Mondialisation et délocalisation des entreprises. 4e édition
Mouhoud El Mouhoub
LA DECOUVERTE
10,00 €
Epuisé
EAN :9782707176431
À l'heure où les effets de la mondialisation affectent des secteurs de plus en plus larges de l'économie, provoquent une demande de protection des travailleurs et des territoires et incitent les gouvernements à promouvoir la production nationale, voici une analyse précise des logiques, de l'ampleur et des véritables effets de la mondialisation des entreprises et de la délocalisation des activités. Les firmes multinationales cherchent d'abord à accéder à des marchés dynamiques sous la forme d'investissements directs à l'étranger et de fusions-acquisitions. Elles recherchent aussi des conditions de coûts de production favorables en développant des opérations de délocalisations sous la forme de sous-traitance internationale ou d'outsourcing. Quels sont les effets de ces différentes logiques de délocalisation sur la compétitivité, l'emploi, le commerce et les avantages technologiques des pays développés? Pourquoi les destructions d'emplois par les délocalisations dans certaines régions ne sont-elles pas vraiment compensées au niveau macroéconomique? Ce livre répond à ces questions en mobilisant les analyses théoriques et empiriques les plus récentes et insiste particulièrement sur les changements en cours. La fragmentation de la chaîne de valeur des industries de main-d??uvre est-elle contrainte par la hausse des coûts de transport et des coûts salariaux dans des pays émergents comme la Chine? Comment expliquer le mouvement inverse de relocalisation des activités dans les pays d'origine? Peut-il se traduire par une réindustrialisation des pays qui ont subi la désindustrialisation? Les politiques publiques de lutte contre les délocalisations et de soutien à la relocalisation sont-elles efficaces? En même temps, comment interpréter la montée des firmes multinationales des pays émergents...
Nombre de pages
127
Date de parution
29/08/2013
Poids
134g
Largeur
22mm
Plus d'informations
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EAN
9782707176431
Titre
Mondialisation et délocalisation des entreprises. 4e édition
Auteur
Mouhoud El Mouhoub
Editeur
LA DECOUVERTE
Largeur
22
Poids
134
Date de parution
20130829
Nombre de pages
127,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Qui sont les migrants internationaux ? Combien arrivent réellement chaque année dans les pays riches ? La France reçoit-elle vraiment "toute la misère du monde" ? Combien coûtent les migrants aux finances publiques des pays d'accueil ? Prennent-ils nos emplois ? Les propos erronés, répétés sciemment ou non, sur l'immigration et ses effets, persistent et se renforcent dans les périodes de crise, aujourd'hui comme dans les années 1930. Peut-on espérer comprendre et traiter la question de l'immigration si les allégations les plus invraisemblables ne sont pas démystifiées, si les fantasmes et non la réalité nourrissent le débat public ? Les chiffres existent ainsi que leurs analyses et leurs enseignements, fondés sur des études concordantes réalisées dans différents pays. Pourquoi les ignorer ? Loin des plaidoyers en faveur ou contre les migrations ou les migrants, c'est à ces questions, quelquefois dérangeantes, toujours précises, que ce livre tente de répondre. EM Mouhoud identifie quinze mythes qui parasitent le débat public sur les migrations et permettent à certains responsables politiques de défendre des thèses aussi anxiogènes qu'inexactes. Ce livre fournit des propositions concrètes et de pistes de réflexions pour une véritable politique efficace et juste.
Les firmes multinationales cherchent d'abord à accéder à des marchés dynamiques sous la forme d'investissements directs à l'étranger et recherchent aussi des conditions de coûts de production favorables en développant des opérations de délocalisations sous la forme de sous-traitance internationale ou d'outsourcing. - Quels sont les effets des délocalisations sur la compétitivité, l'emploi, le commerce et les avantages technologiques des pays anciennement industrialisés ? - La fragmentation internationale de la chaîne de valeur des industries de main-d'oeuvre est-elle remise en cause par la hausse des coûts de transport et des coûts salariaux dans des pays émergents ? - Peut-on réellement parler de processus de mondialisation ? - Comment expliquer le mouvement inverse de relocalisation des activités dans les pays d'origine ? - Les politiques publiques de lutte contre les délocalisations sont-elles efficaces ? Ce livre répond à ces questions en mobilisant les analyses théoriques et empiriques récentes ; il insiste particulièrement sur les changements en cours.
« Mon parcours est loin d'être exceptionnel. Il témoigne simplement que l'émigration et les réussites sociales individuelles des immigrés et de leurs descendants sont le produit d'une histoire sociale, familiale, et culturelle. L'immigré transporte avec lui des générations d'histoires dont il hérite, formées dans d'autres contextes, d'autres pays, d'autres cultures. » Dépositaire d'un nom et d'un prénom qui s'inscrit dans l'histoire de la colonisation Française, El Mouhoub Mouhoud raconte son parcours, depuis un petit village de Kabylie vers la banlieue d'Alger ; puis son arrivée en France à l'âge de dix ans. Mêlant descriptions et analyses, il retrace ses découvertes, ses rencontres, ses aspirations parfois contradictoires, ses doutes et sa détermination qui l'ont conduit à diriger l'une des plus grandes universités françaises. Une réussite comme un hommage rendu à un père pour qui l'école et le savoir étaient la seule exigence. Il dépeint en creux, non sans humour, la France de la deuxième moitié du XXe siècle ? le comportement de ses élites, le racisme ; mais aussi la solidarité et l'engagement de la société. Au miroir des rêves, des destinées et des conditions de vie des immigrés, il éclaire le formidable rôle de l'école comme force d'émancipation. Le récit d'une ascension sociale ? Celui d'une « réparation », plutôt. El Mouhoub Mouhoud est économiste, spécialiste de la mondialisation, de l'innovation et des migrations internationales. En 2020, il devient Président de l'Université Paris Dauphine- PSL, puis prend la tête de l'Université Paris Sciences et Lettres-PSL, fin 2024.
