Charles Dufresny, Sieur de la Rivire , fut d'abord un personnage, quoique son origine mystrieuse et romanesque, sa vie d'aventurier sdentaire et une capucinade finale n'expliquent pas toute l'existence de ce bourgeois du Marais n d'une famille de petits officiers de Cour. Joueur, inventeur et homme d'esprit cultivant l'originalit parfois avec enttement, Dufresny rejoignit, quand il se mla d'crire aux abords de l'ge mr, la coterie forme autour de La Motte et de Fontenelle. Ce monde encore mal tudi donne le ton et la chane secrte du livre que Franois Moureau consacre l'uvre dramatique de Dufresny. Principal fournisseur de la Comdie-Italienne entre 1692 et 1697, dbutant, en mme temps, la Comdie-Franaise pour y poursuivre une carrire mdiocrement heureuse jusqu' sa mort, Dufresny a eu l'ambition de ne pas tre un simple successeur de Molire. Son thtre, d'une grande varit, annonce aussi bien l'opra-comique que le drame bourgeois ; il est, ct d'uvres plus conventionnelles, un laboratoire dramaturgique exceptionnel. Class parmi les minores qui avaient trop de talent pour tre mpriss et pas assez d'uvres acheves pour convaincre de leur gnie, embarrass de voisinages prestigieux, Dufresny mritait qu'on essayt de lui donner la place qui lui est due dans ces dcennies o se prparaient les Lumires.
Nombre de pages
524
Date de parution
25/10/1994
Poids
710g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782252020739
Titre
Dufresny : auteur dramatique (1657-1724)
Auteur
Moureau François
Editeur
KLINCKSIECK
Largeur
160
Poids
710
Date de parution
19941025
Nombre de pages
524,00 €
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Il y a deux cent cinquante ans, en 1751, paraissait le premier volume de l'Encyclopédie de Diderot et de D'Alembert. Ce qui aurait pu passer pour une entreprise éditoriale assez commune était en fait le signe d'un aboutissement et le témoignage d'une révolution intellectuelle. Il s'agissait de rassembler dans l'ordre alphabétique toutes les connaissances humaines et d'en montrer les connexions et la logique: vérités diverses et certitudes scientifiques, connaissances objectives et histoire des idées ou des errements humains. La science et la philosophie marchaient encore d'un même pas. Bientôt ce ne serait plus possible. La connaissance totale ne pourra plus désormais s'exprimer dans un seul livre, eût-il les dimensions gigantesques - 35 volumes in-folio - de la manufacture encyclopédique où Diderot a rassemblé 139 collaborateurs et une petite troupe d'illustrateurs. De dictionnaire de faits, l'Encyclopédie devint au fil des années, et des condamnations, l'emblème de la philosophie des Lumières, le porte-parole de la modernité. François Moureau retrace l'aventure éditoriale de l'Encyclopédie. 1 170 documents pour présenter l'Encyclopédie, ses auteurs et leur époque: peintures, gravures, dessins, manuscrits, portraits, et surtout planches de l'Encyclopédie sur la fabrication d'un livre, de la pâte à papier à la reliure, les activités industrielles et artisanales, les reproductions d'animaux, de végétaux...
En 1975 paraissait le premier volume de l? "Encyclopédie" de Diderot et D'Alembert. Ce qui aurait pu passer pour une entreprise éditoriale assez commune - un nouveau dictionnaire général - était en fait le signe d'un aboutissement et le témoignage d'une révolution intellectuelle. Il s'agissait de rassembler dans l'ordre alphabétique toutes les connaissances humaines et d'en montrer les connexions et la logique de vérités diverses et certitudes scientifiques, connaissances objectives et histoire des idées et des errements humains. De dictionnaire de faits, l? "Encyclopédie" devint, au fils des années et des condamnations, l'emblème de la philosophie des Lumières, le porte-parole de la modernité. Il n'en demeure pas moins que cette entreprise achevée en 1780 par le libraire Panckoucke eut une valeur mythique sans commune mesure avec son influence réelle sur la pensée du siècle.
Tentative sans précédent ni imitation, ce Dictionnaire des lettres françaises brosse en plus de deux mille articles un tableau aussi complet que possible de la production intellectuelle de notre pays au XVIIIe siècle. Non content de s'arrêter aux plus menus acteurs et de consacrer aux plus grands des articles qui, par les dimensions et la richesse de l'information, sont déjà des monographies de référence, le " Grente " - ainsi que le désignent ses utilisateurs -, publié pour la première fois en 1960, traite des académies, de l'histoire du livre et de celle des journaux. C'est dire qu'il ne s'en tient ni à une conception étroite des Belles-Lettres, ni aux gloires reconnues et consacrées du Siècle des lumières. Son panorama sans exclusive embrasse sans rejeter. Cela seul suffirait à le recommander. Mais cette nouvelle édition refondue sous la direction de François Moureau, professeur à la Sorbonne, est enrichie par trente ans de recherches nouvelles et offre une bibliographie qui tient compte des dernières publications.
Caché derrière ses peupliers d'où émergent son haut toit et ses deux tours carrées, le " château vosgien " est, en 1789, à peu près ce qu'il était en 1600 ou à la fin du Moyen Age : un corps de logis solide et discret, se démarquant à peine du reste des maisons rurales et un peu plus du clocher de l'église ou du prieuré, vrai centre du village. Le châtelain de 1789 y vit-il différemment de celui du XVIIe siècle, voire du Moyen Age ? Ce livre pénètre dans l'univers et le décor familiers des futurs émigrés dont les aïeuls vécurent sur place les drames de la Guerre de Trente Ans. A travers lettres, mémoires et inventaires, une page d'histoire peu connue est retracée ici. Son auteur, professeur agrégé d'Histoire, responsable de l'Association Saône lorraine et délégué des Vieilles Maisons Françaises pour les Vosges, la fixe souvent comme un instantané, un " pris sur le vif ", une incursion dans l'intimité des vieilles familles et des récents anoblis. Beaucoup de ces demeures et de ces familles ont aujourd'hui disparu, et l'on démolit encore des châteaux, comme à Gironcourt-sur-Vraine, au nom du " progrès " et du " réalisme ". Ces pages de vie quotidienne et d'attitude face à l'adversité sont aussi pour l'auteur l'occasion de montrer au grand public et aux divers responsables qu'autant qu'un château fort, ces " Grandes Maisons " sont dignes de conservation et de respect.