Le pouvoir des bons mots. faire rire et politique à Rome du milieu du iiie siecl. Faire rire et poli
Montlahuc Pascal
ECOLE ROME
37,00 €
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EAN :9782728313662
Ce livre reconstitue les mécanismes humoristiques de la vie politique romaine, entre la seconde moitié du IIIe s. a. C. et la fin du principat de Domitien, dans le but de montrer les adaptations du risum mouere face aux changements politiques et sociaux intervenus durant cette période. Il s'agit de dépasser une lecture centrée sur le rire de l'homo urbanus et du bon orateur, proposée par Cicéron et Quintilien, pour lui préférer une lecture historicisée et combinatoire qui considère les orateurs, les traits d'esprit, les auditoires et les causes politiques comme un tout à l'agencement variable de ce que les Modernes nomment l'"? humour politique ? ". Scrutant les divers contextes politiques de cet humour (les procès, le Sénat, les contiones, le Forum, la campagne militaire ou la rue), cette recherche souligne le passage, selon des rythmes syncopés résultant d'un repli de la causticité aristocratique face à César mais qui perdure à l'époque triumvirale, d'un "? faire rire ? " frontal articulé autour du succès oratoire vers un humour fondé sur l'anonymat des correspondances, des graffitis ou des chants du triomphe. La dernière partie de l'ouvrage, centrée sur le premier siècle du Principat, part de l'opposition établie par des sources souvent pro-sénatoriales entre les "? bons princes" et les "? tyrans ? " afin de montrer que, ne se limitant pas à refuser ou à accepter le rire politique selon son degré de dangerosité directe pour leur autorité politique, les princes utilisèrent le rire à leur profit, entretenant par là une "? inaccessible accessibilité? " au fondement d'une forme de charisme singulière qui permit l'aboutissement de la "? Révolution romaine ? ".
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
510
Date de parution
29/11/2019
Poids
843g
Largeur
163mm
Plus d'informations
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EAN
9782728313662
Titre
Le pouvoir des bons mots. faire rire et politique à Rome du milieu du iiie siecl. Faire rire et poli
Auteur
Montlahuc Pascal
Editeur
ECOLE ROME
Largeur
163
Poids
843
Date de parution
20191129
Nombre de pages
510,00 €
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Fondé sur une utilisation adaptée du concept wébérien de charisme, ce livre interroge un système situé à mi-chemin entre le respect des normes républicaines et la construction d'une monarchie liée à la domination charismatique de l'empereur romain. Il s'agit de considérer l'attitude de princes qui construisaient leur charisme de monarque en agissant comme des citoyens "normaux" ou en adoptant des comportements hérités de la République plus le prince s'abaissait, plus il s'élevait, et plus il s'élevait, plus il devait s'abaisser. S'il veillait à entretenir une telle dynamique, il était loué comme un bon monarque parce qu'il était un bon citoyen et réciproquement. L'analyse de ce paradoxal "monarque républicain" met en évidence les pratiques du primus inter pares (premier entre ses pairs) et du civilis princeps (prince citoyen), à l'origine d'un charisme différent selon que le prince interagissait avec les primores Vrbis ou avec le reste du populus. Fondée sur une civilitas qui évitait en partie la "quotidianisation" du charisme parce qu'elle réaffirmait périodiquement l'exceptionnalité de l'abaissement impérial, la domination de cet homme à la fois prince et citoyen tirait sa singularité du respect affiché pour les pouvoirs légaux-rationnels et traditionnels au fondement de la cité.
De la fabrique du pouvoir. A quelles conditions peut-on parler du charisme de l'oligarque, du roi, du général, du consul, de l'empereur ? Quelles étaient, dans l'Antiquité grecque et romaine, les modalités concrètes de construction et de mise en scène du pouvoir charismatique ? Afin de répondre à ces questions, cet ouvrage confronte le concept wébérien de charisme aux pratiques politiques antiques afin d'en apporter une nouvelle lecture. En insistant sur l'importance de la rhétorique des émotions, il tente également de comprendre comment un pouvoir originellement révolutionnaire pouvait se "quotidienniser" sans pour autant disparaître.
