On ne se devient qu'au travers l'épreuve, et il en fut ainsi : la mort emporte son fils. Quant à lui, il demeure abandonné au bord d'une tombe, l'esprit égaré de chagrin. C'est au-dessus du vide, dessus ce trou dans la terre qu'il entreprend son voyage initiatique : la pierre se taille, la pensée se forme. L'enfant défunt semble ne l'avoir jamais quitté, sa révélation devient présence. C'est de lui que vient la vision d'un fil d'Ariane tendu entre terre et ciel dont il tente de se saisir. Une nouvelle dimension dévoile ses promesses : rien n'est le fruit du hasard. C'est ainsi que naît la conviction que son fils est devenu ange, qu'il le protège et l'accompagne dans sa réflexion. La souffrance lui a permis de voir plus loin, de découvrir ce qui tentait de se dissimuler : la lumière de l'âme et, sur elle, les spectacles qu'elle offre.
Nombre de pages
90
Date de parution
02/02/2016
Poids
125g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343084497
Titre
Il ne faut pas faire pleurer les anges
Auteur
Monget Félix
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
125
Date de parution
20160202
Nombre de pages
90,00 €
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Lui, il rêvait de voyages. Il s'en était allé visiter le monde. Il voulait voir de quoi il était fait. Beaucoup plus tard, l'odyssée s'achève. Il a creusé la terre du sillon de ses pas et fait moisson de trésors. Il a parlé aux vivants et reçu leur enseignement. Un bras posé sur l'épaule de l'étranger, leurs regards se sont croisés. Ainsi naît le sentiment de la fraternité qui éteint la frayeur, qui nourrit l'esprit et le coeur.
Elève face au maître, l'esprit s'éveille. Il ânonne et récite ce que demain il comprendra. Se perdant souvent il apprend le chemin, ce qui donnera raison à son discours que rien ne se soit produit qui n'eut de sens caché, un bénéfice à escompter. Avant d'être expertes, ses mains malhabiles seront milles fois blessées. Pourtant ce sont ces mains qui échafauderont ce qui sera son palais. A ce moment, en cet endroit de la réflexion, qui de nous ne se sera arrêté pour tenter de déchiffrer le mystère du karma, rappeler quelques souvenirs comme fil d'Ariane en guise d'explication avec soi-même ?"
Cousu de cicatrices, le chat réapparaissait de trop longues guerres. Gueule cassée, la bestiole s'était expliquée avec le ciel. Pour achever de l'enlaidir, un oeil manquait à sa triste figure. La divine providence l'avait fait borgne afin de l'empêcher de trop en voir. Bout de sa route, l'ignare invétéré n'avait rien appris en chemin. Il ne lui restait que le mince espoir qu'un aussi fou que lui témoigne compassion à ses regrets et lui accorde le pardon. Ca l'aiderait certainement à quitter l'arène. Remontant de l'oubli, il retrouvait l'ancien goût de son premier lait et l'amertume qui avait coulé entre ses lèvres. Hier encore, il se voyait assis sur un tas de cailloux près d'un feu qui brûlait la nuit, dernière sentinelle d'un temps qui finissait. De la vie à la mort et des questions qu'on se pose, ces chroniques étaient aussi vieilles que le monde, partagées par ceux et celles qui étaient descendus ici-bas.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...