Les Missions Etrangères en Asie et dans l'océan Indien
Moussay Gérard ; Alazard Albert ; Bayzelon Jean-Pa
INDES SAVANTES
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EAN :9782846541787
La Société des Missions Étrangères naît au XVIIe siècle, quand se développe en France le désir de prendre une part active à l'apostolat missionnaire. Cet enthousiasme pour les missions correspond au besoin d'établir un clergé indigène, seul capable d'assurer la survie des communautés chrétiennes d'Asie. Le Saint-Siège nomme en 1658 trois vicaires apostoliques français : François Pattu (1626-1684) vicaire apostolique du Tonkin, Pierre Lambert de la Motte (1624-1679) vicaire apostolique de Cochinchine et Ignace Cotolendi (163o-1662) vicaire apostolique de Nankin. Ces évêques sont considérés comme les fondateurs de la Société des Missions Étrangères. Les vicaires apostoliques et les missionnaires qui les accompagnent parviennent au Siam en 1662 ; en 1664, le P. Chevreuil arrive en Cochinchine et, en 1666, le P. Deydier est le premier à entrer au Tonkin. D'autres missionnaires suivent, si bien qu'à la fin du XVIIe siècle, 21 missionnaires ont déjà pénétré soit au Tonkin soit en Cochinchine. Au cours du XVIIIe siècle, la Société des M.-E. est victime en Europe d'une certaine décadence religieuse et d'un désintérêt pour les missions. Le XIXe siècle est au contraire un grand siècle missionnaire. La Société des M.E. compte, en 1886, 29 évêques, 751 missionnaires, avec la charge de 25 missions. Après le Siam, le Tonkin, la Cochinchine, et quelques régions de la Chine et de l'Inde, elle reçoit encore la charge d'évangéliser la Corée et le Japon (1831), la Mandchourie (1838), la Malaisie (1841), le Tibet et l'Assam (1846), la Birmanie (1855). Le XXe siècle est marqué par le développement du clergé local. La direction des diocèses d'Asie passe peu à peu aux évêques autochtones : un évêque indien (1923), six évêques chinois (1926), un évêque japonais (1927), le premier évêque vietnamien (1933). Le communisme change la présence et l'action des Missions Étrangères. Les missionnaires sont expulsés de certains pays (Chine, Birmanie, Vietnam, Cambodge, Laos). Contrainte de redistribuer son personnel, la Société des M.-E. envoie maintenant ses prêtres vers Madagascar, l'île Maurice, l'Indonésie, la Nouvelle-Calédonie. La crise des vocations touche aussi la Société des M.-E. mais, fidèle à sa vocation et malgré un effectif réduit, elle continue, aujourd'hui comme hier, de servir les Églises qu'elle a contribué à fonder.
Nombre de pages
202
Date de parution
10/01/2008
Poids
1 140g
Largeur
240mm
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EAN
9782846541787
Titre
Les Missions Etrangères en Asie et dans l'océan Indien
Auteur
Moussay Gérard ; Alazard Albert ; Bayzelon Jean-Pa
Editeur
INDES SAVANTES
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240
Poids
1140
Date de parution
20080110
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202,00 €
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La langue présentée dans ce dictionnaire est la langue parlée par l'une des nombreuses ethnies d'Indonésie, les Minangkabau. Cette ethnie réside dans la province actuelle de Sumatera Barat, sur la côte ouest de Sumatra, mais l'aire de parler minangkabau déborde largement sur les provinces voisines de Riau, Jambi et Bengkulu. Beaucoup de locuteurs minangkabau résident aussi dans les grandes villes d'Indonésie et de Malaisie : qu'ils soient émigrés anciens ou récents, ils pratiquent encore la langue de leurs ancêtres. L'ethnie minangkabau compte environ 7 millions d'individus, dont la moitié vit en diaspora. Le minangkabau est classé dans le sous-groupe nousantarien qui constitue avec les langues polynésiennes et mélanésiennes le grand ensemble austronésien. Dans l'aire nousantarienne proprement dite, le minangkabau apparaît comme une langue malaise archaïque, à laquelle l'indonésien et le malais contemporains se réfèrent volontiers et où ils puisent une abondante terminologie. Il n'existait jusqu'à ce jour que deux dictionnaires de la langue minangkabau : celui de J.L. van der Toorn, Minangkabausch-Maleish Nederlandsch Woordenbock ('s Gravenhage, 1891), et celui de Thaib St. Pamoentjak, Kamus Bahasa Minangkabau Bahasa Melajoe Riau (Batavia, 1935). Le nouveau Dictionnaire Minangkabau-Indonésien-Français n'est pas une compilation des dictionnaires précédents. Dans cet ouvrage, l'auteur a voulu présenter la langue minangkabau telle qu'on la parle aujourd'hui. A cette fin, tous les textes en minangkabau parus dans les journaux locaux entre 1965 et 1990 ont été dépouillés de façon systématique. De nombreuses références sont faites aussi à la littérature : proverbes, pantuns, discours traditionnels et contes populaires (kaba).
