Les communautés rurales en Europe au Moyen Age. Une autre histoire politique du Moyen Age
Mouthon Fabrice
PU RENNES
20,00 €
Impression à la demande
EAN :9782753529274
Le Moyen Age occidental est d'abord une civilisation rurale. Malgré cette évidence, la paysannerie médiévale, le plus souvent étudiée à travers le prisme de la seigneurie, peine à être reconnue comme un acteur à part entière de l'histoire. L'histoire politique notamment, ne semble véritablement concerner que les rois, ceux qui les servent, l'aristocratie, l'Eglise puis, passé le XIe siècle, les élites urbaines. De leur côté, les paysans travaillent et souffrent, conformément à leur état social. Comme sur les scènes représentées sur les miniatures gothiques, leurs activités agricoles formeraient en quelque sorte la toile de fond baptisée "longue durée" d'une pièce dont ils sont peut-être les victimes, mais certainement pas les acteurs. Or cette vision des choses ne tient pas. D'abord du fait du poids démographique et économique de la paysannerie, ensuite parce que, loin de n'être que des sujets passifs, les paysans ont toujours su s'auto-organiser pour défendre leurs intérêts. Un millénaire durant, la politique paysanne s'est incarnée dans les communautés rurales. Nées du vivre ensemble, celles-ci se sont données pour objet d'établir et de faire respecter les règles du voisinage, de superviser l'exploitation des espaces communs et d'assurer sa défense, de régler les litiges internes au groupe et de renforcer son esprit de corps face au monde extérieur, de négocier avec celui-ci, enfin, ou bien de lui résister. Des institutions de concertation, de représentation et de prise de décision sont apparues précocement, s'inspirant sur le tard des catégories du droit savant et des modèles urbains. Loin donc d'être des objets institutionnels figés, les communautés rurales ont une histoire, déterminée par la confrontation avec l'aristocratie, par le rapport au territoire, par les évolutions économiques et démographiques, par les relations développées avec l'église, la ville et l'Etat enfin. Au-dessus de l'échelon local, elles se sont également imposées comme des acteurs du jeu politique global, en exerçant une pression constante sur les autres pouvoirs. Dans certaines régions d'Europe, elles ont même conquis les premiers rôles au point de faire naître ce que l'on peut qualifier d'Etat paysans ou partiellement paysans. Comblant une lacune de l'historiographie, ce manuel fait la synthèse de très nombreux travaux menés ces dernières décennies sur le monde paysan et les communautés rurales. Il propose une autre vision de ce que fut le millénaire médiéval.
Nombre de pages
313
Date de parution
20/03/2014
Poids
476g
Largeur
155mm
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EAN
9782753529274
Titre
Les communautés rurales en Europe au Moyen Age. Une autre histoire politique du Moyen Age
Auteur
Mouthon Fabrice
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
476
Date de parution
20140320
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313,00 €
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Très tôt dans son histoire, l'Homo Sapiens s'est aventuré dans les montagnes, puis s'y est installé. Au coeur des montagnes, des sociétés humaines se sont formées : chasseurs-cueilleurs, éleveurs, agriculteurs... Protégées par le relief mais rarement véritablement isolées, ces sociétés sont organisées en communautés souvent fortement attachées à leur indépendance. Malgré leur réputation d'arriération et de conservatisme, les montagnards ont tenu une place importante dans l'aventure humaine.
Le Moyen-Âge est, certes, étudié par bon nombre de spécialistes, et continue à alimenter bon nombre de récits et de légendes? Pourtant, alors même que cette société était essentiellement rurale, a-t-on déjà réellement vu, lu ou retenu une ?uvre dont le protagoniste était un vrai paysan, sans aucune filiation quelconque à la noblesse ? Cet ouvrage d'histoire replace le paysan et tout son quotidien au centre de l'histoire médiévale, en reconnaissant la place indispensable qu'il occupait alors.
Pour qui s'intéresse à la société médiévale, la question écologique peut sembler secondaire au regard du rapport à Dieu, des formes de domination ou de l'organisation politique. Les sciences paléo-environnementales, l'archéologie moderne et la relecture des textes médiévaux suggèrent pourtant que leurs rapports à la nature sont bien l'une des questions centrales qui se sont posées aux hommes du Moyen Age. L'auteur montre que ces rapports n'ont cessé d'évoluer : l'évêque mérovingien, le serf d'un domaine carolingien, l'hôte d'un village neuf du XIIe siècle, le théologien du XIIIe siècle ou le maître de forge du XVe siècle ne nourrissaient ni la même vision ni les mêmes attentes vis-à-vis de la nature. Après l'an mille cependant, le nombre croissant des hommes, l'amélioration des moyens techniques et la redécouverte de la science grecque ont peu à peu fait basculer l'Occident dans un nouveau paradigme. La maîtrise du monde sensible devient un but collectif légitime et réalisable. Dans ce grand projet de développement, la nature est fortement mise à contribution. Si l'ouvrage couvre le millénaire médiéval, le coeur de l'enquête est donc la grande croissance des XIe-XIIIe siècles, moment crucial de " l'invention de la nature ". Car c'est au " temps des cathédrales " que la nature devient une figure allégorique, gardienne de la Création et de ses lois. L'ouvrage s'articule autour de trois grands thèmes : la façon dont les hommes du Moyen Age ont pensé leur place au sein de la nature ; l'exploitation de la nature et ses formes juridiques ; enfin, la question de l'éventuelle crise écologique médiévale et l'émergence d'un premier droit de l'environnement.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
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