Féminisme pour les 99%, c’est un ouvrage qui permet d’ouvrir les thèses du féminisme au plus grand nombre et qui invite à s’écarter de ce féminisme libéral ciblant uniquement les classes les plus favorisées de la société. Pour les autrices, un ennemi incarne aujourd’hui toutes les oppressions que subissent le plus grand nombre : le capitalisme. Et pour s’opposer à ce système capitaliste, elles proposent de créer un féminisme pour les 99% qui doit nécessairement s’allier aux luttes écologiques, antiracistes, syndicalistes, lgbtqia+ pour triompher. Un manifeste condensé mais très riche à partager !
L'énergie se prête bien à l'analyse géopolitique, conçue comme l'étude des relations entre pouvoirs et territoires. Rien n'est possible dans le monde sans recours à l'énergie, et les rivalités et conflits que son exploitation toujours croissante suscitent sont omniprésents à toutes les échelles de l'analyse géographique, de l'international au local. Cet ouvrage s'intéresse aux effets de la transition énergétique et écologique en cours sur la transformation de ces rapports de forces, mais également sur les reconfigurations des échanges internationaux et de la coopération interétatique. Les alternatives aux hydrocarbures s'élaborent depuis les années 1970, mais la révolution actuelle des pétroles et gaz de schiste bouleverse en profondeur la question des énergies sous un angle géoéconomique, géopolitique et environnemental. Ainsi, à l'ère de l'économie numérique et des territoires "virtuels", la matérialité des énergies nous ramène à l'essentiel, c'est-à-dire les pieds sur terre, au coeur d'un "grand jeu" sans cesse réinventé au sein duquel les Etats font leur retour après des décennies de déréglementation.
La politique étrangère française est depuis longtemps sous le feu des projecteurs, tour à tour présentée comme le vestige d'une gloire passée, la marque d'une présence maintenue dans un monde qui n'a plus de limites, ou le signe d'une arrogance blessée par une succession d'échecs. Le débat reste vif, rehaussé par la présidentialisation, chaque locataire de l'Elysée voulant faire de sa propre diplomatie le gage de son succès et de son prestige... Et pourtant, cette politique reste peu étudiée, regardée avec une série d'a priori jamais évalués : l'effectivité de la grandeur gaullienne et sa perception à l'extérieur, la fonction de l'arsenal nucléaire en un temps post-bipolaire énigmatique, la revendication de prés carrés ou de zones d'influence, un souverainisme rhétorique malmené par la mondialisation, un essor notable de la politique d'affichage et de communication... Existe-t-il d'ailleurs un principe qui organise l'ensemble de ces traits, et le logiciel qui lui est associé correspond-il au contexte international actuel ? Pour comprendre comment la France s'insère dans un monde dont elle est de plus en plus tributaire, les auteurs répondent à trois grandes questions, axes majeurs de l'ouvrage. Comment cette politique s'inscrit-elle dans l'histoire ? Ses instruments sont-ils adaptés, ou répondent-ils à d'autres considérations, économiques, politiques, administratives et idéologiques ? Peut-on en mesurer les résultats et la pertinence, eu égard aux grands enjeux contemporains ? Ces analyses éclairantes esquissent, en creux, la possibilité d'une autre politique.
Première cause de handicap acquis chez l'adulte, l'accident vasculaire cérébral, ou AVC, peut brutalement faire disparaître ou empêcher, de façon temporaire ou non, un grand nombre de capacités de la vie quotidienne, dans des domaines physiques ou intellectuels très divers : la marche, la déglutition, la planification, la lecture, la préhension, etc. Parce qu'il touche à des savoir-faire acquis, l'AVC peut apparaître comme une atteinte biologique du social qui en efface les effets en réinitialisant les expériences, les compétences et les dispositions, autrement dit comme un accident égalisateur qui annule les différences sociales entre individus. Pourtant, à âge égal et à gravité équivalente des lésions cérébrales, les séquelles ne seront pas les mêmes si le patient est un homme ou une femme, un ouvrier ou un cadre supérieur, si la récupération de ses capacités a une grande ou une moindre valeur aux yeux des acteurs de la rééducation, si l'AVC a laissé intact chez lui un rapport aisé ou difficile aux modalités scolaires d'apprentissage. Pour mettre en évidence et expliquer ces phénomènes, Muriel Darmon a mené une enquête approfondie dans un service de neurologie d'un hôpital universitaire et auprès des différents corps de spécialistes - kinésithérapeutes, ergothérapeutes, orthophonistes, neuropsychologues, etc. - de deux centres de rééducation. En suivant le parcours post-AVC des patients au sein de ces unités et des étonnants " plateaux techniques " conçus pour favoriser leurs réapprentissages, ce livre montre que, par-delà ce qui semble perdu, le social perdure chez les individus et résiste à l'atteinte biologique.