L?islam est une religion caractérisée par un monothéisme absolu et rigoureux. Sa vision du monde est simple et radicale, indifférente aux spécificités historiques, culturelles et raciales des personnes qui y adhèrent. En l?espace de quelques années après la mort de Mahomet, les armées islamiques, initialement formées d?Arabes, puis de divers peuples assujettis et convertis, conquirent des territoires immenses qui avaient vu fleurir la civilisation gréco-romaine puis judéo-chrétienne en Occident et la civilisation perso-zoroastrienne en Mésopotamie, remportant un succès éclatant. Quelques décennies plus tard, l?islam pénétra en Europe, conquérant l?Espagne et une partie de l?Italie du Sud, franchit le désert du Sahara pour convertir les populations d?Afrique noire en se superposant aux cultes locaux, et s?étendit aux vastes régions asiatiques jusqu?à atteindre l?Inde et rencontrer les cultes védiques et le bouddhisme, tandis que vers le nord il s?introduisait en Transoxiane (aujourd?hui l?Ouzbékistan), surpassant les conquêtes d?Alexandre le Grand lui-même, pour atteindre les frontières de l?empire chinois. Sur le plan de la culture et de l?expression artistique, le monde islamique assimila les énergies créatrices, les techniques et les coutumes des peuples assujettis, extraordinairement riches et diverses, et sut les refondre en une expérience complètement nouvelle et originale, tout en restant fidèle à la révélation coranique, qui impose à tout croyant de suivre ses préceptes et de répandre sa doctrine. Celui qui embrasse l?islam, considéré comme la seule vraie religion, fait alors partie du Dar al-Islam, la « maison de l?islam »: des concepts ancestraux tels que nation, race, activité, culture deviennent alors, du moins en théorie, dénués de signification. L?ensemble du monde islamique parle la même langue, l?arabe, la langue du Coran, dont les lignes directrices ont façonné les différentes traditions culturelles avec une homogénéité surprenante ? homogénéité qui a caractérisé, et qui imprègne encore, la culture et le vécu spirituel et politique de centaines de millions de personnes et de nations entières. À l?intérieur de cet horizon culturel commun se sont élaborés au fil du temps des langages artistiques et des coutumes nationales, à travers la réémergence graduelle ? quoique au sein de l?identité islamique commune ? d?énergies locales vigoureuses, auxquelles l?arrivée de nouvelles populations et les déplacements pour motifs religieux, commerciaux et scientifiques ont apporté par la suite des éléments féconds. Tout discours de caractère général, comme les sujets abordés dans cet ouvrage, doit donc être pris comme une indication globale, à approfondir et clarifier parfois. Il est clair, par conséquent, que dans ce monde islamique diversifié existent côte à côte des réalités culturelles, spirituelles et artistiques d?une richesse et d?une complexité remarquables, mais le substrat commun éthico-politico-religieux, inséparable dans ses composantes, a donné naissance et produit encore des manifestations bien reconnaissables, unies par une spécificité que l?on peut définir comme islamique.