Les missionnaires de la Société des Missions Etrangères n'ont eu de cesse, depuis le XVIIe siècle jusqu'à nos jours, d'observer les cultures, les religions, l'histoire des peuples auprès desquels ils vécurent. Ils furent souvent des anthropologues avant la lettre. Pour évangéliser, il leur a été nécessaire d'apprendre les langues de la plupart des peuples d'Asie, et de rédiger les grammaires et les dictionnaires correspondant. Ils ont, souvent, été les premiers Européens à le faire. De nombreuses langues aujourd'hui disparues ont été préservées par leur action. Cet ouvrage recense la totalité des écrits - publiés ou non - des missionnaires, sur 350 ans, et conservés aux Missions Etrangères de Paris. Cette bibliographie est classée par pays, et à l'intérieur par thèmes. Les biographies de tous les auteurs cités complètent l'ouvrage, qui est un outil de travail remarquable pour les spécialistes, mais témoigne également pour les curieux de la découverte de l'Asie par les Européens.
On peut rire de tout : la preuve avec cette véritable encyclopédie de l'humour qui sélectionne les 2007 meilleures histoires drôles de l'année ! Tout le monde en prend pour son grade, des fonctionnaires aux blondes, en passant par les sportifs, les gros, les belles mères, les médecins, les policiers, etc. ! Et ce livre ne serait pas complet sans les blagues sur Toto, des devinettes et calembours, des " ta mère " et une foule de citations absurdes et hilarantes... 2007 éclats de rire assurés : tout une année d'humour dans un seul volume.
L'histoire de la Révolution et de l'Empire s'est écrite en tenant compte, entre autres, d'une littérature abondamment produite par les acteurs des années 1789-1815. Mais derrière la célébrité des textes d'une marquise de La Rochejaquelein, d'un baron Marbot ou d'un sergent Bourgogne se cache l'histoire éditoriale de ces ouvrages, parfois rocambolesque, souvent aventureuse, toujours passionnante. À partir de 1814 en effet, des textes des témoins de la Révolution et de l'Empire passent du domaine privé à l'espace public, et contribuent à marquer la culture romantique et l'identité nationale de leurs récits. Forts connus, ces textes n'ont pourtant jamais été l'objet d'une histoire expliquant comment ils sont devenus des livres. La façon dont les témoins ont mis par écrit leurs souvenirs est pourtant riche d'enseignements sur la portée des événements révolutionnaires et impériaux. Elle éclaire aussi le rôle de la mémoire dans la culture romantique, politique et nationale du XIXe siècle. Elle révèle comment les héritiers de ces acteurs se sont sentis à leur tour investis de la mission de transmettre aux générations futures des témoignages dont certains n'étaient initialement voués qu'à exister dans un cercle privé. Natalie Petiteau se livre ici à une étude systématique des processus de mise par écrit et de publication des mémorialistes de la Révolution et de l'Empire, en mettant toutefois l'accent sur les témoins des années impériales, plus nombreux et plus célèbres. Quelques études de cas montrant par ailleurs l'apport de ces textes aux historiens prolongent ce travail.
