Retraites, famille et immigration en France et en Europe
Montenay Yves
L'HARMATTAN
17,50 €
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EAN :9782296014640
La campagne électorale en France remet sur le tapis le problème des retraites : diminution pour les uns, privilèges pour les autres. Dans le reste de l'Europe, il est bien pire. Dans une génération, il y aura 58 millions de seniors de plus Mais 53 millions d'adultes en moins pour les nourrir. Voici 30 ans qu'on voit venir le problème, mais tous les responsables (politiques, syndicalistes, patrons des caisses de retraite) nous avaient juré que les cotisations permettraient automatiquement de s'arrêter à l'âge prévu et d'avoir le niveau de vie promis. C'était faux ! Ces adultes qui manquent, ce sont les enfants que nous n'avons pas eus. Pourtant, des " experts " se moquaient de ceux qui s'en souciaient. Pour des raisons idéologiques, une désinformation systématique a eu lieu (nous en donnons les exemples les plus navrants) jusqu'à ce que l'évidence s'impose. Mais c'est bien tard pour sauver les retraites, et la " réforme " (ou plutôt la gestion ordonnée de la faillite) est encore très incomplète. Et l'on n'ose pas toucher aux plus privilégiés. Après avoir rappelé la catastrophe qui se dessine, ce livre en étudie les remèdes : politiques familiales et travail des seniors. Et bien sûr, l'immigration qui peut être la meilleure ou la pire des choses. Nous analysons les données et sentiments contradictoires qui empoisonnent cette question.
Nombre de pages
180
Date de parution
01/10/2006
Poids
250g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296014640
Titre
Retraites, famille et immigration en France et en Europe
ISBN
229601464X
Auteur
Montenay Yves
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
250
Date de parution
20061001
Nombre de pages
180,00 €
Disponibilité
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On nous répète que " les pauvres sont toujours plus pauvres, et les riches toujours plus riches ". Nous serions coupables d'avoir colonisé hier et de piller aujourd'hui. Il faudrait donner le pouvoir et les cordons de la bourse à des organisations " démocratiques ", où la majorité serait entre les mains de dictateurs, de fanatiques ou d'affameurs et pourrait enfin liquider ce libéralisme qui serait la source de tous les maux. Tout cela ne résiste pas à l'examen. Le développement, c'est simple : il suffit de s'inspirer de ce qu'a réussi l'Occident, comme l'a fait le Japon depuis cent ans, les " dragons " depuis cinquante ans, et comme le font deux milliards d'hommes depuis dix à trente ans. C'est exactement le contraire de ce qu'on nous prêche. On sait également très bien pourquoi deux autres milliards d'hommes restent piégés dans la pauvreté. Mais ce qui intéresse certains idéologues, c'est d'utiliser cette pauvreté comme argument contre cette société occidentale qui leur fait horreur, en oubliant qu'elle les protège et les nourrit. Leurs fables ne font qu'appauvrir le Sud en prétendant le défendre. Les aides massives réclamées comme un dû découlant de notre " culpabilité " ne serviront qu'à enrichir des autocrates : le développement n'est pas une question d'argent.
Depuis quatorze siècles, et particulièrement depuis les attentats de ces dernières années, une vue très critique des Musulmans s'est développée en Occident. Et réciproquement. Beaucoup d'Occidentaux voient les Musulmans empêtrés dans leur archaïsme et rattrapés par la modernité, d'où leurs réactions violentes, mais vouées à l'échec. Beaucoup de Musulmans répondent qu'ils sont croyants et qu'analyser leur foi, c'est déjà les attaquer. Vu d'Occident, cette réaction est irritante (on étudie bien le catholicisme), mais à la rigueur compréhensible. Le problème est que certains sacralisent de simples rites sociaux, veulent les imposer, et considèrent comme hostile ou impie toute idée différente. Ils se sentent agressés et dénoncent une animosité croissante envers l'Islam. On voit donc l'importance des regards réciproques et la nécessité de leur analyse. Il nous faut donc revisiter l'histoire, car, vraie ou fausse, c'est elle qui structure la vision du monde et donc la réaction à " l'Autre ". Nous n'entrons donc pas dans le domaine de la foi : il ne s'agit pas de parler de l'Islam mais des Musulmans, ces hommes et ces femmes qui sont nos voisins, du Maroc à l'Iran.
On nous dit : " Soyons moderne, parlons anglais " ou " Le français, c'est dépassé ". On entend aussi, plus rarement, " On n'a jamais autant parlé français dans le monde ". Qui croire ...Notre langue a triomphé avec Versailles et les Lumières, mais subit rudement le choc de l'Amérique et de la mondialisation. La bataille est-elle perdue ? Ce livre rappelle une histoire mouvementée, fait le tour du monde des fidélités, des avancées et des reculs et décrit l'action des officiels et des militants. Deux grands champs de bataille apparaissent- les entreprises, bien connues par l'auteur qui en a dirigées aux États-Unis et sur tous les continents ;- l'Afrique, de l'Algérie, où le français a miraculeusement tenu bon, jusqu'au fond du Congo, car c'est là qu'il y a les gros bataillons... mais aussi les gros problèmes.Finalement, la mondialisation profite à l'anglais, mais aussi au français. Et d'immenses progrès sont possibles si le travail et le dévouement des étrangers qui défendent mieux que nous notre langue cessent d'être bridés par nos travers étatiques et bureaucratiques. Merci aux Québécois, aux Acadiens, aux Libanais, aux Mauriciens et à tous les Africains !
Dans un monde marqué par une profusion grandissante d'acteurs, les stratégies linguistiques opèrent un retour en force. Des travaux académiques viennent désormais éclairer la stratégie de la langue anglaise au XXe siècle, émergeant dès 1931 avec la création du Commonwealth. D'autres aires linguistiques ont défini et appliqué un ou plusieurs éléments de stratégie autour de la diffusion de leur langue. Un examen approfondi de l'action de l'OIF, autorité représentative des pays ayant la langue française en partage, montre qu'il n'a jamais été question d'une stratégie dédiée à la langue française. Sous peine de se voir imposer la ou les volontés d'autres aires linguistiques, la langue française a vivement intérêt à définir une politique qui lui serait propre, forte et équilibrée. La matière existe, l'histoire et les traditions existent, la masse démographique critique existe, les échanges économiques existent. Il manque seulement une partition pour mettre en musique toutes ces forces éparses. C'est une humble proposition de partition qui est présentée dans ce livre. Elle n'a pour autre ambition que de faire réfléchir et inspirer son lecteur. Une partition n'a de sens que si elle est structurée et repose sur des accords. C'est le même constat pour la francophonie : elle ne peut éclore et se développer que si elle prend en compte des invariants : ceux de la politique, ceux de l'économique, ceux de la démographie, ceux de la linguistique et ceux de la stratégie. Comme l'écrivait Léopold Sedar Senghor : "la francophonie existe, il faut l'organiser". Organisons-là !