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Nombre de pages
383
Date de parution
07/04/2010
Poids
820g
Largeur
135mm
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EAN
9782754104098
Titre
Les Civilisations de l'Islam
Auteur
Mozzati Luca ; Mulkai Claire
Editeur
HAZAN
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135
Poids
820
Date de parution
20100407
Nombre de pages
383,00 €
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Cordoue, Fès, Kairouan, Le Caire, Jérusalem, Damas, Bagdad, Istanbul, Samarkand, Delhi. Ces villes mythiques hantent nos rêves d'aventure. Elles nous semblent étrangères et lointaines, elles sont si proches, pourtant. Elles appartiennent au Patrimoine de l'Humanité et à la grande famille de la civilisation occidentale. Elles transcendent les querelles religieuses par la Beauté, dédiée au Dieu unique des EcrituresLes coupoles bleues d'Ispahan, les "zelliges" de Boukhara, les plafonds en dentelle de l'Alhambra de Grenade, les délicats panneaux de marbre marqueté du mausolée d'Agra (Inde) sont autant de témoignages de la puissance et du rayonnement des khalifes, sultans ou khans. La source d'inspiration de l'Art en Terre d'Islam, c'est le Coran, parole divine dictée au prophète Mahomet par l'archange Gabriel. Fondement d'un nouvel universalisme, il féconde la création, du nord de l'Inde à l'Andalousie. Il souffle cette façon singulière de placer la géométrie et la calligraphie au centre de la structure et de la décoration. Pour la plus grande gloire de Dieu. Pour faire douter le mécréant forcené face à tant de merveilles. Mais les hommes qui mettent en ?uvre cet art (musulmans, chrétiens, juifs, voire hindouistes) s'éclairent de leurs géographies si diverses, des matériaux locaux, des mythes antéislamiques. Comment ignorer la trace de Zoroastre en Perse, l'empreinte gréco-romaine en Turquie ou encore l'ombre de Shiva dans l'art des Grands Moghols? C'est à un voyage initiatique que nous convie Luca Mozzati, souvent au galop du pur-sang arabe, parfois dromadaire nonchalant. Les milliers de kilomètres sont parcourus par la magie des images selon un itinéraire historique et géographique, délimitant les spécificités et soulignant les parentés
Volver" joue un rôle clef dans l'oeuvre de Pedro Almodóvar, l'enfant terrible du cinéma espagnol devenu le maître que l'on connaît. Ce film de 2006, quelques années après le succès de "Tout sur ma mère" , marque un point d'équilibre nouveau pour le réalisateur, combinant des thèmes et des éléments stylistiques datés (la famille, les femmes, la solidarité féminine, l'Espagne profonde) avec des idées devenues nouvelles et pressantes. Le sous-texte politique du film est incisif : à l'heure où l'on parle avec force dans le pays de la nécessité d'une loi sur la mémoire historique, promue par le gouvernement Zapatero nouvellement élu, les histoires de Raimunda (Penélope Cruz), de sa fille Paula, de sa mère Irene et de sa voisine Agustina, pendant la difficile transition du pays de la dictature franquiste à la démocratie, illustrent le quotidien décalé de cette Espagne en mutation.
Volver revêt un rôle-clé dans la maturité professionnelle de Pedro Almodovar, enfant terrible du cinéma espagnol, considéré désormais par tous comme un maître. Le film de 2006, quelques années après le succès de Tout sur ma mère, marque en effet un point d'équilibre inédit pour le réalisateur, unissant des thèmes et des stylèmes du passé (la famille, les femmes, la solidarité féminine, l'Espagne profonde) à des sujets se manifestant avec de plus eh plus d'urgence. Le sous-texte politique du film est incisif : au moment où dans le pays s'échangeaient des discours enflammés sur la nécessité d'une loi sur la mémoire historique, promue par le gouvernement Zapatero nouvellement élu, les histoires de Raimunda (Penélope Cruz admirable, nommée pour l'Oscar de la meilleure actrice) et de sa fille Paula, celles de sa mère Irene et de sa voisine Agustina, permettent de raconter la difficile transition du pays de la dictature franquiste à ta démocratie, entre crimes inavoués, détournements conscients et présences fantasmatiques. Une nouvelle confirmation de la valeur critique de l'oeuvre d'Almodóvar, loin d'être uniquement le chantre insouciant d'une movida éphémère, innocente et transgressive à la fois.