Cet ouvrage est le troisième de quatre volumes, dont les deux premiers sont parus en 2019 et 2020. Le premier, intitulé « l'Inde entrevue », est consacré aux deux Compagnies, celle de Colbert et celle de Law, aux comptoirs et à leur commerce, à la politique de Dupleix et à la rivalité franco-britannique, qui se termine par la mainmise de l'East India Company et à l'éviction complète des intérêts français dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Au XIXe siècle, des officiers napoléoniens qui administrent le royaume sikh du Punjab et des missionnaires catholiques entretiennent une présence française dans un pays où la France ne joue plus aucun rôle. Elle végète dans ses misérables comptoirs jusqu'au Second Empire quand, grâce aux progrès du libre-échange au Royaume-Uni, grâce à l'essor de l'émigration indienne aux colonies à sucre, grâce à son industrie textile, Pondichéry connaît un spectaculaire renouveau. Le second volume traite de la politique d'assimilation de la Troisième République dans ses comptoirs, dont tous les habitants sont dès 1871 proclamés citoyens et électeurs sans distinction de couleur, de religion ni de caste. Imposée sans concertation préalable par le pouvoir central, cette politique qui se veut décentralisatrice produit des effets désastreux, conférant le pouvoir à un parti indien réactionnaire et anti-français, puis, à partir de 1906, à de véritables maffias politiques. Les effets de l'assimilation se font sentir jusqu'au dernier moment : héritière de sa devancière, la IVe République ne peut céder ses établissements à l'Inde de Nehru sans consulter leurs habitants qui sont des citoyens français. Or, le parti du Congrès ne veut pas d'un référendum. Le troisième et le quatrième volumes sont consacrés aux regards et aux influences croisés. Les représentations de l'Inde en France, l'image et l'influence de la France en Inde, les perceptions du nationalisme indien en France et les relations bilatérales après l'indépendance de l'Union indienne jusqu'à nos jours. Le quatrième volume « Les relations bilatérales » est la suite du troisième et reprend la bibliographie et un index général. Jacques Weber, professeur émérite d'Histoire contemporaine à l'université de Nantes, membre de l'Académie des Sciences d'outre-mer, grand spécialiste de l'Inde à laquelle il a consacré de nombreux ouvrages, et de l'histoire coloniale. Il a publié aux Indes savantes : Les Relations entre la France et l'Inde de 1673 à nos jours ; Littérature et Histoire coloniale (ouvrage collectif ) ; Le Siècle d'Albion. L'empire britannique au XIXe siècle (1815-1914) ; Les Elections législatives et sénatoriales outre-mer (1848-1981) avec L. Jalabert et B. Joly."
L'auteur raconte l'histoire culturelle du travail selon les variations du regard que l'homme porte sur sa propre nature du milieu du XVIIe siècle au milieu du XIXe siècle. Il indique les voies par lesquelles cette vision de l'homme et de son labeur sont devenus des normes juridiques. Le foisonnement des doctrines pour définir le travail mais encore pour instaurer un ordre social qui face sa place à celui-ci est tel qu'il est difficile de trouver des césures chronologiques claires, étant posé une fois pour toute que la Grande Révolution ne fut pas un bloc. En deux siècles, le travail change de base aussi sûrement que l'homme change ses propres assises.
Biographie de l'auteur Pierre-Henri Simon (1903-1972), membre de l Académie française, est l écrivain le plus pénétrant auquel les Charentes ont donné naissance. Il réussit là un roman d une intense vigueur, qui marie la modernité à la raison classique. Il s y montre ici d une clairvoyance extrême sur ce qui fonde toute vie intelligemment conduite : le tiraillement entre un humanisme jamais assez conciliant et sa nécessaire mise en doute.