Esclaves de la canne à sucre. Engagés et planteurs à Nossi-Bé, Madagascar 1850-1880
Monnier Jehanne-Emmanuelle ; Joly Vincent
L'HARMATTAN
28,50 €
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EAN :9782296009745
1848 : la fin de l'esclavage ? Le décret d'abolition a-t-il véritablement fait disparaître cette pratique dans les colonies françaises ? Si la portée hautement symbolique de ce texte est acquise, son efficacité réelle et immédiate laisse dubitatif. Le sort réservé aux engagés africains dans la seconde moitié du XIXe siècle reste souvent trop proche de celui des esclaves et les mentalités évoluent trop lentement pour que l'on puisse considérer 1848 comme une rupture définitive ou irréversible. Aux confins du domaine colonial français, dans l'Océan Indien, la petite île de Nossi-Bé fait partie de ces territoires marginalisés par l'administration mais situés au cœur d'une zone traditionnelle de traite des Noirs. Colonisée par des tenants du profit sans scrupule, Nossi-Bé se révèle un lieu propice à la poursuite de la traite et de l'esclavage et développe ainsi une société de plantation originale et paradoxale, d'un conservatisme criminel et pourtant avide de certains progrès. Ile sucrière comme tant d'autres, Nossi-Bé se distingue néanmoins par son organisation sociale d'un autre âge. La vie quotidienne, les espoirs et la conception du monde de ses habitants, qu'ils soient planteurs ou engagés, y prennent un caractère singulier. Ce livre propose une approche d'une réalité trop souvent oubliée, en considérant aussi bien les engagés africains que les planteurs sucriers. Un jalon supplémentaire et remarquablement documenté dans notre connaissance de l'esclavage et de la colonisation française.
Nombre de pages
310
Date de parution
01/11/2006
Poids
325g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296009745
Titre
Esclaves de la canne à sucre. Engagés et planteurs à Nossi-Bé, Madagascar 1850-1880
ISBN
2296009743
Auteur
Monnier Jehanne-Emmanuelle ; Joly Vincent
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
325
Date de parution
20061101
Nombre de pages
310,00 €
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Ce livre a pour objet de mettre en lumière l'évolution de l'exploration scientifique durant le xixe siècle en France, en s'appuyant à la fois sur l'histoire des sciences, l'histoire coloniale et l'histoire culturelle. Le parcours d'Alfred Grandidier se révèle caractéristique d'une époque charnière au cours de laquelle l'héritage de la science des Lumières est encore tangible tandis que sont déjà à l'uvre les principes de la science coloniale qui s'épanouira au xxe siècle. C'est pourquoi la carrière d'Alfred Grandidier offre une voie d'entrée commode dans l'univers de l'exploration scientifique au xixe siècle, de l'Amérique du Sud à Madagascar en passant par l'Inde. Dans une vision historique renouvelée, cette étude insiste notamment sur la formation des explorateurs, sur les aspects matériels et quotidiens des expéditions, mais aussi sur la construction de la carrière et de l'image du savant voyageur, jusqu'à son legs intellectuel.
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Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
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