Cordoue, Fès, Kairouan, Le Caire, Jérusalem, Damas, Bagdad, Istanbul, Samarkand, Delhi. Ces villes mythiques hantent nos rêves d'aventure. Elles nous semblent étrangères et lointaines, elles sont si proches, pourtant. Elles appartiennent au Patrimoine de l'Humanité et à la grande famille de la civilisation occidentale. Elles transcendent les querelles religieuses par la Beauté, dédiée au Dieu unique des EcrituresLes coupoles bleues d'Ispahan, les "zelliges" de Boukhara, les plafonds en dentelle de l'Alhambra de Grenade, les délicats panneaux de marbre marqueté du mausolée d'Agra (Inde) sont autant de témoignages de la puissance et du rayonnement des khalifes, sultans ou khans. La source d'inspiration de l'Art en Terre d'Islam, c'est le Coran, parole divine dictée au prophète Mahomet par l'archange Gabriel. Fondement d'un nouvel universalisme, il féconde la création, du nord de l'Inde à l'Andalousie. Il souffle cette façon singulière de placer la géométrie et la calligraphie au centre de la structure et de la décoration. Pour la plus grande gloire de Dieu. Pour faire douter le mécréant forcené face à tant de merveilles. Mais les hommes qui mettent en ?uvre cet art (musulmans, chrétiens, juifs, voire hindouistes) s'éclairent de leurs géographies si diverses, des matériaux locaux, des mythes antéislamiques. Comment ignorer la trace de Zoroastre en Perse, l'empreinte gréco-romaine en Turquie ou encore l'ombre de Shiva dans l'art des Grands Moghols? C'est à un voyage initiatique que nous convie Luca Mozzati, souvent au galop du pur-sang arabe, parfois dromadaire nonchalant. Les milliers de kilomètres sont parcourus par la magie des images selon un itinéraire historique et géographique, délimitant les spécificités et soulignant les parentés
Nombre de pages
398
Date de parution
23/10/2003
Poids
3 090g
Largeur
283mm
Plus d'informations
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EAN
9782856204320
Titre
L'Art de l'Islam
Auteur
Mozzati Luca ; Canal Denis-Armand
Editeur
MENGES
Largeur
283
Poids
3090
Date de parution
20031023
Nombre de pages
398,00 €
Disponibilité
Epuisé
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L'islam est une religion caractérisée par un monothéisme absolu et rigoureux. Sa vision du monde est simple et radicale, indifférente aux spécificités historiques, culturelles et raciales des personnes qui y adhèrent. En l'espace de quelques années après la mort de Mahomet, les armées islamiques, initialement formées d'Arabes, puis de divers peuples assujettis et convertis, conquirent des territoires immenses qui avaient vu fleurir la civilisation gréco-romaine puis judéo-chrétienne en Occident et la civilisation perso-zoroastrienne en Mésopotamie, remportant un succès éclatant. Quelques décennies plus tard, l'islam pénétra en Europe, conquérant l'Espagne et une partie de l'Italie du Sud, franchit le désert du Sahara pour convertir les populations d'Afrique noire en se superposant aux cultes locaux, et s'étendit aux vastes régions asiatiques jusqu'à atteindre l'Inde et rencontrer les cultes védiques et le bouddhisme, tandis que vers le nord il s'introduisait en Transoxiane (aujourd'hui l'Ouzbékistan), surpassant les conquêtes d'Alexandre le Grand lui-même, pour atteindre les frontières de l'empire chinois. Sur le plan de la culture et de l'expression artistique, le monde islamique assimila les énergies créatrices, les techniques et les coutumes des peuples assujettis, extraordinairement riches et diverses, et sut les refondre en une expérience complètement nouvelle et originale, tout en restant fidèle à la révélation coranique, qui impose à tout croyant de suivre ses préceptes et de répandre sa doctrine. Celui qui embrasse l'islam, considéré comme la seule vraie religion, fait alors partie du Dar al-Islam, la « maison de l'islam »: des concepts ancestraux tels que nation, race, activité, culture deviennent alors, du moins en théorie, dénués de signification. L'ensemble du monde islamique parle la même langue, l'arabe, la langue du Coran, dont les lignes directrices ont façonné les différentes traditions culturelles avec une homogénéité surprenante ? homogénéité qui a caractérisé, et qui imprègne encore, la culture et le vécu spirituel et politique de centaines de millions de personnes et de nations entières. À l'intérieur de cet horizon culturel commun se sont élaborés au fil du temps des langages artistiques et des coutumes nationales, à travers la réémergence graduelle ? quoique au sein de l'identité islamique commune ? d'énergies locales vigoureuses, auxquelles l'arrivée de nouvelles populations et les déplacements pour motifs religieux, commerciaux et scientifiques ont apporté par la suite des éléments féconds. Tout discours de caractère général, comme les sujets abordés dans cet ouvrage, doit donc être pris comme une indication globale, à approfondir et clarifier parfois. Il est clair, par conséquent, que dans ce monde islamique diversifié existent côte à côte des réalités culturelles, spirituelles et artistiques d'une richesse et d'une complexité remarquables, mais le substrat commun éthico-politico-religieux, inséparable dans ses composantes, a donné naissance et produit encore des manifestations bien reconnaissables, unies par une spécificité que l'on peut définir comme islamique.
Volver" joue un rôle clef dans l'oeuvre de Pedro Almodóvar, l'enfant terrible du cinéma espagnol devenu le maître que l'on connaît. Ce film de 2006, quelques années après le succès de "Tout sur ma mère" , marque un point d'équilibre nouveau pour le réalisateur, combinant des thèmes et des éléments stylistiques datés (la famille, les femmes, la solidarité féminine, l'Espagne profonde) avec des idées devenues nouvelles et pressantes. Le sous-texte politique du film est incisif : à l'heure où l'on parle avec force dans le pays de la nécessité d'une loi sur la mémoire historique, promue par le gouvernement Zapatero nouvellement élu, les histoires de Raimunda (Penélope Cruz), de sa fille Paula, de sa mère Irene et de sa voisine Agustina, pendant la difficile transition du pays de la dictature franquiste à la démocratie, illustrent le quotidien décalé de cette Espagne en mutation.
Accueilli de façon mitigée à sa sortie, ce film est aujourd’hui considéré comme un chef-d’oeuvre. Volver joue un rôle clef dans l’oeuvre de Pedro Almodóvar. Ce film de 2006 marque un point d’équilibre nouveau pour le réalisateur, combinant des thèmes et des éléments stylistiques datés (la famille, les femmes, la solidarité féminine, l’Espagne profonde) avec de nouvelles idées. Le sous-texte politique du film est incisif : à l’heure où l’on parle avec force dans le pays de la nécessité d’une loi sur la mémoire historique, les histoires de Raimunda (Penélope Cruz), de sa fille Paula, de sa mère Irene et de sa voisine Agustina, pendant la difficile transition du pays de la dictature franquiste à la démocratie, illustrent le quotidien décalé de cette Espagne en mutation.
Erlande-Brandenburg Alain ; Mérel-Brandenburg Anne
Cet ouvrage, le premier d'une série de trois consacrée à l'histoire de l'architecture française, traite du Moyen Âge (du IVe siècle aux années 1500). Ainsi se trouve défini un grand Moyen Âge qui se singularise par trois grands moments : - L'Antiquité tardive-haut Moyen Âge qui s'inscrit dans la rupture par rapport à la conception romaine classique. - L'époque romane qui est d'abord reconstruction et bientôt invention par rapport à l'Antiquité. - Le monde gothique qui établit la synthèse entre l'architecture du ive siècle charpentée et celle du second âge roman, voûtée de pierre. L'histoire de la création architecturale ne peut se réduire à une simple évolution des formes, elle est liée à son temps. Les monuments sont un témoignage de la société, de ses goûts et de ses aspirations. Des architectes s'affirment comme de grands créateurs alors que d'autres sont plus traditionnels. Il en va de même de la technique dont la qualité est conséquente des moyens financiers mis en ?uvre. Il y a donc là une étonnante diversité. Cette histoire ne se réduit pas à la seule architecture religieuse ; elle n'est qu'une des composantes, même si elle a été innovante, notamment dans le domaine de la maîtrise technique, et si elle est souvent mieux conservée.
