- En fait, Lorca, quelle est ta destination ? - Je te l'ai dit maître, c'est la tienne. - Je veux dire : quelle aurait été ta destination si tu ne m'avais pas rencontré ? - Je t'ai rencontré, maître, et nous poursuivons maintenant un seul chemin, c'est ce qu'il y a aujourd'hui. Venu clandestinement de Castille, Nadir a eu de son épouse aztèque un fils qui apprend à la mort de son père que ses origines ne sont pas celles qu'il croyait. Menacé par l'Inquisition pour l'avoir enterré, à sa demande, selon des rites mortuaires inconnus, il doit s'enfuir. Il entreprend alors, non sans risques, un périple qui le mènera depuis Mexico jusqu'au Maghreb où résiderait sa famille paternelle. La traversée qu'effectue le fils de Nadir, dans la violence de l'intolérance, des exodes, des massacres, des guerres qui ont marqué le XVIe siècle, est aussi un éveil. Guidé par des êtres de rencontre et un mystérieux appel qu'il saisit dans une interrogation de la vie, de sa relation au monde et aux autres, le jeune homme décèle peu à peu le Secret gîtant au coeur des êtres. Son cheminement, que retrace Le parfum de Leila, le mène bien au-delà du déplacement géographique, des épreuves subies ou d'une quête identitaire... L'écriture de Khireddine Mourad emporte le lecteur vers une autre exploration du monde. D'émotion en perplexité et prise de conscience, elle épouse, tour à tour, la vivacité et les hésitations de la pensée, la rapidité et les atermoiements de l'action, pour amener le lecteur vers une clairvoyance sereine, au-delà des événements dont l'écho se répète dans les drames contemporains.
Nombre de pages
355
Date de parution
19/07/2017
Poids
555g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343116976
Titre
Le parfum de Leïla
Auteur
Mourad Khireddine
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
555
Date de parution
20170719
Nombre de pages
355,00 €
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Istamboul, 1911. L'Empire ottoman, ce colosse aux pieds d'argile, n'a plus que quelques années à vivre lorsque naît la princesse Selma, petite-fille de sultan. Elle ne connaîtra que brièvement les fastes du palais, les intrigues de harem : bientôt jetée sur les routes de l'exil, Selma vivra d'autres débâcles, d'autres Empires - qu'elle soit reine ou esclave, libre ou amoureuse, des Indes impériales à Paris sous la menace allemande... C'est sa fille, Kenizé, qui retrace aujourd'hui son exceptionnel destin, tel des mémoires interrompues, " de la part de la princesse morte "...
Résumé : Avec ce bouleversant roman d'amour Kenizé Mourad nous emmène dans un pays secret et méconnu, le Pakistan, " Le Pays des Purs " . Anne, journaliste française, enquête, dans ce seul pays musulman doté de la force nucléaire, sur les risques d'un détournement possible de la bombe par les terroristes. Dans la beauté aristocratique de Lahore, célèbre pour ses palais, ses mosquées et ses jardins moghols, la jeune femme se heurte aux réseaux d'espions de tous bords, de militaires et de policiers, de familles patriciennes et de djihadistes. Elle va tenter de pénétrer une organisation extrémiste responsable d'attentats meurtriers, sera prise en otage, connaîtra la faim, la soif et l'angoisse de la mort. Parmi ceux qui la guident, son étrange ami Karim pourra-t-il la sauver ? Karim, l'homme de théâtre qui monte des pièces de Beckett à Lahore, Karim qui aime le Pakistan passionnément et garde un dangereux secret.
Fille d'un sultan déchu, Selma doit quitter la Turquie avec sa famille et s'enfuit vers le Liban. Elle abandonne alors l'opulence de son palais d'Istanbul pour découvrir Beyrouth, ville rieuse et débordante de vie. A présent riche de deux cultures, la jeune fille ne veut pas rester une petite princesse soumise dont on voile le visage. Elle veut regarder le monde en face, aimer librement et se battre pour une grande cause, celle des femmes.
- Mais où donc est le train du maharadjah?Il semble à Selma qu'elle marche depuis des heures dans cette puanteur ensoleillée, ce charivari de couleurs et de cris, au milieu de cet extravagant tohu-bohu qui à chaque instant menace de l'emporter, n'était le ferme rempart, autour d'elle, d'une dizaine de gardes immenses et moustachus, qui ne ménagent ni le fouet ni le bâton pour lui frayer un passage. On est en mars, il fait chaud et la gare de Bombay ressemble plus à un carrousel en folie qu'à la première station de chemins de fer du très puissant et très digne Empire britannique. Sous les hautes voûtes gothiques, entre les chapiteaux de grès et les colonnes victoriennes sculptées de fleurs, une foule bruyante se presse, sourde aux sollicitations nasillardes des petits vendeurs de pois chiches, indifférente à l'odeur écoeurante des guirlandes de jasmin mêlée aux relents de sueur et d'urine.Selma étouffe, mais pour rien au monde elle ne voudrait être ailleurs: ainsi, voilà sa nouvelle patrie! Très loin des salons de marbre blanc et des fontaines de l'hôtel Taj Mahal où on l'a emmenée se reposer dès sa descente du paquebot, c'est maintenant qu'elle prend véritablement pied aux Indes. Les yeux écarquillés, elle tente d'enregistrer le défilé d'images qui s'entrechoquent sous le soleil dans une violente cacophonie de couleurs: écarlate des larges turbans des porteurs disparaissant sous d'instables pyramides de bagages; safran somptueux des robes de «renonçants»; rouge et or des saris de jeunes mariées; grisaille des nuées de mendiants qui se pressent autour des taches blanches que forment les kurtahs immaculées des voyageurs de première classe.Elle a l'impression qu'elle va éclater d'un trop-plein de beauté, de laideur... Elle ne distingue plus devant cette misère portée avec superbe et cette multitude à la fois bon enfant et cruelle: n'a-t-elle pas vu tout à l'heure un vieillard tomber et la foule impavide continuer d'avancer, comme mue par le rêve d'un aveugle?
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