Résumé : Le merveilleux et l'obscur conservent tout leur prestige. Enquêtes d'opinions et faits divers l'attestent : qu'il s'agisse de la vogue de l'astrologie, de la croyance à l'existence d'extraterrestres, ou, sur un mode plus sombre, du goût pour l'occulte qui se manifeste dans certaines sectes. Comme si les hommes ne se résignaient pas au désenchantement du monde et que ce monde dont ils se proclament seuls maîtres et possesseurs était toujours lié à l'invisible, peuplé de signes, de présages et de sortilèges, qui échappent à la raison, défient notre savoir et notre volonté. Etabli par une historienne, ce dictionnaire, agrémenté d'illustrations parfois savoureuses, compte mille deux cents entrées. Il offre un panorama suggestif des superstitions non seulement françaises et européennes, mais aussi américaines, africaines et asiatiques. Le lecteur y trouvera de nombreuses citations d'ouvrages anciens et modernes consacrés aux superstitions, mais aussi de fréquentes références à la poésie, à la littérature et au théâtre.
Dalí en 400 images propose un parcours complet de l'oeuvre d'un des peintres surréalistes les plus significatifs du xxe siècle. Ce livre propose une sélection d'oeuvres qui met en lumière non seulement les créations emblématiques de Salvador Dalí, mais également des pièces moins connues, telles que des dessins et des objets surréalistes. Couvrant l'ensemble de sa carrière, cet ouvrage illustre la richesse créative de Dalí, depuis ses débuts inspirés par le post-impressionnisme et son engagement dans le mouvement cubiste des années 1920, jusqu'aux oeuvres surréalistes emblématiques des années 1930. Il retrace également sa période américaine dans les années 1940, son retour au classicisme dans les années 1950, ainsi que son engagement renouvelé dans l'expérimentation d'avant-garde à partir des années 1960. L'auteur, William Jeffett, est conservateur au Musée Dali à St Petersburg en Floride.
Son visage, qu'elle a inlassablement peint tout au long de sa courte vie, est l'un des plus célèbres de l'histoire de l'art. Icône de l'art mexicain, Frida Kahlo a bâti sa propre légende, qu'elle a aussi bien transposée sur la toile qu'incarnée dans sa vie quotidienne. "Je n'ai jamais peint mes rêves, j'ai peint ma propre réalité" , affirmaitelle. Gravement meurtrie dans sa chair lors d'un terrible accident, consumée par sa passion dévorante pour Diego Rivera, l'artiste a transcendé ses souffrances par la peinture. A la force de son pinceau, elle a affronté ses tourments pour s'imposer comme une femme et une peintre libres. Dans son atelier de la Casa Azul, s'affranchissant du carcan des avant-gardes européennes et de tous les codes moraux et artistiques, Frida Kahlo a façonné une oeuvre habitée par son histoire personnelle, ses idéaux politiques et les traditions ancestrales mexicaines. Noirceur et allégresse, amour et violence, sensualité et pulsion de mort : sa peinture se lit comme un oxymore qui dit tout de la personnalité magnétique de cette artiste révolutionnaire, l'une des plus fascinantes et puissantes figures de l'histoire de l'art du xxe siècle. La collection L'ART+GRAND, présentée dans une reliure luxueuse, propose, à travers un texte didactique, de découvrir les plus grands artistes de l'histoire de l'art. En plus d'une cinquantaine de toiles parmi les plus célèbres, l'ouvrage reproduit six tableaux exceptionnels sous forme de dépliants grand format qui permettent d'observer ces chefs-d'oeuvre dans les moindres détails. Cette collection offre ainsi une immersion inédite dans la matière et la touche picturale.