Découvrez l'un des plus célèbres architectes français, au service du roi Henri II. Philibert De l'Orme devrait être compté parmi les plus grands architectes français et figurer à côté des plus célèbres artistes de l'Europe. Ce maître, dernier témoin du Moyen Âge finissant, promoteur de la Renaissance en France et prophète de la modernité, est encore cité dans les écoles d'architecture, où il est l'objet d'une sorte de culte. Il a été l'architecte du roi Henri II, il avait la haute main sur tous les chantiers royaux. Après la mort du roi, il a encore servi la reine Catherine de Médicis, pour laquelle il a entrepris la construction du plus grand château de l'époque, celui des tuileries. Il a aussi servi Diane de Poitiers, la favorite de Henri II, la rivale de Catherine : c'est pour elle qu'il a construit le château d'Anet, dont les importants vestiges suscitent l'admiration universelle. Les écrits de De l'Orme, manuscrits comme imprimés, permettent de retracer l'image d'une personnalité d'exception : comblé de faveurs par le roi, et un peu fat de cela ; envié, voire persécuté par l'intrigue, mais capable de se défendre par le verbe comme par les armes dont il a appris l'usage au service du roi. Constamment en voyage à la suite du roi auquel le devoir le devoir l'attache, mais pourtant dirigeant ses chantiers et fréquentant assidûment son écritoire ; conscient que son génie est un don de Dieu, avec le quel il communique par les astres et auquel il rend grâce dans le silence du cloître où il se retire dans ses dernières années. Il fallait consacrer un livre à cet architecte de génie dont les oeuvres ont été souvent détruites. Jean-Pierre Pérouse de Montclos a tenté ici de reconstituer ce qui pouvait l'être. Cet ouvrage est divisé en deux parties. D'abord une partie consacrée à sa vie puis la seconde à ses oeuvres.
De sa naissance à Saint-Pétersbourg à sa mort à Göttingen, Lou von Salomé, devenue par un mariage Lou Andreas-Salomé, ne cessera de promener sa beauté dans les décors de la Mitteleuropa. Pour cette femme, chaque nom de ville, chaque prénom, chaque date semblent sortis d'un écrin gravé à ses seules initiales afin de leur servir de parure. Les hommes pour qui elle sera et un éblouissement et une torture, se nomment Rainer-Maria Rilke, Fridriech Nietzsche, Sigmund Freud. Les lieux où elle les rencontre, Rome, Bayreuth, Berlin, Paris, Moscou, Saint-Pétersbourg, Vienne ou Münich. Ce personnage singulier qu'est Lou Andreas-Salomé, attirante, agaçante, séduisante, fut de toutes les révolutions culturelles qui vont compter et transformer une partie de l'humanité au cours du XXème siècle : celle de la philosophie, celle de la poésie, celle enfin de la psychanalyse.
Au terme de sa vie, allongé sur un lit de souffrances, Jules Verne se souvient et retrace avec fureur et humour l'itinéraire d'une existence passionnante. Dans un récit écrit à la première personne, Olivier et Patrick Poivre d'Arvor déroulent la biographie intime de l'auteur le plus populaire et le plus traduit de la littérature française. Renouant avec leurs passions d'enfance, les auteurs nous convient à un voyage au c'ur de l'univers de Jules Verne, de sa naissance à Nantes en février 1828 jusqu'à son dernier souffle à Amiens en mars 1905. Ils nous font partager leur fascination pour ce grand homme, à la fois idéaliste et romantique, follement imaginatif et d'une curiosité insatiable, prodigieux visionnaire, qui sut si bien deviner les enjeux de notre époque.