faits divers l'attestent : qu'il s'agisse de la vogue de l'astrologie, de la croyance à l'existence d'extraterrestres, ou, sur un mode plus sombre, du goût pour l'occulte qui se manifeste dans certaines sectes. Comme si les hommes ne se résignaient pas au désenchantement du monde et que ce monde dont ils se proclament seuls maîtres et possesseurs était toujours lié à l'invisible, peuplé de signes, de présages et de sortilèges, qui échappent à la raison, défient notre savoir et notre volonté. Etabli par une historienne, ce dictionnaire, agrémenté d'illustrations parfois savoureuses, compte mille deux cents entrées. Il offre un panorama suggestif des superstitions non seulement françaises et européennes, mais aussi américaines, africaines et asiatiques. Le lecteur y trouvera de nombreuses citations d'ouvrages anciens et modernes consacrés aux superstitions, mais aussi de fréquentes références à la poésie, à la littérature et au théâtre.
Entre la religion d?un côté et de l?autre la science, s?étend le domaine vaste et flottant des superstitions. Le déclin de la première leur profite sans que le progrès de la seconde les fasse reculer. Le merveilleux et l?obscur conservent tous leurs prestiges. Enquêtes d?opinions et faits divers l?attestent: qu?il s?agisse de la vogue de l?astrologie, de la croyance à l?existence d?extra-terrestres, ou, sur un mode plus sombre, du goût pour l?occulte qui se manifeste dans certaines sectes. ? Comme si les hommes ne se résignaient pas au désenchantement du monde, et que ce monde dont ils se proclament simultanément seuls maîtres et possesseurs était toujours lié à l?invisible, peuplé de signes, de présages et de sortilèges, animé d?intentions favorables ou hostiles qui échappent à la raison, défient notre savoir et notre volonté.
L?islam est une religion caractérisée par un monothéisme absolu et rigoureux. Sa vision du monde est simple et radicale, indifférente aux spécificités historiques, culturelles et raciales des personnes qui y adhèrent. En l?espace de quelques années après la mort de Mahomet, les armées islamiques, initialement formées d?Arabes, puis de divers peuples assujettis et convertis, conquirent des territoires immenses qui avaient vu fleurir la civilisation gréco-romaine puis judéo-chrétienne en Occident et la civilisation perso-zoroastrienne en Mésopotamie, remportant un succès éclatant. Quelques décennies plus tard, l?islam pénétra en Europe, conquérant l?Espagne et une partie de l?Italie du Sud, franchit le désert du Sahara pour convertir les populations d?Afrique noire en se superposant aux cultes locaux, et s?étendit aux vastes régions asiatiques jusqu?à atteindre l?Inde et rencontrer les cultes védiques et le bouddhisme, tandis que vers le nord il s?introduisait en Transoxiane (aujourd?hui l?Ouzbékistan), surpassant les conquêtes d?Alexandre le Grand lui-même, pour atteindre les frontières de l?empire chinois. Sur le plan de la culture et de l?expression artistique, le monde islamique assimila les énergies créatrices, les techniques et les coutumes des peuples assujettis, extraordinairement riches et diverses, et sut les refondre en une expérience complètement nouvelle et originale, tout en restant fidèle à la révélation coranique, qui impose à tout croyant de suivre ses préceptes et de répandre sa doctrine. Celui qui embrasse l?islam, considéré comme la seule vraie religion, fait alors partie du Dar al-Islam, la « maison de l?islam »: des concepts ancestraux tels que nation, race, activité, culture deviennent alors, du moins en théorie, dénués de signification. L?ensemble du monde islamique parle la même langue, l?arabe, la langue du Coran, dont les lignes directrices ont façonné les différentes traditions culturelles avec une homogénéité surprenante ? homogénéité qui a caractérisé, et qui imprègne encore, la culture et le vécu spirituel et politique de centaines de millions de personnes et de nations entières. À l?intérieur de cet horizon culturel commun se sont élaborés au fil du temps des langages artistiques et des coutumes nationales, à travers la réémergence graduelle ? quoique au sein de l?identité islamique commune ? d?énergies locales vigoureuses, auxquelles l?arrivée de nouvelles populations et les déplacements pour motifs religieux, commerciaux et scientifiques ont apporté par la suite des éléments féconds. Tout discours de caractère général, comme les sujets abordés dans cet ouvrage, doit donc être pris comme une indication globale, à approfondir et clarifier parfois. Il est clair, par conséquent, que dans ce monde islamique diversifié existent côte à côte des réalités culturelles, spirituelles et artistiques d?une richesse et d?une complexité remarquables, mais le substrat commun éthico-politico-religieux, inséparable dans ses composantes, a donné naissance et produit encore des manifestations bien reconnaissables, unies par une spécificité que l?on peut définir comme islamique.
