L'anglicanisme : ses origines, ses conflits. Du schisme d'Henri VIII à la bataille de la Boyne
Moreau Jean-Paul
L'HARMATTAN
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EAN :9782296016521
Luther et Calvin ont réussi là où les pré-réformateurs (Pierre Valdès, John Wycliffe, Jan Hus) avaient échoué, non seulement en raison de la montée des sentiments nationalistes mais aussi enraison de la préparation des esprits par la diffusion des idéaux de l'humanisme chrétien prônés par Giovanni Pic de la Mirandole, Desiderius Erasme et Thomas More. En Angleterre, ce ne sont pas des théologiens dogmatiques mais des politiques pragmatiques, monarques et parlementaires, qui ont conduit la réforme protestante. Les guerres de religion y ont opposé les anglicans aux puritains et en Ulster, la haine antipapiste, allumée par les bûchers de Marie Tudor (Bloody Mary) bouillonne encore de nos jours, anachroniquement, lors des commémorations d'une certaine bataille de la Boyne.
Nombre de pages
257
Date de parution
01/12/2006
Poids
285g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296016521
Titre
L'anglicanisme : ses origines, ses conflits. Du schisme d'Henri VIII à la bataille de la Boyne
ISBN
2296016529
Auteur
Moreau Jean-Paul
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
285
Date de parution
20061201
Nombre de pages
257,00 €
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Avec ce troisième ouvrage, l'auteur achève une histoire des disputes théologiques et des conflits armés du christianisme de l'an 30 à l'an 2007. Au dix-septième siècle, les communautés d'immigrants importèrent en Amérique le pluralisme confessionnel des îles Britanniques et de l'Europe continentale. Le Premier Grand Réveil religieux (1730-1760) amorça la multiplication buissonnante des confessions protestantes qui s'intensifia au cours du Second Grand Réveil (1800-1840). La déferlante évangélique du vingtième siècle fit émerger des centaines de dénominations confessionnelles concurrentielles dont certaines cherchent plus à séduire qu'à convaincre au prix parfois de dérives extravagantes ou scandaleuses.
C'est lors d'une partie de pêche, sur le quai d'un petit port breton, que l'auteur, âgé de neuf ans, croisa son destin en la personne du savant pasteurien Georges Girard, découvreur du vaccin contre la peste et ancien directeur de l'Institut Pasteur de Madagascar. Comme lui, Jean-Paul Moreau ira à l'Ecole de santé navale de Bordeaux puis à l'Institut de médecine tropicale du Pharo à Marseille avant d'entamer une carrière de médecin des Troupes de Marine détaché à l'Institut Pasteur. Après le grand cours de cet institut, il sera assistant à l'Institut de recherches médicales de Tahiti et ensuite chef de laboratoire à l'Institut Pasteur de Madagascar. Se détournant de l'agrégation au profit de la recherche sur le terrain, il prend la direction du prestigieux Centre Muraz de Bobo-Dioulasso et sillonne en 4x4 et en aéronef l'Afrique de l'Ouest, de Dakar au Ténéré et de Tombouctou à Cotonou. Il retrouve ensuite son destin pasteurien en prenant la direction de l'Institut Pasteur de Nouméa dans le Pacifique Sud puis celle de l'Institut Pasteur de Cayenne en Amérique du Sud. Officier général, il quitte l'armée pour intégrer le cadre d'Outre-mer de l'Institut Pasteur. Il terminera sa carrière comme directeur de l'Institut Pasteur de Dakar, bouclant ainsi son tour intertropical de la planète. Pendant quatre décennies, ce médecin biologiste pasteurien luttera contre les grandes endémies tropicales en collaborant avec les autorités et les populations locales qu'il a toujours su estimer et dont il a toujours su se faire apprécier. Il affrontera des épidémies (fièvre jaune, choléra, dengue hémorragique...) et conduira des recherches dans les domaines de la parasitologie, l'arbovirologie et la rétrovirologie.
Que puis-je connaître? Que dois-je faire? Que m'est-il permis d'espérer? A Königsberg, le sévère professeur Kant répondit à ces questions et à quelques autres, au cours d'une journée si folle qu'il devait en oublier sa promenade...
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...