Les nageurs de la nuit. Fiction autobiographique de Jean G.
Mora José Manuel ; Ferré David
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EAN :9791094225028
Au sein d'un univers aquatique, les Nageurs de la nuit forment un Ordre secret, constitués d'hommes et de femmes écorchés, délaissés et souffrants. Tous cohabitent autour d'un lien qui les rassemble, celui de la solitude, de la violence, mais aussi celui de la joie. Ils forment une communauté unie mais secouée par l'effondrement de ses représentations habituelles. Damnés de l'amour, ils apparaissent telles des voix fragmentées, résonnants en un chour contemporain. Les personnages deviennent le portrait d'un monde malade et morcelé, dans lequel l'innocence ne trouve plus sa place. Le sujet intime défie le politique tandis que le corps politique s'insinue dans l'intime. Dans la relation littéraire que l'auteur entretient avec le plateau, la littérature se situe dans le sillon des auteurs sud-américains, placée entre un langage métaphorique et une parole exclue de la réalité. La scène devient un lieu d'expérience poétique, dans lequel le temps et l'espace semblent flottants, à l'image de la déstructuration formelle du texte. L'écriture de Mora met en tension le spectacle incessant que chacun des personnages donne de soi au monde, mais aussi le moi déchiré des individus modernes.
Nombre de pages
55
Date de parution
06/10/2016
Poids
110g
Largeur
148mm
Plus d'informations
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EAN
9791094225028
Auteur
Mora José Manuel ; Ferré David
Editeur
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Largeur
148
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20161006
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55,00 €
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L'Iliade, une épopée latine écrite entre 1183 et 1190 par un clerc anglais du nom de Joseph d'Exeter, neveu de l'archevêque Baudouin de Cantorbéry auquel il dédie son ?uvre, mérite de retenir l'attention à plus d'un titre. Elle offre d'abord un témoignage éclairant sur la réception qui est faite de l'Antiquité par un clerc latinisant très cultivé, en cette deuxième moitié du XIIe siècle qui a vu apparaître les premières " mises en roman ", c'est-à-dire les premières adaptations en français d'?uvres latines. Il n'est pas impossible que l'Iliade ait été conçue comme une réponse au Roman de Troie de Benoît de Sainte-Maure, rédigé vers 1165, qui s'efforçait de mettre l'histoire et la culture antiques à la portée d'un public chevaleresque. Les deux ?uvres partent en effet du même texte, l'Histoire de la destruction de Troie de Darès le Phrygien (De excidio Troiae historia), un texte apocryphe du VIe siècle qui jouissait d'une grande autorité parce qu'il était censé avoir été écrit par un ancien combattant de la guerre de Troie. Et l'épopée de Joseph s'oppose au roman de Benoît sur bien des points : au didactisme simplificateur de Benoît, Joseph oppose une remarquable connaissance de l'histoire et de la mythologie antiques qui s'exprime sous une forme codée, par le biais de périphrases et d'allusions ; à l'optimisme de Benoît, qui cherche des modèles dans les héros antiques, il oppose le pessimisme d'un monde désenchanté dominé par la mort, les vices des humains et les jeux de la Fortune. Il parvient ainsi - et c'est là le deuxième intérêt de l'Iliade - à produire une ?uvre d'un esthétisme raffiné, stylistiquement dominée par l'influence des poètes Stace et Claudien, une ?uvre dont certains passages (par exemple, le récit de la chute de Troie) sont d'une grande intensité et témoignent d'une très belle réussite poétique.