Volver" joue un rôle clef dans l'oeuvre de Pedro Almodóvar, l'enfant terrible du cinéma espagnol devenu le maître que l'on connaît. Ce film de 2006, quelques années après le succès de "Tout sur ma mère" , marque un point d'équilibre nouveau pour le réalisateur, combinant des thèmes et des éléments stylistiques datés (la famille, les femmes, la solidarité féminine, l'Espagne profonde) avec des idées devenues nouvelles et pressantes. Le sous-texte politique du film est incisif : à l'heure où l'on parle avec force dans le pays de la nécessité d'une loi sur la mémoire historique, promue par le gouvernement Zapatero nouvellement élu, les histoires de Raimunda (Penélope Cruz), de sa fille Paula, de sa mère Irene et de sa voisine Agustina, pendant la difficile transition du pays de la dictature franquiste à la démocratie, illustrent le quotidien décalé de cette Espagne en mutation.
C'est trop peu de dire que nous vivons dans un monde de symboles, un monde de symboles vit en nous. De la psychanalyse à l'anthropologie, de la critique d'art à la publicité et à la propagande idéologique ou politique, sciences, arts et techniques essaient de plus en plus aujourd'hui de décrypter ce langage des symboles, tant pour élargir le champ de la connaissance et approfondir la communication que pour apprivoiser une énergie d'un genre particulier, sous-jacente à nos actes, à nos réflexes, à nos attirances et répulsions, dont nous commençons à peine à deviner la formidable puissance. Des années de réflexions et d'études comparatives sur un corpus d'informations rassemblées par une équipe de chercheurs, à travers des aires culturelles recouvrant la durée de l'histoire et l'étendue du peuplement humain, les auteurs ont tenté de donner à voir le cours profond du langage symbolique, tel qu'il se ramifie dans les strates cachées de notre mémoire. Chacun sentira bien l'importance de ce Dictionnaire. Plus de mille six cents articles, reliés par des comparaisons et des renvois, souvent restructurés à la suite d'une longue maturation, permettent de mieux approcher la nudité du symbole, que la raison dans sa seule mouvance ne parviendrait pas à saisir. Cette somme unique ouvre les portes de l'imaginaire, invite le lecteur à méditer sur les symboles, comme Bachelard invitait à rêver sur les rêves, afin d'y découvrir la saveur et le sens d'une réalité vivante.
Apollinaire Guillaume ; Alexandre Didier ; Murat M
Résumé : Ce volume, riche d'un appareil critique inédit et accessible, donne à lire la part majeure de l'oeuvre de Guillaume Apollinaire : poésie, récits, critique et théâtre. Ce volume contient : I. POESIE : Le Bestiaire ou Cortège d'Orphée , avec les bois de Raoul Dufy ; Alcools. Poèmes 1898-1913 ; Vitam impendere amori ; Calligrammes. Poèmes de la paix et de la guerre (1913-1916) ; Poèmes publiés par Apollinaire ; Poèmes ayant fait l'objet d'une publication posthume. II. RECITS : Les Onze Mille Verges ; L'Enchanteur pourrissant avec les bois d'André Derain ; L'Hérésiarque et Cie ; La Fin de Babylone ; Le Poète assassiné ; Contes écartés du Poète assassiné ; La Femme assise . III. CRITIQUE : Critique d'art (1902-1918) ; Méditations esthétiques. Les peintres cubistes (1913) ; Critique littéraire ; Manifestes et interventions critiques (1909-1912 : Autour de l'unanimisme ; 1913-1914 : Autour du futurisme ; 1916-1918 : L'Esprit nouveau) ; Portraits ; La littérature féminine : articles de Louise Lalanne ; Articles, comptes rendus, échos. IV. THEATRE : A quelle heure un train partira-t-il pour Paris ? ; Les Mamelles de Tirésias ; Couleur du temps .
