Cet essai se présente comme une étude critique de la question de l'interférence élaborée à partir d'une réflexion sur les limites sémiotiques et herméneutiques de l'oeuvre d'art. Cela, bien entendu, à un moment précis de fart actuel caractérisé par la prolifération d'expériences hybrides et/ou intermédiales dont les frontières deviennent de plus en plus poreuses soulevant par là même l'idée d'un art dit "indiscipliné". Pour ce faire, ce livre propose une lecture analytique d'un ensemble de pratiques artistiques transversales de différentes natures (textuelles, visuelles et audiovisuelles). S'inscrivant dans des contextes historiques plus ou moins divergents, celles-ci semblent bousculer, à plus d'un titre, les limites établies tant entre les arts ("effrangement des arts") qu'entre ceux-ci et les autres sphères d'activités humaines (interdisciplinarité). L'hypothèse principale que cautionne ce texte et qui le traverse en filigrane consiste à démontrer, arguments à l'appui, ceci : il n'y a pas d'interférence possible en dehors des points de différence qui, en l'occurrence, sont en même temps des points de connivence.
Nombre de pages
216
Date de parution
23/02/2021
Poids
277g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343219486
Titre
Art et interférence. Réflexions sur l'entre-deux
Auteur
Mouakhar Nizar ; Buci-Glucksmann Christine
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
277
Date de parution
20210223
Nombre de pages
216,00 €
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Cet essai propose d'effectuer une étude analytique du vide à partir de trois oeuvres appartenant à des cultures artistiques majeures, à savoir : Arabesque, Quadrangle blanc de Kazimir Malevitch et Paysage chinois. Il tentera, d'abord, de vérifier selon quelle(s) modalité(s) heuristique(s) et dans quel(s) système(s) de pensée une telle éclipse intégrale de l'image peut-elle induire une corrélation avec quelque chose qui la transcende : " le vide médiateur" . Ensuite, il sera question de démontrer pourquoi et comment ce vide - n'équivalant pas le rien parce que vidé de toute dimension autotélique - représente tantôt un véhicule à la question du sacré (" vecteur hiératique "), tantôt un élément consubstantiel à une quête initiatique de l'univers et/ou de la nature (" liant cosmogonique").
Cet ouvrage collectif a pour objectif de soutenir l'intérêt croissant porté à l'intermédialité, sans pour autant perdre de vue ses implications épistémiques dans une réflexion théorique plus large. Afin de rendre compte de l'aspect polysémique de ce concept, cet ouvrage opte pour une approche croisée consistant à réunir des auteurs théoriciens et/ou praticiens issus d'horizons culturels et artistiques divergents. Les textes rassemblés ici tentent d'apporter un éclairage nouveau sur ce concept opératoire à partir de ses rapports de plus en plus dialectiques avec la création artistique actuelle. Pour ce faire, ils proposent d'étudier un éventail de pratiques intermédiales peu ou prou récentes ; et ce à travers une méthodologie transversale fondée essentiellement sur l'appréhension d'une interférence entre les différents médias artistiques en jeu. C'est bien pourquoi la question de la porosité ou de l'"effrangement" des frontières disciplinaires constitue le fil rouge de ce collectif.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...