Les chroniques de Dédale. Penser les nouvelles technologies
Morano Guillaume
KIME
15,00 €
Épuisé
EAN :9782380721355
ChatGPT, métavers, vaccin à ARN messager, cellules IPS, deadbot... Dans le déferlement technique contemporain, nous nous trouvons souvent réduits à enregistrer l'existence de nouvelles réalités, sans jamais réellement comprendre ce qu'elles sont, ni ce qu'elles nous font. Sortir de cette sidération exigera de parier sur l'existence d'un sens niché au coeur de ces dispositifs, et masqué le plus souvent par leurs fonctionnalités. Ce sens, c'est la manière dont chacun contribue à reconfigurer le cadre de notre expérience et les rapports constitutifs de notre appréhension du monde. Quelle distorsion les cellules IPS introduisent-elles dans le devenir ? Comment l'âme des morts nous apparaît-elle à l'aune des deadbots ? De quelle manière le métavers nous rapporte-il à la présence du réel ? Il s'agira de reconnaître, dans chacune des techniques envisagées, une opératrice singulière de dévoilement, et de mettre celle-ci à portée de regard. L'enjeu est ici de réconcilier la pensée et les objets technologiques, afin de ne pas devenir, selon l'expression d'Arendt, ces "créatures écervelées à la merci de tous les engins techniquement possibles" .
Nombre de pages
116
Date de parution
15/03/2024
Poids
162g
Largeur
145mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782380721355
Titre
Les chroniques de Dédale. Penser les nouvelles technologies
Auteur
Morano Guillaume
Editeur
KIME
Largeur
145
Poids
162
Date de parution
20240315
Nombre de pages
116,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Pourquoi lire Schopenhauer ? On voit difficilement, a priori, ce que la conscience pourrait gagner à suivre la pensée d'un homme obnubilé par la question du mal. N'est-on pas plutôt en droit d'attendre d'un philosophe, originairement médecin de l'âme, qu'il nous guérisse de la considération désespérante de celui-ci ? Encore ne faut-il pas confondre refoulement et guérison : l'occultation du mal, qui caractérise selon Schopenhauer l'histoire de la philosophie occidentale depuis son commencement, ne nous aura jamais permis de le comprendre, et moins encore de nous en délivrer. La vraie délivrance ne peut en effet se produire qu'au terme d'une Confrontation lucide à la cruauté du monde. Lire Schopenhauer, c'est ainsi faire l'expérience paradoxale d'un pessimisme thérapeutique ; c'est suivre le cheminement d'une pensée souvent juste, toujours belle, parfois drôle, et qui ne cherche à comprendre le mal que pour nous en libérer.
Parcourant l'oeuvre de huit penseurs majeurs de l'histoire de la philosophie, cet ouvrage se présente comme une introduction à la philosophie et à ses grands questionnements.
Ce qu'il est désormais commun d'appeler la "rupture technologique" ne constitue en rien une révolution supplémentaire venant s'inscrire dans le cours mouvementé de l'Histoire humaine, pas plus qu'elle n'est une perversion de la technique dont le sens originaire exigerait d'être humainement restauré. Inquiétant tous les référentiels théoriques et symboliques de la tradition comme de la Modernité, ébranlant la religion comme la morale, elle constitue plus radicalement le principe d'effectuation d'un régime inédit de présence qui, issu de la culture humaine, s'en émancipe progressivement - au même titre que la culture, advenue du sein de la nature, s'en est peu à peu arrachée. L'Age du Minotaure entend penser cette métamorphose. D'une part en analysant les présupposés ontologiques qui la rendent possible, d'autre part, en évaluant ses implications quant à l'être humain et à sa civilisation. C'est à la condition seule de parvenir à "voir" le règne technique dans toute son altérité que l'on peut espérer entretenir, vis-à-vis de lui, un rapport libre.
Le numéro 16 de la revue Incidence est organisé autour d'un essai de Carlo Ginzburg qui touche au coeur ignoré de la plus brûlante actualité, dans le monde globalisé qui est le nôtre, celle qui voit se déchaîner des conflits entre les cultures, les genres, les religions... : "Nos mots et les leurs. Une réflexion sur le métier d'historien, aujourd'hui" . Que peut apporter la réflexion d'un historien sur la démarche qui permettrait de tenter de comprendre l'autre, celui qui est en face ? Carlo Ginzburg, à partir de son métier, préconise une attitude critique et détachée qui exige de prendre en compte deux niveaux, non seulement celui de la parole de ceux qui se font entendre à travers les traces laissées par l'Histoire, mais aussi celui de l'observateur lui-même impliqué dans sa recherche avec ses propres mots, et les façons de penser qu'il partage avec ses contemporains. L'historien part donc de ses propres questions, inévitablement anachroniques, pour chercher des réponses, mais ces réponses modifient elles-mêmes les questions, de sorte que, dans un jeu dynamique d'allers et retours, s'affine peu à peu la possibilité de parvenir à l'interprétation des sources en reconstruisant les modes de pensée des individus et des sociétés des époques analysées, si différentes des nôtres. Mais il précise bien que cela reste une interprétation, c'est à dire que même parvenu à restituer les réponses apportées par les documents, il doit garder à l'esprit qu'il y a toujours un travail de traduction. Il est donc important de maintenir la tension entre les questions et les réponses, nos mots et les leurs. Ce que l'historien a élaboré pour tenter de penser le passé peut servir de modèle pour aider à franchir les distances qui séparent aujourd'hui les genres, les cultures, les nations etc. au niveau mondial. Carlo Ginzburg dans le déroulement de ce fil réflexif ne cesse de rayonner vers les autres sciences humaines, s'enrichissant de cette ouverture constante aux disciplines elles aussi confrontées aux nécessités de l'enquête et de l'interprétation : la linguistique et l'anthropologie qu'il donne en exemple de cette rigueur méthodologique, mais aussi la philologie et la littérature. La revue Incidence réunit ici des chercheurs de grande compétence, de sciences humaines, et de critique littéraire, pour dialoguer avec lui à partir des problèmes auxquels ils sont confrontés dans leur propre domaine d'étude.