
Algérie, une longue marche. Hirak, mémoire(s) et histoire
Après le Printemps berbère d'avril 1980, les émeutes du 5 octobre 1988, la désobéissance civile de juin 1991 suivie d'une décennie de violence meurtrière, l'Algérie semblait s'être assoupie. Depuis juin 2001 et la répression du "printemps noir" en Kabylie, le pays n'avait plus connu, ou pu connaitre, de mouvements politiques significatifs. Alors qu'elle semblait résignée devant l'impudicité et l'outrecuidance d'un pouvoir qui avait cru avoir définitivement assujetti le peuple, la société algérienne s'est brusquement réveillée certain jour de février 2019 pour dire, avec l'art et la manière, son rejet catégorique d'un régime qui avait trop tiré sur la corde. Pendant près d'un an, chaque vendredi, des milliers, des millions d'Algériens ont manifesté pour dire haut et fort leur rejet du pouvoir, jusqu'à ce que la pandémie de Covid ne les oblige à suspendre leurs marches. Puis, le 26 février 2021, les manifestations ont repris. Cinquante-six semaines durant, Algériens et Algériennes ont marché tous les vendredis dans les grandes artères des villes du pays, criant à l'unisson leur brûlante envie de voir partir un pouvoir dont ils dénonçaient l'autoritarisme, la corruption et l'incompétence. Mobilisant tout le génie populaire, ils ont exprimé avec la poésie, la musique, la caricature et l'humour leur refus de continuer à être gouvernés par un clan mafieux qui a eu l'ultime audace de tenter de reconduire à la tête de l'Etat, pour la cinquième fois, un président impotent et aphone. Ce sont ces jours qui sont ici pris comme objet d'analyse, pour tenter de comprendre à la fois de quoi ce présent est le signe, saisir les soubassements qui en sont à l'origine et tenter de mettre leurs dynamiques en perspective.
| Nombre de pages | 411 |
|---|---|
| Date de parution | 17/10/2023 |
| Poids | 734g |
| Largeur | 160mm |
| EAN | 9782377011766 |
|---|---|
| Titre | Algérie, une longue marche. Hirak, mémoire(s) et histoire |
| Auteur | Moussaoui Abderrahmane |
| Editeur | HEMISPHERES |
| Largeur | 160 |
| Poids | 734 |
| Date de parution | 20231017 |
| Nombre de pages | 411,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée N° 128, 2010-2 : Féminismes islamiques
Moussaoui AbderrahmaneA u tournant du XXIe siècle, la notion de féminisme islamique, forgée à partir de la situation iranienne du début des années 1990, est en pleine transformation. Si le débat politique et polémique mondialisé, trop souvent ignoré. que le mouvement intellectuel du féminisme islamique a suscité se fait toujours entendre, ce numéro porte le regard sur les mutations à l'oeuvre. Des changements qui invitent à se poser une question renouvelée du féminisme islamique, ou plutôt aujourd'hui, des féminismes islamiques. Vingt ans après, il convient en effet de se demander si le féminisme islamique, né comme un discours intellectuel et militant et diffusé d'abord au sein du monde musulman non arabe, s'est au fil du temps incarné ou inventé dans des pratiques et des mouvements sociaux. Les textes réunis ici abordent les enjeux de ces transformations à partir d'une diversité de contextes nationaux et régionaux: du Proche-Orient (Liban. Palestine, Jordanie), à l'Iran en passant par le Koweit, l'Indonésie, puis le Maghreb (Maroc, Tunisie) et la France. Ils envisagent tout particulièrement le rôle d'un islam politique, lui aussi en plein aggiornamento, dans cette nouvelle cartographie des féminismes islamiques. L'approche sociologique amorcée dans ces pages contribue à redessiner, voire à dépasser parfois la notion même de féminisme islamique. Elle montre un pragmatisme militant féminin hybride, différemment politique, inscrit dans un paradigme post-idéologique. Elle décrit la subversion des assignations au séculier, puis au religieux des décennies précédentes et envisage autrement la troisième vague féministe dans les mondes arabe et musulman.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER27,00 € -

De la violence en Algérie. Les lois du chaos
Moussaoui AbderrahmaneRésumé : Que s'est-il passé en Algérie au cours des " années noires " ? Ce livre, fondé sur un travail d'enquête de plusieurs années, nous permet de mieux comprendre les mécanismes de la violence. A partir de quels discours cette violence a-t-elle pu sembler légitime ? Comment le passage à l'acte a-t-il été rendu possible ? Ce livre propose une analyse à partir notamment des références aux catégories du discours islamique (djihad, umma...) et des conditions historiques spécifiques à l'histoire nationale algérienne, notamment la guerre de libération nationale. L'approche anthropologique ici proposée, qui se distingue d'une analyse politique du drame algérien, nous donne des clefs pour comprendre l'incompréhensible. Les lois du chaos de la violence en Algérie apparaissent ainsi au fil de l'analyse. Un document rare et saisissant, fondé sur une étude en profondeur d'une réalité algérienne complexe.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER26,40 € -

