Jean-Paul Sartre (1905-1980), philosophe, écrivain, dramaturge et grande figure de l'intellectuel politique, aura profondément marqué le XX siècle. Penseur de la liberté et de son envers, l'aliénation, de l'engagement et de la responsabilité, du pour-soi et de l'en-soi, de la conscience et du monde, du sujet et d'autrui, de la morale et de la mauvaise foi, du groupe en fusion et de la série, de la totalité et de l'Histoire, il est une voix originale de la Phénoménologie. Pour Sartre, l'homme est tout entier libre et responsable de ses actes, sans excuse, et tout entier aliéné, parce qu'il est conscience de monde, position de soi dans une certaine situation - qui n'a de sens que pour une conscience libre. On se propose ici de parcourir son ?uvre difficile et dense, de la Transcendance de l'Ego à L'idiot de la famille en passant par l'Être et le néant et Morale et Histoire, notamment. D'abord, la vie politique de Sartre pour dégager la cohérence de ses engagements. Ensuite, sa philosophie de la liberté, la découverte des philosophies de Husserl et de Heidegger, puis l'invention proprement sartrienne, la voie transphénoménale, qui permet de repenser le rapport de l'homme au monde avec le concept de cogito préréflexif, au croisement de la problématique de la liberté et de l'aliénation. Puis on restitue sa compréhension de la genèse d'une société, de l'Histoire et de ses conditions de possibilité, la force des conditionnements mais aussi la marge d'action de toute liberté. Vient après l'histoire d'une liberté en particulier, celle de Gustave Flaubert. A la suite, on traite de la morale et du sens qu'elle peut avoir pour une philosophie de la situation. On s'intéresse enfin au Sartre théoricien de la littérature, du théâtre et des arts.
Nombre de pages
285
Date de parution
04/04/2008
Poids
350g
Largeur
135mm
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EAN
9782251760582
Titre
Sartre
Auteur
Monnin Nathalie
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
135
Poids
350
Date de parution
20080404
Nombre de pages
285,00 €
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Même si nous n'en avons pas tout à fait conscience, nous nous représentons la vérité comme ce qui ne change pas. Ce que nos parents nous ont dit, ce que nos amis nous disent, nous y croyons - peut-être parce que le désir de croire à la vérité, tellement sécurisant, est plus fort que l'acceptation du changement. On a cependant bien souvent changé de vérités au cours de l'histoire, tant scientifiques, politiques, morales que dans nos simples existences. Ainsi, loin que la vérité se confonde avec une sorte d'éternité qui copierait la réalité, ne faut-il pas lui accorder un caractère historique, en ce qu'elle serait, comme nous tous, soumise au temps et à son élaboration ? Cette méditation sur la vérité invite à un exercice de désillusion : se déprendre de notre désir de vérité pour accepter la réalité non telle qu'on la voudrait, immobile et rassurante, mais telle qu'elle est : en changement perpétuel, imprévisible et imprédictible. Exercice contre-nature, certes, mais essentiel pour vivre dans le bon sens : celui d'une temporalité créatrice.
À travers le mythe de Prométhée, Platon racontait comment les hommes, pourvus des arts et du feu, se seraient entretués si Zeus n'était intervenu pour leur donner le sens de la justice (dikê) et de la retenue (aidos). Au moment où, dans notre démocratie, la parole semble dévoyée plus que libérée, on peut comprendre ce que Platon entendait par cette retenue et s'étonner de l'éternel recommencement qui semble être le lot des passions humaines. Comment savoir, en effet, de toutes les passions et opinions qui traversent notre temps, lesquelles il faut retenir comme justes et dignes ? L'intuition fondamentale de Platon, au-delà des apparences, est toujours d'actualité. C'est peut-être cela, le moteur qui fait entrer en philosophie : le pressentiment qu'il y a quelque chose à comprendre de plus que ce qui se présente à nous. Se reconduit alors le legs du dialogue platonicien, héritage inépuisable : penser avec les autres, c'est-à-dire, prendre la mesure, cultiver le juste et la retenue. Ce recueil s'inscrit dans cette filiation.
Les Belles Lettres regroupent dans ce somptueux coffret réalisé par Benjamin Van Blancke les deux volumes d'Isaac Asimov consacrés à l'histoire romaine, de sa fondation à sa chute. C'est sa fascination pour l'histoire du grand Empire romain qui inspira Asimov pour construire son Empire galactique dans le Cycle de Fondation, oeuvre qui s'est rapidement imposée comme un classique et comme une référence de la littérature de science-fiction. Dans La République romaine, Asimov retrace l'épopée d'une petite tribu qui a bâti en l'espace de 500 ans, grâce à son audace et à son ingéniosité, l'une des civilisations les plus brillantes de l'histoire : Rome. De la fondation légendaire par Romulus à l'avènement d'Auguste, Asimov dresse, grâce à sa maîtrise parfaite de la narration, un tableau limpide de cette époque fascinante. Chaque chapitre s'ouvre sur l'une des superbes illustrations de Benjamin Van Blancke, et immerge tout entier le lecteur dans cette « suite extraordinaire de triomphes et de désastres, de faits de bravoure au combat et de bêtise dans la paix, d'intrigues sordides et d'idéalisme glorieux » (Isaac Asimov). Dans le second et dernier volume consacré à l'histoire romaine, Isaac Asimov guide ses lecteurs à travers les quatre siècles durant lesquels Rome assura son hégémonie sur le monde occidental, apportant la paix à une centaine de millions de personnes. L'Empire romain reprend le récit là où La République romaine l'avait laissé, à l'avènement d'Auguste et au début du principat, et couvre toutes les lignées d'empereurs jusqu'aux royaumes germaniques et à la victoire de Clovis à Soissons, qui marque la fin de la tradition romaine, 1239 ans après la fondation de la Ville par Romulus. Se plaçant en chroniqueur lucide, Asimov, au moyen d'anecdotes savoureuses et d'apartés, relie la « grande » histoire, celle des batailles et des dirigeants, à la « petite », celle du quotidien et des masses anonymes. Ce volume est, comme le précédent, illustré par les majestueux dessins de Benjamin Van Blancke.
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Comnène Anne ; Frankopan Peter ; Leib Bernard ; Ki
Non, je n'écris pas cela par complaisance pour mon père. Je l'affirme, toutes les fois que je vois mon père se tromper, et je m'attache à la vérité. XIV, 7, 3
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