Résumé : Paul Veyne n'appartient à aucune école et reste un historien inclassable. Son oeuvre majeure, Le Pain et le Cirque, publiée en 1976 et qui lui vaut d'être élu au Collège de France, a marqué la discipline historique. Ses thèses le plus souvent iconoclastes ont toujours suscité le débat. Cet ouvrage entend en explorer toute la richesse (paganisme, Rome, empereurs, hommes du peuple et dieux).
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Résumé : Comment mettre l'intelligence collective des équipes au service de la performance de l'entreprise ? Comment s'appuyer sur les nouvelles générations de salariés qui appellent à un management plus engagé et plus sincère ? Comment créer un climat favorable à la communication et à l'échange véritable en entreprise ? Fruit d'une expérience de quinze ans et fondé sur des témoignages, cet ouvrage propose une méthodologie efficace pour générer une parole de vérité dans les équipes et la diffuser à la culture de l'entreprise avec, à la clé, des pratiques collaboratives et une organisation plus performante. Après avoir compris les blocages et obstacles qui s'opposent à l'instauration de la vérité au sein des équipes, vous découvrirez les huit principes qui président à la mise en oeuvre efficace d'une démarche de vérité, puis les étapes à suivre pour libérer la parole. Pratique et ludique, cet ouvrage délivre les conseils et une méthode indispensable pour enclencher de nouvelles postures managériales où la parole libre est source d'intelligence collective.
Le déploiement désordonné de la cruauté infernale semble rétif à toute mesure et à toute chronologie. Il s'agit pourtant, dans cet ouvrage, d'historiciser les conceptions et les représentations de l'enfer. Le livre montre que l'importance des représentations infernales ne cesse de s'accentuer au cours de la période étudiée. On ne bascule pas dans le "christianisme de la peur", car l'enfer s'inscrit toujours dans une séquence et le faire peur n'est que le point de départ d'un faire agir. L'image de l'enfer invite à se libérer de la faute qu'elle fait voir, grâce aux moyens de salut offerts par l'Eglise. L'analyse de plusieurs centaines d'oeuvres permet de situer au Camposanto de Pise, dans les fresques de Buonamico Buffalmacco, l'épicentre d'une mutation décisive. S'impose alors un compartimentage des lieux infernaux et une logique pénale prenant pour base principale le septénaire des péchés capitaux. C'est le signe d'une recherche accrue d'efficacité, en rapport étroit avec la pratique de la confession. Dès lors, la figuration de l'enfer est à la fois une incitation à avouer ses fautes et une préparation à l'examen de conscience dont elle anticipe la forme.
En combinant une histoire sociale de la région à une anthropologie historique du christianisme moderne, cet ouvrage constitue une introduction à l'histoire des chrétiens du Proche-Orient à partir du XVIIe siècle. Il offre des clés pour saisir leur situation concrète et légale dans l'islam et dans le régime politique ottoman. Il met en lumière la proximité structurelle des chrétiens avec leur entourage musulman, mais il démontre aussi la nécessité d'une réflexion sur l'organisation interne des Eglises et des communautés. L'ouvrage porte également sur les conditions de la rencontre et de l'interaction entre les chrétiens locaux et le catholicisme moderne. Terre Sainte, Croisade et Réforme de l'Eglise forment le cadre idéologique et spirituel dans lequel se déploie l'activité missionnaire sur le terrain, selon des méthodes qui s'apparentent à celles des missions en direction des catholiques européens, et s'adaptent mieux aux dissidents de l'islam qu'aux sunnites. A travers le développement de l'enseignement et de l'alphabétisation, ou la constitution de confréries, émerge progressivement un catholicisme oriental, différencié de l'orthodoxie et de l'islam, et caractérisé par une mentalité dévote, une mort "christianisée", un nouveau culte des saints, une pratique matrimoniale transformée.
L'établissement de la domination romaine sur le monde grec ne relève pas seulement de l'histoire politique et militaire, mais aussi d'une histoire culturelle qui conduira à la mise en place d'un véritable empire bilingue. Centré sur la période allant de 200 à 85 av J-C, cet ouvrage aborde les thèmes suivants : la liberté des Grecs dans la propagande romaine et l'écho qu'il rencontra ; la réflexion sur la conquête et l'empire de Rome menée par les historiens et les philosophes grecs ; le contenu des messages que les Grecs adressèrent tant aux Romains qu'à leurs compatriotes ; la signification politique et proprement culturelle du philhellénisme de certains aristocrates romains.
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