Espace et sacré au Sahara. Ksour et oasis du sud-ouest algérien
Moussaoui AbderrahmanePremier ouvrage d?anthropologie qui s? intéresse, dans la dimension du symbolique, à l?histoire sociale d?une partie du Sahara algérien. Traitant des Ksours du sud-ouest algérien, l?auteur tente de montrer que les tracés ne relèvent pas exclusivement de la géométrie mais qu?ils sont aussi motivés par l?expression d?un Islam saharien très vivant: Islam classique, populaire, mystique... Celle-ci déterminera la morphologie comme les modalités d?organisation et de gestion des établissements humains tels que la maison et le jardin.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER25,00 € -

Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée N° 125 : Les mosquées : Espaces, institutions et pr
Adelkhah Fariba ; Moussaoui Abderrahmane ; Farag IPrincipale institution de l'islam. la mosquée est également l'un de ses symboles les mieux partagés. Temple pour les 'ibadât (observances), la mosquée est aussi un lieu où s'informent les mu'amalât (les relations sociales). Symbole d'unité, elle peut aussi s'avérer le foyer d'intenses affrontements d'ordre socio-culturel. Lieu des pratiques religieuses, elle n'en demeure pas moins un espace éminemment politique contribuant à l'organisation de la cité et servant quelquefois les desseins les plus radicaux. Cœur et matrice de la cité, la mosquée est le lieu de la foi et un espace-enjeu de la loi. Son orientation religieuse ne doit pas voiler les multiples discours, pratiques et actions dont elle est le théâtre et qui n'ont rien de spécifiquement religieux. Ainsi, peut-elle servir de base à des actions d'ordre éducatif, sportif, écologique, touristique, etc. Ce qui témoigne d'une certaine sécularisation à la fois du lieu et de ses fidèles. En tant que telle. l'observation des pratiques dans la mosquée et autour d'elle montre combien le religieux, en l'occurrence l'islam, représente aujourd'hui une force ou un potentiel de changement social. C'est l'islam qui, à la fois. légitime et amplifie les avancées et les transformations sociales. De par son statut et sa place. la mosquée est un site privilégié de cette recomposition des champs et des pratiques. Pour mieux le comprendre, ce numéro l'approche à travers son triple rapport aux espaces. aux temporalités, à la sociabilité ou à la cité. Bousculant les essentialismes, les contributeurs tentent d'interroger la mosquée et les pratiques qui s'y déroulent aujourd'hui en privilégiant la problématique de la rupture avec les représentations ancrées et les schèmes admis. Au-delà de la motivation et/ou la justification religieuse. l'appel à la prière et le rituel de son déroulement, la construction d'une mosquée et son financement, sont autant d'actes également inscrits dans les enjeux du présent et les déterminants de l'histoire.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER27,00 €
Du même éditeur
-

Téhéran - Washington, 1979-2025. Le Grand Satan à l’épreuve de la Révolution islamique
Therme C. ; Holeindre J.-V. ; Bauchard D.La Révolution islamique de 1979 a remplacé une monarchie pro-occidentale par un régime théocratique déterminé à s'opposer à l'influence américaine au Moyen-Orient. Les relations diplomatiques entre les Etats-Unis et l'Iran ont dès lors été marquées par une méfiance réciproque, des divergences idéologiques et des rivalités géopolitiques, que sont venus renforcer des événements décisifs tels que la crise des otages de l'ambassade américaine, le soutien de l'Iran à des groupes non étatiques anti-américains et l'imposition de sanctions économiques menées par les Etats-Unis. Les Etats-Unis considèrent l'Iran de la République islamique comme une force déstabilisatrice. en invoquant ses ambitions nucléaires, son programme de missiles balistiques et de drones et ses interventions régionales en Irak, en Syrie, au Liban et au Yémen. A l'inverse, l'Iran perçoit les politiques américaines - y compris le soutien apporté dans tes années 1980 à Saddam Hussein pendant la guerre Iran-Irak, la campagne de "pression maximale" et les alliances avec l'Arabie saoudite et Israël - comme des tentatives visant à l'affaiblir. Les efforts de rapprochement sont restés fragiles et de courte durée ; en 2018, le retrait des Etats-Unis, sous administration Trump, de l'accord de Vienne de 2015 sur le nucléaire iranien, a ravivé les tensions. Cet ouvrage n'est pas une énième histoire de la politique étrangère américaine vis-à-vis de l'Iran : il se propose d'étudier les liens humains, les réseaux informels sportifs, religieux, universitaires, les intermédiaires, les relations économiques et les sanctions économiques des Etats-Unis contre la République islamique, et met en lumière l'évolution des relations diplomatiques entre les Etats-Unis et l'Iran depuis 1979 en analysant l'impact durable de la Révolution islamique, le rôle des perceptions réciproques et les implications pour la sécurité régionale et mondiale. En mettant en évidence tes dynamiques de confrontation et de dialogue à travers l'étude des réseaux informels et des intermédiaires entre Washington et Téhéran, il éclaire un sujet décisif pour la stabilité du Moyen-Orient et plus que jamais d'actualité.EN STOCKCOMMANDER18,00 € -