Divinisé ou diabolisé, sauvage ou domestique, craint ou adulé, le chat a depuis des siècles fasciné les peintres. De l'Antiquité jusqu'à nos jours, il a occupé une place majeure dans l'histoire de l'art, en suivant l'évolution des styles et des moeurs. Vénéré dans l'Egypte antique, assimilé à Satan et à la sorcellerie au Moyen Age, il va connaître un lent processus de réhabilitation à la Renaissance. Réintégrant peu à peu le coeur du foyer, le chat devient ainsi un motif pictural récurrent, s'immisçant dans les scènes de genre et les natures mortes, accompagnant de sa présence affectueuse et espiègle les portraits de jeunes filles ou d'enfants. Fascinés par sa beauté et sa force d'expression, les artistes vont au fil du temps le considérer comme un sujet à part entière, comme le miroir de leurs émotions et le reflet de leur vision du monde. De Paul Véronèse à Jean-Baptiste Siméon Chardin, de Gustave Courbet à Auguste Renoir, de Théophile Alexandre Steinlen à Pierre Bonnard, sans oublier Berthe Morisot, Henri Matisse et Franz Marc, cet ouvrage, illustré d'une centaine d'oeuvres et enrichi de célèbres poèmes, témoigne de la virtuosité et du sens de l'observation inégalés de peintres qui sont parvenus à immortaliser la présence majestueuse de cet animal aussi familier qu'énigmatique. Caroline Larroche est historienne de l'art et éditrice. Elle a dirigé de nombreuses publications sur l'art, dont Bestiaire japonais (A Propos, 2021), et est l'auteure de plusieurs livres sur les estampes japonaises, dont Ukiyo-e, images du monde flottant (Courtes et Longues, 2007), Hokusai, la beauté de la nature (Géo Art, 2024) et Le thé dans l'estampe japonaise, (Editions Hazan, 2025).
Delieuvin Vincent ; Frank Louis ; Bastian Gilles ;
Catalogue officiel de l?exposition Léonard de Vinci au musée du Louvre du 24 octobre 2019 au 24 février 2020. L?année 2019, cinquième centenaire de la mort de Léonard de Vinci en France, revêt une signification particulière pour le Louvre qui possède la plus importante collection au monde de peintures de Léonard ainsi que 22 dessins.Le musée trouve en cette année de commémoration l?occasion de rassembler autour des cinq tableaux essentiels qu?il conserve, à savoir la Vierge aux rochers, la Belle Ferronnière, la Joconde - qui reste dans la salle où elle est habituellement exposée -, le Saint Jean Baptiste et la Sainte Anne, la plus grande part possible des peintures de l?artiste, afin de les confronter à un large choix de dessins ainsi qu?à un ensemble, restreint mais significatif, de tableaux et de sculptures de l?environnement du maître.Cette rétrospective inédite de la carrière de peintre de Léonard permet de montrer combien il a mis la peinture au-dessus de tout et comment son enquête sur le monde, qu?il appelait « la science de la peinture », fut l?instrument de son art, dont l?ambition n?était rien moins que d?apporter la vie à ses tableaux.Aboutissement de plus de dix années de travail, qui ont vu notamment l'examen scientifique renouvelé des tableaux du Louvre et la restauration de trois d?entre eux, permettant de mieux comprendre sa pratique artistique et sa technique picturale, l?exposition clarifie également la biographie de Léonard en reprenant tous les documents d?archives. Elle dresse le portrait d?un homme et d?un artiste d?une extraordinaire libertéCoédition Hazan/Editions du musée du Louvre.Prix Catalpa 2019 Pour les catalogues d'expositions de Paris Notes Biographiques : Vincent Delieuvin est co-commissaire de l?exposition exceptionnelle consacrée à Léonard de Vinci au musée du Louvre, à l'occasion de la célébration du 500e anniversaire de la mort de l'artiste. Conservateur en chef du Patrimoine au département des peintures au musée du Louvre, Vincent Delieuvin a été commissaire des expositions "Titien, Tintoret, Véronèse...Rivalités à Venise" en 2009, "Raphaël, les dernières années" en 2012 au musée du Louvre. Il concentre son travail actuel sur Léonard de Vinci auquel il a déjà consacré l'exposition "La Sainte Anne, l'ultime chef-d'euvre de Léonard de Vinci" en 2012. Il est l?auteur de Léonard de Vinci en 15 Questions (Hazan 2019). Louis Frank, Conservateur en chef, département des Arts graphiques, musée du Louvre.