Une fresque vivante et savante de la mode et de ses tendances. La mode est un art, auréolé de ses chefs-d'oeuvre et de ses génies créateurs. Son histoire commence au XVIIIe siècle avec les robes extravagantes sorties des ateliers de Rose Bertin, première marchande de modes moderne, qui préfigure l'apparition des couturiers parisiens. Le XIXe invente ensuite la haute couture et aiguillonne la créativité débridée des XXe et XXIe siècles. On abandonne le corset, on adapte son vestiaire pour s'adonner à la vogue de la pratique sportive ; bientôt, on délaissera la jupe au profit du pantalon. La mode va devenir le lieu de toutes les audaces, que l'on expose au cours de défilés de plus en plus spectaculaires. Olivier Saillard brosse une fresque vivante et savante de la mode et de ses tendances, examinant sur plus de trois siècles ce qui fait l'identité de chaque époque et comment évoluent les règles de l'élégance. Sous sa plume, le sérieux de l'érudition se mêle à la grâce de l'expression, faisant de cet ouvrage une archive enchantée, où l'historien des faits n'oublie jamais la beauté du pli ni la magie des étoffes. A propos des " Singuliers " : " Bouquins " crée l'événement en lançant en octobre 2025 une nouvelle collection destinée à éclairer d'un jour nouveau son fonds inestimable. " Les Singuliers " ont ainsi vocation à accueillir les textes les plus originaux, les plus rares ou les plus étonnants du catalogue, sous la forme d'ouvrages souples de 400 pages environ, au graphisme élégant, conçu par Philippe Apeloig. Les quatre premiers titres : Pierre Louÿs, Poésie érotique ; François Rabelais, Pantagruel ; Olivier Saillard, Une histoire de la mode ; La Table ronde et le roi Arthur. Récits du Moyen Age .
Un voyage érudit et sensible au coeur de la Grande-Bretagne d'hier et d'aujourd'hui, de sa littérature, de ses paysages. Passion anglaise donne à lire deux des ouvrages les plus reconnus de Christine Jordis consacrés à une littérature qui ne cesse de nous fasciner. Les voici réunis autour d'une même célébration de la langue et des écrivains d'outre-Manche dans une édition totalement révisée et mise à jour. Ce n'est pas seulement à la découverte d'une fabuleuse histoire littéraire que nous invite cette critique hors pair : se devine également la relation intime, presque organique, qui la lie à une culture devenue pour elle, depuis l'enfance, une seconde patrie. Gens de la Tamise et d'autres rivages dessine un panorama sensible et complet du roman britannique des XXe et XXIe siècles, Commonwealth inclus. De Joyce et Conrad aux talents contemporains, tels Ian McEwan, Zadie Smith, Arundhati Roy ou Sally Rooney, l'autrice explore les lignes de force, les singularités et les variations d'une production littéraire en mouvement constant. A la lumière de ce que la France lit, traduit, retient - et de ce qu'elle oublie - sont révélés quelques écarts de perception entre les deux rives de la Manche. Avec Promenades anglaises , l'angliciste se fait voyageuse. Des falaises de Douvres aux landes du Yorkshire, des cités ouvrières du Nord aux campagnes du Devon, Christine Jordis semble croiser Emily Brontë, Jane Austen ou Virginia Woolf, surprend en haut d'un arbre le sourire du chat du Cheshire, rencontre à Glastonbury des excentriques de tout poil, participe devant les pierres de Stonehenge à la " nuit du champ des haricots "... Mais ces paysages ne sont jamais figés dans la carte postale : ils disent aussi l'évolution d'un pays, ses métissages, ses fractures, ses silences. Hommage vibrant aux écrivains aimés, ce volume appelle à se replonger dans les classiques comme à découvrir des voix nouvelles. Une invitation enchantée à la lecture comme art de vivre.