Cuba 1959-2006. Révolution dans la culture, Culture dans la Révolution
Moulin-Civil Françoise ; Lamore Jean ; Bouffartigu
L'HARMATTAN
27,00 €
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EAN :9782296067707
La Révolution Cubaine qui entame sa route dès avant 1959 a été, on le sait, à l'origine d'un nombre impressionnant de changements, voire de bouleversements idéologiques, politiques, économiques, sociaux, culturels, symboliques, affectifs... Elle ne s'est pas faite sans heurts, sans bonheurs non' plus. De ce point de vue, il est parfois délicat et même difficile de faire la part, avec objectivité et discernement, des avancées et des reculs. Les deux discours violemment contradictoires qui portent, d'un côté sur les acquis, d'un autre côté sur les échecs, et qui attisent une polémique constante en ce qui concerne Cuba, ne sauraient pourtant, à ce- seul prétexte, être étouffés ou contournés. Les accepter en un même lieu - ce livre - s'imposait donc comme un impératif scientifique. Il s'agissait d'explorer la façon dont la culture en son sens le plus large - et le pouvoir mis en place en 1959 ont toujours eu partie liée. Ainsi doit-on'' entendre, en son sens dialectique, le titre retenu : Révolution dans la Culture, Culture dans la Révolution. Dès les premières années, la culture se mit au service de la révolution tout autant que celle-ci l'instrumentation, un processus.. aujourd'hui encore fort significatif. Il était intéressant dès lors de porter l'attention tout autant sur les premiers moments de la période révolutionnaire que sur l'évolution de ces rapports jusqu'à aujourd'hui, sans négliger l'impact' tout particulier de la "période spéciale" qui a marqué durablement les années, 90. Ainsi sont abordés ici les événements saillants de l'histoire de la culture à Cuba, qu'ils soient liés au cadre législatif, à la création d'institutions culturelles, aux différents supports mis en place ou encore aux moyens de diffusion.
Nombre de pages
280
Date de parution
12/11/2008
Poids
310g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296067707
Titre
Cuba 1959-2006. Révolution dans la culture, Culture dans la Révolution
Auteur
Moulin-Civil Françoise ; Lamore Jean ; Bouffartigu
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
310
Date de parution
20081112
Nombre de pages
280,00 €
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L'attitude résistante de générations successives d'artistes et d'écrivains cubains est portée par l'obsession de la quête d'une essence, la cubanité. Elle cristallise des aspirations jamais satisfaites, tendues vers la réalisation d'une utopie nationale, puissant moteur de rébellion.Les trois écrivains nés avec la Révolution de 1959, Eliseo Alberto (1951), Leonardo Padura (1955), Zoé Valdès (1959), préoccupés par la mise en péril de la cubanité, s'inscrivent dans cette tradition, malgré leurs stratégies très différentes. La convergence procède du consensus d'une génération fondé sur la vision critique d'un dévoiement de l'utopie révolutionnaire. L'auteur propose une représentation de l'univers de la période Spéciale consécutive à la disparition de l'Union soviétique et rend compte de la faillite du "grand récit" de la Révolution. L'esthétique de la dérision traduit l'hétérogénéité d'un monde fragmenté, emporté dans la dispersion de l'exil. Mais l'écrivain doit résister à la désagrégation et à la dilution de son identité.
En quatre saisons et sept enquêtes, Leonardo Padura se penche sur les illusions perdues des Cubains, pris au piège d'une utopie engloutie par un raz-de-marée idéologique. Sur le flanc émergé de l'île, un détective écrivain, désabusé et bibliophile, à l'imagination embrumée par les vapeurs éthyliques, continue sa quête d'un monde meilleur où les marmites et les bibliothèques seraient pleines. De l'innocence première de l'enfance, le trentenaire Mario Conde garde une soif de justice et une curiosité boulimique. Comme dans un bolero d'Eliseo Grenet, il revient "constamment" sur le lieu du crime, et se risque à marcher pieds nus suif cette mosaïque de peines, et de brisures de rêves. Le néo-polar du romancier cubain Leonardo Padura rénove le genre policier pour lui donner une résonance éthique, historique et ontologique et faire la lumière sur une cubanité problématique qui n'a de cesse de se réinventer.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.