La langue présentée dans ce dictionnaire est la langue parlée par l'une des nombreuses ethnies d'Indonésie, les Minangkabau. Cette ethnie réside dans la province actuelle de Sumatera Barat, sur la côte ouest de Sumatra, mais l'aire de parler minangkabau déborde largement sur les provinces voisines de Riau, Jambi et Bengkulu. Beaucoup de locuteurs minangkabau résident aussi dans les grandes villes d'Indonésie et de Malaisie : qu'ils soient émigrés anciens ou récents, ils pratiquent encore la langue de leurs ancêtres. L'ethnie minangkabau compte environ 7 millions d'individus, dont la moitié vit en diaspora. Le minangkabau est classé dans le sous-groupe nousantarien qui constitue avec les langues polynésiennes et mélanésiennes le grand ensemble austronésien. Dans l'aire nousantarienne proprement dite, le minangkabau apparaît comme une langue malaise archaïque, à laquelle l'indonésien et le malais contemporains se réfèrent volontiers et où ils puisent une abondante terminologie. Il n'existait jusqu'à ce jour que deux dictionnaires de la langue minangkabau : celui de J.L. van der Toorn, Minangkabausch-Maleish Nederlandsch Woordenbock ('s Gravenhage, 1891), et celui de Thaib St. Pamoentjak, Kamus Bahasa Minangkabau Bahasa Melajoe Riau (Batavia, 1935). Le nouveau Dictionnaire Minangkabau-Indonésien-Français n'est pas une compilation des dictionnaires précédents. Dans cet ouvrage, l'auteur a voulu présenter la langue minangkabau telle qu'on la parle aujourd'hui. A cette fin, tous les textes en minangkabau parus dans les journaux locaux entre 1965 et 1990 ont été dépouillés de façon systématique. De nombreuses références sont faites aussi à la littérature : proverbes, pantuns, discours traditionnels et contes populaires (kaba).
Les missionnaires de la Société des Missions Etrangères n'ont eu de cesse, depuis le XVIIe siècle jusqu'à nos jours, d'observer les cultures, les religions, l'histoire des peuples auprès desquels ils vécurent. Ils furent souvent des anthropologues avant la lettre. Pour évangéliser, il leur a été nécessaire d'apprendre les langues de la plupart des peuples d'Asie, et de rédiger les grammaires et les dictionnaires correspondant. Ils ont, souvent, été les premiers Européens à le faire. De nombreuses langues aujourd'hui disparues ont été préservées par leur action. Cet ouvrage recense la totalité des écrits - publiés ou non - des missionnaires, sur 350 ans, et conservés aux Missions Etrangères de Paris. Cette bibliographie est classée par pays, et à l'intérieur par thèmes. Les biographies de tous les auteurs cités complètent l'ouvrage, qui est un outil de travail remarquable pour les spécialistes, mais témoigne également pour les curieux de la découverte de l'Asie par les Européens.
Moussay Gérard ; Alazard Albert ; Bayzelon Jean-Pa
La Société des Missions Étrangères naît au XVIIe siècle, quand se développe en France le désir de prendre une part active à l'apostolat missionnaire. Cet enthousiasme pour les missions correspond au besoin d'établir un clergé indigène, seul capable d'assurer la survie des communautés chrétiennes d'Asie. Le Saint-Siège nomme en 1658 trois vicaires apostoliques français : François Pattu (1626-1684) vicaire apostolique du Tonkin, Pierre Lambert de la Motte (1624-1679) vicaire apostolique de Cochinchine et Ignace Cotolendi (163o-1662) vicaire apostolique de Nankin. Ces évêques sont considérés comme les fondateurs de la Société des Missions Étrangères. Les vicaires apostoliques et les missionnaires qui les accompagnent parviennent au Siam en 1662 ; en 1664, le P. Chevreuil arrive en Cochinchine et, en 1666, le P. Deydier est le premier à entrer au Tonkin. D'autres missionnaires suivent, si bien qu'à la fin du XVIIe siècle, 21 missionnaires ont déjà pénétré soit au Tonkin soit en Cochinchine. Au cours du XVIIIe siècle, la Société des M.-E. est victime en Europe d'une certaine décadence religieuse et d'un désintérêt pour les missions. Le XIXe siècle est au contraire un grand siècle missionnaire. La Société des M.E. compte, en 1886, 29 évêques, 751 missionnaires, avec la charge de 25 missions. Après le Siam, le Tonkin, la Cochinchine, et quelques régions de la Chine et de l'Inde, elle reçoit encore la charge d'évangéliser la Corée et le Japon (1831), la Mandchourie (1838), la Malaisie (1841), le Tibet et l'Assam (1846), la Birmanie (1855). Le XXe siècle est marqué par le développement du clergé local. La direction des diocèses d'Asie passe peu à peu aux évêques autochtones : un évêque indien (1923), six évêques chinois (1926), un évêque japonais (1927), le premier évêque vietnamien (1933). Le communisme change la présence et l'action des Missions Étrangères. Les missionnaires sont expulsés de certains pays (Chine, Birmanie, Vietnam, Cambodge, Laos). Contrainte de redistribuer son personnel, la Société des M.-E. envoie maintenant ses prêtres vers Madagascar, l'île Maurice, l'Indonésie, la Nouvelle-Calédonie. La crise des vocations touche aussi la Société des M.-E. mais, fidèle à sa vocation et malgré un effectif réduit, elle continue, aujourd'hui comme hier, de servir les Églises qu'elle a contribué à fonder.
On peut rire de tout : la preuve avec cette véritable encyclopédie de l'humour qui sélectionne les 2007 meilleures histoires drôles de l'année ! Tout le monde en prend pour son grade, des fonctionnaires aux blondes, en passant par les sportifs, les gros, les belles mères, les médecins, les policiers, etc. ! Et ce livre ne serait pas complet sans les blagues sur Toto, des devinettes et calembours, des " ta mère " et une foule de citations absurdes et hilarantes... 2007 éclats de rire assurés : tout une année d'humour dans un seul volume.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...