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Pierre Herbart. L'Ordre réel et L'homme du Niger (1903-1974)
Moreews Alain
L'HARMATTAN
35,50 €
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EAN :9782343153285
Romancier et essayiste né au début du vingtième siècle à Dunkerque et résistant au nazisme, Pierre Herbart se montrera toujours sensible au drame colonial comme en témoignent ces lignes novatrices en 1939 : "Le travail le plus utile d'un anticolonialiste ne consiste pas à rejeter en bloc la colonisation au nom de principes humanitaires ou sociaux, mais à mettre en relief chaque fois qu'elle se manifeste l'opposition entre les intérêts de la nation colonisatrice et tel groupe d'intérêts privés qui mettent la colonie au pillage". Intellectuel engagé à gauche, familier d'André Gide, ami de Roger Martin du Gard, héritier d'une histoire familiale et sociale qui conjuguait la détresse du déclassement et la révolte contre les infamies patriotiques de l'Action française, c'est contre les abus de la colonisation en Afrique qu'il fit publier son Chancre du Niger. C'est contre les tenants d'une troisième voie, autoritaire, entre capitalisme et socialisme, qui prétendaient éteindre les conflits sociaux qu'il s'en prit au directeur général de l'Office du Niger, Emile Bélime, par ailleurs chef de file de l'une des mouvances du corporatisme français, le groupe de l'Ordre réel. Alors que l'un des chefs d'oeuvre du cinéma colonial, L'homme du Niger de Jacques de Baroncelli, célébrait les hommes d'affaires, les troupes coloniales, les missionnaires et autres bâtisseurs d'Empire, il fut l'un de ceux qui défendirent les nouveaux droits sociaux du Front populaire. Dans les Alpes-Maritimes, à Cabris, à Vence, Pierre Herbart et ses amis furent placés sous la surveillance de la Sûreté d'Etat.
Nombre de pages
318
Date de parution
19/09/2018
Poids
485g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343153285
Titre
Pierre Herbart. L'Ordre réel et L'homme du Niger (1903-1974)
Auteur
Moreews Alain
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
485
Date de parution
20180919
Nombre de pages
318,00 €
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A soixante-dix ans de distance, les messages du romancier anglais Edward Morgan Forster (1879-1970) et ceux du réalisateur américain James Ivory sont bien proches. Ils partagent le même intérêt pour refuser cc qui entrave l'amitié et les libertés : les non-dits, les conformismes, les identités figées ou les oublis de la mémoire. Ils ont la même préoccupation : comment mieux vivre avec une double culture, dans trois continents : l'Inde. l'Amérique, l'Europe. A travers des décors somptueux et impressionnistes, James Ivory nous convie, à la manière de Virginia Woolf, à regarder au-delà des apparences pour accéder à ce qui relie les cultures, à ce qui peut donner la confiance en soi. Avec ses amis, la scénariste Ruth Prawer Jhabvala et le producteur Ismail Merchant, les Merchant Ivory Productions ont réalisé, depuis 1963, plus de cinquante films indépendamment des grands studios d'Hollywood. Ces quarante-cinq ans de collaboration, uniques dans l'histoire du cinéma ont donné des chefs d'oeuvres adaptés des romans d'Edward Morgan Forster : Chambre avec vue (1985), avec Helena Bonham Carter et Daniel Day-Lewis, Maurice (1987) et Retour à Howards End, prix du 45e Festival de Cannes de 1992.
L'esprit de Glauber Rocha, le grand cinéaste brésilien, a été celui d'une " esthétique de la faim " (Estética da Fome). A travers un tropicalisme mythologique, il tenta d'édifier une cinématographie du Tiers-Monde, indépendante des schémas hollywoodiens et européens, revisitant, à chaque film, la mémoire colonisée des peuples latino-américains. L'espoir de Glauber Rocha a parcouru son " esthétique " du rêve (Estética do sonho). Associant tradition et modernité, ces deux esthétiques, ces deux éthiques, ces deux totalités, constituèrent un appel à l'action collective tricontinentale contre les dominations impérialistes. Ses " fraternités mythologiques ", avec les écrivains du Nordeste brésilien et l'intelligentsia du cinéma européen, ne cessèrent d'être mises au service des peuples dominés, à commencer par le peuple brésilien. Image multinationalisée de Salvador de Bahia, pyramide néoconcrète, Idade da Terra (L'Age de la Terre), son dernier film, réitère pour chacun d'entre nous le message d'espoir du chanteur aveugle dans Deus e o Diabo na Terra do Sol (Le Dieu noir et le Diable blond) : " Qu'ainsi, mal partagé, ce monde va de travers, que la terre est à l'homme, elle n'est ni à Dieu, ni au Diable. ".
En 1932, le Parti communiste français avait lancé un magazine photographique, Regards sur le monde du travail, sur le modèle du Journal illustré des travailleurs de Willy Münzenberg, un collaborateur de Lénine. En 1934, Egon Erwin Kisch, Isaac Babel, Romain Rolland, Henri Barbusse, Maxime Gorki, Charles Vildrac, André Malraux, Eugène Dabit, et André Gide faisaient connaître les images prises lors d'un documentaire prolétarien sur les conséquences de la grève générale des mineurs de 1932, enracinée dans une région minière de Belgique : le Borinage. Cinéastes, écrivains et militants antifascistes se rassemblaient autour de "l'anachronique lutte de classe" présentée par deux jeunes cinéastes, Joris Ivens et Henri Storck, avec l'aide de Jean Fonteyne. Exclus des circuits commerciaux de distribution de leur temps, Borinage (1934) d'Henri Storck et Joris Ivens et Autour de Borinage (1933-1936) de Jean Fonteyne continuent d'attester de la volonté des prolétariats et des peuples de ne pas se soumettre à un ordre oppressif quel qu'il soit.
Je suis l'homme le plus apte à se détacher instantanément de ce qui l'entoure", écrivait Pierre Herbart, homme de lettres, résistant, journaliste. L'Art, sous toutes ses formes y contribuait. Celles des lanternes magiques, des cinématographes de cirque, de foire et d'estaminets qu'il a mêlées aux récits et vues d'une enfance à Dunkerque. On le retrouve jeune voyageur en Afrique qui traverse quelques-uns des plus beaux films coloniaux français. Militant communiste, il aimait écrire des tracts, les répandre dans les casernes et s'en prendre au cinéma viril des défenseurs de l'Occident et de la paix en Europe.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.