Despotismes orientaux. Du proche à l’extrême
Cheng Anne ; Laurens Henry (dir.)Pour les Grecs, le despotisme était le mode de gouvernement rencontré chez les barbares asiatiques qui, parce qu'ils étaient esclaves par nature, se soumettaient volontairement à un souverain héréditaire absolu. La tyrannie en revanche était un moment temporaire dans l'histoire des cités. Le concept de despotisme oriental est repris par les Européens pour décrire l'Empire ottoman d'abord sur le mode d'une menace organisée et implacable, ensuite comme un système au rendement toujours décroissant. Les descriptions du système soviétique au XXe siècle ont suivi ces deux étapes. Bien souvent, au XVIIIe siècle, la référence au despotisme est une critique plus ou moins voilée de la monarchie absolue européenne. En revanche, le " despotisme éclairé " sert à justifier un passage en force pour établir des réformes jugées indispensables. Dans le dernier tiers de ce siècle, il sert de justification aux projets de conquête coloniale dans l'Ancien Monde. Cette conquête, qui voudrait se poser comme libératrice, trouve finalement sa justification dans le despotisme éclairé (fardeau de l'homme blanc, mission civilisatrice). La modernisation autoritaire de ces pays reprend ainsi tout ce discours tout en utilisant une référence identitaire de nature essentialiste. Ainsi un discours produit pour justifier la domination de l'autre peut servir aujourd'hui la perpétuation de régimes autoritaires par les pouvoirs qui régissent les pays concernés rejetant comme étrangères les doctrines libérales. Tels sont les différents aspects du concept de " despotisme oriental ", envisagé dans son historicité et réactivé à la lumière des réalités du monde d'aujourd'hui, qui sont abordés dans ce volume issu d'un colloque tenu au Collège de France en juin 2024.EN STOCKCOMMANDER26,00 € -

Israël Palestine. Le déni du droit international. La justice internationale en mouvement
Aubin de la Messuzière YvesEN STOCKCOMMANDER5,00 € -

Haïm Zafrani, penseur de la diversité
Saha Mustapha ; Kenbib MohammedExplicitant la philosophie et les critères de son approche, Zafrani écrit lui-même à ce sujet : "Nous nous sommes proposés, tout au long de nos études et de nos recherches, de réaliser à la fois une analyse raisonnée des situations et une synthèse équilibrée des phénomènes afin de servir la science et la conscience historique, la mémoire collective et un patrimoine culturel qui nous est cher, à mille égards. Cela, nous l'avons fait avec le projet d'une quête des lieux de dialogue, de rencontres des hommes et des idées, d'espaces de convergences entre cultures et civilisations qui sont autant d'espaces de fidélités, de liberté et d'universalisme." Haïm Zafrani, auteur notamment de Deux mille ans de vie juive au Maroc, Juifs du Maroc. Vie sociale, économique et religieuse. Etudes de taqanot et responsa, et de Juifs d'Andalousie et du Maghreb, a consacré toute son existence à ses recherches et à l'enseignement, en étant toujours soucieux de transmettre son savoir. Son engagement, en la matière, qui était une forme de militantisme, ne peut qu'inciter à la réflexion tous ceux qui se soucient aujourd'hui d'histoire, de culture, de patrimoine, de diversité, de paix et de fraternité en ces premières décennies du XXIe siècle. Une urgence d'autant plus vitale pour l'humanité que l'enracinement culturel est devenu un enjeu capital dans le monde ultra-connecté. L'on ne peut que saluer et se réjouir de l'initiative prise par Mustapha Saha de consacrer un ouvrage à ce "penseur de la diversité", et de présenter, avec sa belle plume et le sens de la formule qui le distingue, l'homme dont il était familier depuis fort longtemps, et une oeuvre féconde dont il a une connaissance intime et qu'il rappelle avec une remarquable précision. Mohammed Kenbib.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER15,00 €
